Note : 3 sur 5.

Afin de connaître qui, de l’homme ou de la femme, fut à l’origine de l’infidélité, le prince d’un royaume imaginaire se livre à une bien curieuse expérience. Quatre enfants, deux garçons et deux filles, sont élevés loin de toute civilisation, en des maisons séparées, de sorte qu’ils ne se sont jamais vus. 18 ans ont passé, et le rideau se lève :  » On peut regarder le commerce qu’ils vont avoir ensemble comme le premier âge du monde ; les premières amours vont recommencer, nous verrons ce qui en arrivera « … La dispute et L’île des Esclaves, comédies en un acte parmi les plus abouties du répertoire de Marivaux, nous font entrevoir toute la modernité d’une langue triomphante unissant le cœur à l’esprit.

Ayant bien apprécié mais sans plus Le Jeu de l’amour et du hasard, j’ai voulu découvrir une autre pièce de ce dramaturge : L’Île des esclaves. Surprise : dans cette édition, j’en ai deux pour le prix d’une ! Mais ça ne m’a pas favorisé la lecture..

J’ai eu peur de m’énerver un grand coup en lisant La Dispute. Un prince veut faire une expérience en séparant quatre êtres humains, deux hommes et deux femmes, du monde civilisé où ils vont être éduqués et vont évolués sans connaître l’existence d’autres hommes. L’expérience consiste à savoir lequel de l’homme ou de la femme est le plus prompt à l’infidélité. L’histoire se révèle intéressante, mais si pas assez exploitée à mon goût. On arrive rapidement à une conclusion, et la facilité de celle-ci a failli me faire péter un plomb. Mais au final, l’auteur évite de l’écrire concrètement et ne nous exprime finalement pas vraiment de résultat. Donc, je suis un peu déçue de la rapidité de cette pièce, elle aurait gagnée à être un peu plus étoffée.

Remarque similaire pour L’Île des esclaves que j’ai un peu plus appréciée. Quatre naufragés, deux maîtres et chacun leur valet, arrivent sur une île où les statuts sociaux son inversés, les maîtres deviennent alors les esclaves de leur ancien larbin. Je trouvais l’idée intéressante mais il manquait beaucoup de choses pour que la pièce me plaise. L’auteur lance de très bonnes idées mais ne va pas au bout, ça finit par des conclusions hâtives, et on se demande alors si ça a servi à l’histoire. Il ne développe pas, passe à une chose sans vraiment avoir fini d’exprimer l’autre. Bref, pour moi ce n’est pas vraiment abouti malgré la renommée de Marivaux. Il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées pour en faire des chefs-d’œuvre. 

Le manque de développement et d’approfondissement dans ces deux pièces m’ont déçu. Pour un auteur français aussi connu, je m’attendais à beaucoup mieux, même si l’idée de ses deux pièces sont très bonnes.

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6 commentaires sur « L’Île des esclaves et La Dispute, Marivaux »

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