Note : 4 sur 5.

Peut-on épouser un inconnu ? Ce n’est pas l’avis de Silvia, promise à un certain Dorante qu’elle n’a jamais vu. Avant d’accepter ce mariage, elle décide donc de tester son prétendant sans se faire connaître : elle prendra l’identité et les attributs de sa servante Lisette, pendant que celle-ci se fera passer pour Silvia. Mais ce qui était une bonne idée se transforme en situation cocasse, puisque Dorante a lui aussi échangé les rôles avec son serviteur. L’entrevue des deux valets subitement élevés au rang de maîtres laisse présager de savoureuses répliques, mais pourra-t-elle changer la donne amoureuse de la pièce ? Rien n’est moins sûr, à moins que derrière les travestissements, l’amour ne finisse par reconnaître les siens…

Je n’ai fait qu’une faute, c’est de n’être pas parti dès que je t’ai vue.

Le théâtre me plaisant particulièrement, j’ai voulu commencer le mois avec un pièce de Marivaux qui a réussi à me faire passer un bon moment même si je n’ai pas été vraiment convaincue au final.

L’idée d’inverser les rôles entre maîtres et domestiques a été une très bonne idée, et donne le parfait effet comique. Les deux prétendants ne veulent pas d’un mariage arrangé sans connaitre qui est l’autre réellement. Ils vont donc imaginé le même stratagème : faire passer leurs domestiques pour eux fin de connaitre dans l’ombre le vrai caractère de leur promi(se). Si j’ai grandemet apprécié l’idée, j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose, peut-être davantage d’actes (il n’y en a que trois). En tout cas, je n’ai pas réussi à être entièrement dans l’histoire, je suis restée en retrait.

J’ai sûrement trouvé que les choses allaient trop vite, surtout pour ce qui est des relations entre les personnages. J’ai beaucoup aimé les échanges entre Silvia et Dorante et j’aurais apprécié en avoir davantage avant le dénouement final. Le valet Arlequin et la servante Lysette restent un peu trop dans l’ombre et leur conclusion m’est apparu trop vite, j’avais l’impression d’avoir raté un épisode. Mais à part ça, l’écriture est très bonne, les éléments comiques présents sont bien amenés avec les différents personnages, surtout avec ceux qui tiennent les ficelles. C’est sûrement une pièce de théâtre que j’oublierai vite mais j’ai néanmoins apprécié la découvrir.

Mon coeur est fait comme celui de tout le monde. De quoi le vôtre s’avise-t-il de n’être fait comme celui de personne ?

Une pièce comique en demi-teinte, qui, pour moi, manquait d’approfondissements. Les choses se passent trop vite et dû à cela, je n’ai pas forcément trouvé la conclusion de certains points de l’histoire crédible.

Du même dramaturge

  • Arlequin poli par l’amour (1720)
  • La Double Inconstance (1723)
  • L’Île des esclaves (1725)
  • Les Fausses Confidences (1737)

8 commentaires sur « Le Jeu de l’amour et du hasard, Marivaux »

  1. Je ne m'en souviens pas en détail mais par contre, je me rappelle avoir bien aimé cette lecture au lycée. Et effectivement, on l'oublie quand même assez vite. 😉

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