Note : 4 sur 5.

Issus de la paysannerie enrichie, les Rougon portent en eux l’avidité du pouvoir et de l’argent. Une des branches de la famille, les Macquart, sera marquée par l’hérédité de l’alcoolisme, du vice et de la folie. Le coup d’Etat du 2 décembre 1851 entraîne les Rougon dans la conquête de Plassans, la capitale provençale du roman. La haine de l’empereur pousse Silvère, petit-fils de la matriarche, et Miette, sa femme, dans l’insurrection républicaine. De ces passions et de ces fureurs naîtront cent personnages, et celui, aux mille visages anonymes, de la foule et de la collectivité qui préfigure le XXe siècle./

Selon l’opinion commune, les Rougon-Macquart chassaient de race en se dévorant entre eux ; la galerie, au lieu de se séparer, les aurait plutôt excités à se mordre.

On peut dire que j’ai un rapport particulier avec Zola. J’ai adoré Germinal, bien apprécié L’Oeuvre, mais je me suis profondément ennuyée avec Nana… Donc je me suis demandée : Est-ce que j’arrête avec cet auteur, ou je continue avec un risque de m’ennuyer encore une fois ou de tomber sur une pépite ? Étant en études littéraires, je me dit que ça ne me ferait pas de mal de lire davantage de livres de Zola, comme d’autres auteurs extrêmement reconnu dans la littérature française.

Et tant qu’à me replonger dans la « saga » des Rougon-Macquart, autant commencer par le premier ! La Fortune des Rougon nous amène aux prémices de l’histoire de cette grande œuvre constituée de vingt livres. Le moment où les Rougon et les Macquart se divisent et s’entre-déchirent, une haine qui va se perpétuer au fil des générations.

Adélaïde Fouque est celle par qui tout commence. En se mariant avec Rougon, un jardinier, elle donne naissance à son premier enfant, Pierre Rougon. Mais à la mort de son mari, Adélaïde retrouve un partenaire, le contrebandier Macquart avec qui elle aura deux enfants, Antoine et Ursule. Pierre Rougon, marqué par le désir de cette branche familiale, devenir bourgeois, va tout faire pour mettre à la rue Antoine et marier Ursule. Antoine Macquart, qui lui aussi aura pris les traits principaux de sa branche, est un homme feignant et ivrogne qui se fera entretenir par sa famille jusqu’à ce qu’il fuit son pays.

Voici la première et deuxième génération de ces deux familles. Mais il serait trop long de présenter tous les protagonistes. Après ces quatre-là, les principaux sont évidemment Silvère Mouret, fils d’Ursule qui tombe amoureux de Miette, fille de bandit. Tous les deux vont se battre pour le coup d’État du 2 décembre 1851 et vont vivre malheureusement des événements désastreux.

Ce livre a été une très bonne lecture grâce à ses personnages intéressants et extrêmement bien développés. Zola en fait une parfaite description et les utilise d’une bonne manière. Néanmoins, j’ai été, particulièrement avec ce livre, ennuyée par les longueurs. Maître du naturalisme, Zola décrit tout : les personnages, les lieux, les faits,etc…

Et dû à cela, les trois premiers chapitres ont été pénibles pour moi, car ça n’avance pas du tout. Il nous décrit entièrement Plassans et à cause de cette (trop) longue description, je n’ai pas réussi à rentrer facilement dans le récit. Mais la suite a été pour moi plus attirante. Le récit de ces personnages au temps de la révolution, désirant tous quelque chose de différent, a été très intéressant à suivre. Et malgré les points qui m’ont gêné, j’ai envie de lire la suite, avec La Curée.

On ne fonde une nouvelle dynastie que dans une bagarre. Le sang est un bon engrais. Il sera beau que les Rougon, comme certaines illustres familles, datent d’un massacre.

Une description initiale interminable qui amène par la suite à un récit très bien construit avec des personnages et un contexte attrayants.

De la même saga

  • La Curée (1872)
  • Le Ventre de Paris (1873)
  • La Conquête de Plassans (1874)
  • La Faute de l’abbé Mouret (1975)
  • Son Excellence Eugène Rougon (1876)
  • L’Assommoir (1877)
  • Une page d’amour (1878)
  • Nana (1880)
  • Pot-Bouille (1882)
  • Au bonheur des dames (1883)
  • La Joie de vivre (1884)
  • Germinal (1885)
  • L’Œuvre (1886)

Une bonne histoire sur l’art et sur un couple qui s’intéresse étonnamment bien à l’amitié dans ce groupe artistique.

  • La Terre (1887)
  • Le Rêve (1888)
  • La Bête humaine (1890)
  • L’Argent (1891)
  • La Débâcle (1892)
  • Le Docteur Pascal (1893)

6 commentaires sur « La Fortune des Rougon, Émile Zola »

  1. Zola est un de mes auteurs de prédilection. Tout comme toi, j'ai adoré Germinal. J'avais bien apprécié La bête humaine, et Au bonheur des dames (découvert au collège). Par contre, je n'ai pas lu celui-ci.

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  2. J'ai La bête humaine dans ma bibliothèque mais je ne l'ai pas encore lu. Je n'ai eu la chance de découvrir Zola que depuis mes années de fac et je ne regrette pas, principalement pour Germinal.

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  3. Il faut VRAIMENT que je lise les livres de cet auteur, surtout qu'ils sont dans la biblio familiale (L'Assomoir, Germinal, Au bonheur des dames…). Je ne pense pas commencer par celui-là, parce que je ne l'ai pas, mais lequel me conseillerais-toi pour débuter ? Germinal ?

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  4. Dans les trois que tu possèdes, je n'ai lu que Germinal, mais de tous ceux que j'ai lu de Zola, c’est celui que je conseille. Même s'il y a quelques longueurs, je trouve que pour le moment, c’est le plus immersif et le plus captivant grâce aux personnages intéressants et cette lutte entre ses ouvriers des mines et leurs patrons riches.

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  5. Je suis actuellement en train de lire mon premier Zola, « L'assommoir » (je voulais lire la série dans l'ordre mais je n'avais que celui-ci à disposition). Et bien j'aime beaucoup ma lecture! En ce moment je ne le lis que peu car je suis en période de révisions et examens, je n'ai donc pas bcp de temps à lui consacrer mais j'aime beaucoup la description qu'il fait des personnages, leur psychologie est profonde et j'aime ça 🙂

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  6. Si tu apprécies les descriptions que fait Zola, tu devrais aimer d'autres de ses livres. Je n'ai pas encore lu L'assommoir, j'ai lu cependant les livres où les enfants de Gervaise sont les personnages principaux, Germinal, L'oeuvre et Nana que j'ai tous bien aimé sauf le dernier qui m'a réellement déçue.
    Après je pense pas que c’est important de les lire dans l'ordre. Ils sont assez indépendants. Bonne lecture pendant ta période d'examens 🙂

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