Note : 4 sur 5.

En 1941, Dorrigo Evans, jeune officier médecin, vient à peine de tomber amoureux lorsque la guerre s’embrase et le précipite, avec son bataillon, en Orient puis dans l’enfer d’un camp de travail japonais, où les captifs sont affectés à la construction d’une ligne de chemin de fer en pleine jungle, entre le Siam et la Birmanie. Maltraités par les gardes, affamés, exténués, malades, les prisonniers se raccrochent à ce qu’ils peuvent pour survivre – la camaraderie, l’humour, les souvenirs du pays. Au cœur de ces ténèbres, c’est l’espoir de retrouver Amy, l’épouse de son oncle avec laquelle il vivait sa bouleversante passion avant de partir au front, qui permet à Dorrigo de subsister. Cinquante ans plus tard, sollicité pour écrire la préface d’un ouvrage commémoratif, le vieil homme devenu après guerre un héros national convoque les spectres du passé.

Un bon livre vous donne envie de le relire, avait-il conclu. Un grand livre vous incite à relire votre âme.

Dernier livre à lire pour le prix Relay 2016, je dois dire que c’est celui qui m’a le moins plu. Pour être honnête, il faut dire que cette période historique ne m’attire pas beaucoup. Néanmoins, je me suis dit que découvrir la seconde guerre mondiale du côté de l’Orient, pourrait devenir intéressant.

Dorrigo Evans aura vécu une vie bien remplie, entre la guerre et les atrocités qu’elle commet. Cinquante après la fin de la seconde guerre mondiale, on lui demande de raconter brièvement son histoire de héros dans une préface. Vont ressurgir alors les souvenirs au camp de travail où il était, comme les autres prisonniers, battu et laissé presque que pour mort. L’auteur réussit très bien à nous faire ressentir cette atmosphère acre et la dureté qui est infligée à ces personnes.

Mais il arrive aussi à retranscrire quelque chose qui va aider, voire sauver, ces prisonniers : l’espoir. Un lien va se créer entre eux, ils ne sont pas complètement seuls dans ce cauchemar. Dorrigo m’a touché par sa force de caractère et par tout le chemin qu’il doit entreprendre, souvent contre sa volonté. Mais aussi par sa passion pour Amy, la femme de son oncle. Cet amour avant d’aller au front va l’aider à toujours se relever.

Mais comme je l’ai dit au départ, malgré l’écriture qui m’a convaincue et les personnages, je n’ai pas réussi à être prise entièrement dans l’histoire. C’est évidemment selon nos goûts et je suis sûre que pour ceux et celles qui aiment ou sont intrigués cette période devraient apprécier cette lecture.

Le progrès ne demande pas la liberté. Le progrès n’a pas besoin de  liberté. Le major Nakamura dit que le progrès peut advenir pour d’autres raisons. Vous, docteur, vous appelez ça privation de liberté. Nous, on appelle ça volonté, nation, Empereur. Pour vous, docteur c’est de la cruauté. Pour nous c’est le destin. Avec ou sans nous. C’est l’avenir.

Une histoire intéressante qui a réussi facilement à m’émouvoir même si je n’ai pas réussi à rentrer totalement dans le livre.

Du même auteur

  • A contre-courant (1994)
  • Dispersés par le vent (1997)
  • Le Livre de Gould (2001)
  • La Fureur et l’ennui (2006)
  • Première personne (2018)

4 commentaires sur « La Route étroite vers le nord lointain, Richard Flanagan »

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