Note : 4 sur 5.

Jeune paysanne innocente placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d’Urberville, un de ses jeunes maîtres. L’enfant qu’elle met au monde meurt en naissant. Dans la puritaine société anglaise de la fin du XIXe siècle, c’est là une faute irrémissible, que la jeune fille aura le tort de ne pas vouloir dissimuler. Dès lors, son destin est une descente aux enfers de la honte et de la déchéance.

Savez-vous que j’ai subi les trois quarts de cette peine rien que pour le dernier quart ?

Après Les Hauts de Hurle-Vent, me revoilà avec un autre classique de la littérature anglaise du XIXème siècle : Tess d’Urberville. Et même si j’ai bien apprécié cette histoire, j’ai eu quelques réserves.

Tess Durbeyfield, faisant partie d’une famille paysanne, va faire la rencontre de sa famille lointaine et beaucoup plus aisée, les d’Urberville. Son cousin Alec va la séduire pour l’abandonner peu de temps après, la laissant enceinte hors mariage. Même si l’enfant ne va pas survivre plus d’une semaine, cette histoire va suivre Tess pendant toute sa vie et va lui porter malheur jusqu’à sa fin.

Comme avec Emily Brontë, cette histoire est encore loin d’être joyeuse ! L’héroïne ne connaîtra jamais le bonheur à long terme et devra faire face à ses péchés. J’ai beaucoup apprécié ce personnage fort, indépendant et moderne. Elle est prête à s’en sortir coûte que coûte malgré les énormes embûches sur son chemin. Comme Alec D’Urberville qu’on ne peut pas réussir à apprécier, je l’ai trouvé abject. J’ai évidemment préféré Angel qui va devoir faire face au passé de Tess. Il ne prendra pas toujours les bonnes décisions mais essaye tout de même. Toute la vie de Tess et Angel sera marquée par des actes manqués, ce qui ne rend pas moins belle leur histoire.

Par contre de nombreuses longueurs qui ont plombé parfois ma lecture, et aussi le fait que l’auteur sous entende des événements sans vraiment les dire concrètement. Ça m’a fait plusieurs fois relire certains passages pour voir si je n’avais pas louper quelque chose. Mais à part ça, j’ai bien apprécié l’écriture de Thomas Hardy plutôt moderne.

Mais sous cet extérieur inexpressif, presque sans vie, se cache le souvenir d’un être palpitant qui a trop bien appris, en si peu d’années, l’inanité des choses, la cruauté du désir brutal et la fragilité de l’amour.

Même si le tout a l’air fataliste, nous sommes face à une belle histoire avec des personnages modernes et forts, notamment l’héroïne.

Du même auteur

  • Le Retour au pays natal (1878)
  • Le Maire de Casterbridge (1886)
  • Jude l’Obscur (1896)
  • La Bien-Aimée (1897)

4 commentaires sur « Tess d’Uberville, Thomas Hardy »

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