Note : 4 sur 5.

Vérone, au XVIe siècle. Roméo n’a de yeux que pour Juliette qu’il a rencontré à l’occasion d’une fête donnée par le père de celle-ci. Dès lors, plus rien n’a d’importance, ni la rivalité séculaire de leurs familles ni le mariage prochain de la jeune fille. Les deux amoureux, dévorés par la passion, se jurent fidélité et s’unissent en secret, avant d’être séparés par un destin cruel. Quatre jours ont suffi à cet amour violent et tragique pour naître, se consommer, mourir, et se perpétuer : sous la plume de Shakespeare, il est devenu un mythe.

L’amour, un délicat enfant ! Il est brutal, rude, violent ! il écorche comme l’épine.

Je n’avais encore jamais lu de pièces de ce grand dramaturge. Et lorsque j’ai voulu sauter le pas, je ne pouvais que commencer par ce grand classique, que tout le monde connaît sans forcément l’avoir lu, et qui dispose de nombreuses adaptations dans différentes formes d’art. Cette pièce, qui semble être uniquement dramatique, se mêle parfois au comique, ce que j’ai trouvé très surprenant. Beaucoup de choses m’ont particulièrement plu, mais d’autres m’ont quelque peu ennuyé.

Évidemment, comme la plupart, je connais l’histoire tragique de Roméo et Juliette : deux amants issus de deux familles ennemies, les Montague et les Capulet, qui ne pourront alors pas vivre leur amour au grand jour, et qui connaitront une fin terrible. Mais je ne connaissais pas tous les à-côtés, ce qu’il se passe avant cette tirade la plus célèbre de l’oeuvre <> J’ai donc apprécié me plonger dans cette pièce écrite avec un style poétique délicat et agréable. Juliette n’a pas encore connu l’amour, contrairement à Roméo qui est en pleine détresse amoureuse. Mais un seul regard suffira pour que ces jeunes gens tombent amoureux et oublient la haine perpétuelle entre leurs deux familles.

Roméo : …Vos lèvres ont effacé le péché des miennes.
Juliette : Mes lèvres ont gardé pour elles le péché qu’elles
ont pris des vôtres.

Même si l’histoire de ces deux amants est pour le moins tragique, Shakespeare a eu la bonne idée d’apporter une dimension supplémentaire à son œuvre grâce aux personnages secondaires tels que Mercutio et Benvolio qui introduisent un côté comique à la pièce. Le dramaturge prend le temps de donner une réelle importance à tous ses personnages, Roméo et Juliette ne gardant pas toujours toute la lumière sur eux.

Mais, même si j’ai apprécié ce parti pris, j’ai trouvé que certaines tirades prononcées par les personnages secondaires étaient trop longues et pas réellement intéressantes, ne s’appuyant que sur des faits inutiles à l’intrigue principale. Mais c’est bien sûr un jeu que Shakespeare instaure délibérément dans sa pièce, le lecteur s’en rendant compte grâce à l’ennui occasionnel qu’énoncent certains personnages : « Paix, paix, Mercutio, paix. Tu nous parles de riens ! ».

Malgré ces moments de longueur qui m’ont parfois gêné, je n’ai pu qu’apprécier l’histoire de ces deux amants maudits qui perçoivent eux mêmes (inconsciemment) le danger de leur union, par exemple lorsque Roméo se rend au bal des Capulet, découvre Juliette et dit plus tard « Mon âme pressent qu’une amère catastrophe, encore suspendue à mon étoile, aura pour date funeste cette nuit de fête, et terminera la méprisable existence contenue dans mon sein par le coup sinistre d’une mort prématurée. ». Alors même si le public peut encore espérer une fin heureuse entre Roméo et Juliette, il peut se rendre compte que le sort de leur vie était déjà scellé dès leur première rencontre.

il y a plus de péril pour moi dans ton regard que dans vingt de leurs épées : que ton œil me soit doux, et je suis à l’épreuve de leur inimitié.

Une très belle pièce dont je comprends le très grand succès. J’ai aimé suivre l’aventure de Roméo et Juliette, découvrir leur amour et leur déclin à tous deux. Mais j’ai quand même été ennuyée par quelques passages trop lents et longs.

Du même dramaturge

  • Titus Andronicus (1594)
  • Richar II (1597)
  • Le Songe d’une nuit d’été (1600)
  • Hamlet (1603)
  • Le Roi Lear (1608)
  • Othello (1622)
  • La Nuit des rois (1623)
  • Les Deux Gentilshommes de Vérone (1623)
  • La Mégère apprivoisée (1623)
  • MacBeth (1623)
  • Antoine et Cléopâtre (1623)
  • La Tempête (1623)
  • Le Conte d’hiver (1623)

6 commentaires sur « Roméo et Juliette, William Shakespeare »

  1. Il faudrait vraiment que je lise cette pièce… En tout cas, tu me donnes envie de la découvrir enfin. Ce sera peut-être une de mes prochaines lectures. ^^

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  2. J'ai tellement envie de lire cette pièce ! Tu me donnes encore plus envie de la découvrir, en tout cas. Elle a l'air vraiment bien malgré les quelques longueurs. 🙂

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