Note : 1.5 sur 5.

Mia vit seule avec son père et sa petite sœur à Las Vegas. Elle veut devenir comédienne. Depuis le départ de sa mère, son père boit et joue. Il emprunte1 million de dollars, qu’il perd et ne peut rembourser. Le prêteur sur gages l’expédie dans le coma. Mia doit ainsi assumer la dette de son père sous peine que sa petite sœur et elle subissent le même sort. Un contrat mensuel de 100.000 dollars : elle deviendra escort girl. Suivez les aventures de Mia chaque mois, découvrez avec elle une nouvelle ville, une nouvelle vie et un nouvel homme…

J’ai cru au grand amour pendant des années. J’ai même cru l’avoir trouvé – à quatre reprises, pour être précise.

Face à tout ce foin médiatique et publicitaire, j’ai réussi au bout de trois mois à me lancer dans cette nouvelle saga, ce que je ne pensais pas du tout faire. Si vous consultez mon blog de temps en temps, vous vous rendez vite compte que la romance érotique est loin d’être mon genre de prédilection. Je suis passée complètement aux travers de cette nouvelle tendance, le new adult, de Cinquante nuances de Grey à After, en passant par les livres de Christina Lauren ou de Sylvia Day.

Le plus souvent, je n’ose me lancer dans ces romans. Pas parce que je manque de goût face aux thèmes proposés mais parce que j’ai toujours peur que ce soit mal fait, mal construit, mal écrit. Dans un roman, j’aime pouvoir m’attacher aux personnages au-delà de leur beauté physique, de laquelle ils sont tous dotés, ou de leur compte en banque. Donc avec Calendar Girl, c’était dès le début un pari risqué. Et lorsque je me suis aperçue du nombre de pages, j’ai commencé à réellement m’inquiéter… à raison.

L’idée de proposer chaque mois une nouvelle aventure de Mia, devenue escort girl, est vraiment bonne. Un rendez-vous mensuel s’installe et laisse également une place primordiale à l’héroïne qui nous fait découvrir les pans de sa vie pendant un an. Alors que son père, alcoolique et gros joueur, doit de l’argent au dernier petit ami de Mia, celle-ci est prête à tout pour réussir à effacer ses dettes.

Et c’est grâce à sa tante qu’elle va pouvoir trouver un travail singulier mais qui peut lui rapporter beaucoup d’argent : escort girl. Chaque mois, Mia va devoir rencontrer un nouvel homme, le plus souvent très riche, et s’installer chez lui pour les prochains vingt-quatre jours, lui servant d’alibi ou tout simplement afin de lui tenir compagnie. Le sexe n’est pas obligatoire mais peut rapporter une grosse prime.

Donc, pour en revenir à ce que je disais au-dessus, l’idée de départ est bonne. L’auteure propose un contexte qui va servir par la suite à approfondir, je l’espère, le personnage de Mia, en exploitant ses failles et ses craintes dans un univers de jeu et de délinquance.  Mais alors qu’elle est représentée comme une femme forte et indépendante, je me suis retrouvée face à plusieurs incohérences. Alors qu’elle semble au départ fortement hésiter face au travail qu’on lui offre, à la vue de Mister Janvier, Wes, tout s’envole ! Plus d’hésitations, plus de craintes. À la vue de ce bellâtre fortuné, tout disparaît.

Et puis, je n’ai pas réussi à croire à leur histoire. Wes, célèbre scénariste à Hollywood, décide d’engager Mia afin de freiner les ardeurs d’autres jeunes filles lors de soirées branchés où il pourra alors parler avec les bonnes personnes pour son travail. Alors, venant d’une famille modeste, je ne peut peut-être pas comprendre ce monde-là, très très loin de mon quotidien, mais depuis quand les escort girls sont autant acceptées ?

Que ce soit dans la famille de Wes ou au sein de certains de ses proches, tout le monde semble assimiler Mia à sa nouvelle fiancée. Tout le monde trouve cela normal, surtout les parents de Wes. Tout le monde s’attache très facilement à cette jeune femme et se lie d’amitié à elle. Finalement, tout ce que je reproche à ce premier tome est bien la rapidité de tous les événements, et donc du nombre de pages de ce livre.

Je me demande vraiment pourquoi l’auteure n’a pas choisi de proposer un univers un peu plus approfondi avec des personnages plus étoffés. Car au final, à part savoir qu’il est beau, riche, scénariste et qu’il adore le surf et sa mère, je n’ai rien appris de Wes ! Et comment je peux m’attacher à lui, voire à sa relation naissante avec Mia ? Tout se passe beaucoup trop vite et rien n’est réellement crédible ou surprenant. Qui ne voit pas arriver tous les événements présents dans ce premier tome ? Franchement, tout m’a paru prévisible, il n’y a aucune intrigue, aucun rebondissement. C’est plat et les scènes de sexe qui devraient réchauffer le tout sont d’un classique et pour le moins répétitives. Elles mangent la moitié du récit et se ressemblent trop pour apporter un réel intérêt.

Je pense que vous l’aurez compris, je ressors frustrée de cette lecture. Parce que oui, ça se lit vite et facilement et il y a un petit côté addictif. Mais ça ne me suffit pas, loin de là. Lorsqu’on me présente au départ une héroïne telle que Mia, je souhaite que ses actions et réflexions suivent. Lorsqu’on me parle de son amour pour son père et sa sœur, pour lesquelles elle commence ce boulot, je souhaiterai avoir un petit aperçu de cet attachement.

Parce que je veux bien qu’elle n’ait pas le temps d’aller leur rendre visite, je pense que les coups de fil son autorisés (surtout qu’elle a le temps vu ses après-midis bronzette et piscine). À part si la propriété de Wes est pire qu’une prison… Et lorsqu’on veut me vendre une histoire d’amour contrariée entre Mia et Wes, je souhaite que ça soit un tant soit peu crédible et pas du réchauffé. Bref, c’est un échec pour moi.

Néanmoins, je suis contente de ne pas avoir fait face à une vierge effarouchée, même si c’est peut-être un peu trop cru à certains moments. Mais bizarrement, je pense me laisser tenter par le deuxième tome. Mister Février semble plus complexe et ambigu, moins parfait, et peut-être que je trouverais ce que je cherche dans cette suite. Par contre, vu mon ressenti face à ce premier tome, j’ai peur que la suite tienne encore moins la route, surtout lorsqu’on imagine onze autres tomes (/nouvelles).

C’est beaucoup trop rapidement expédiée pour que je prenne un réel plaisir à découvrir cette histoire où les personnages n’ont pas le temps de réellement s’épanouir et d’être explorées. Le tout est beaucoup trop classique, sans réelle originalité, et peu crédible.

De la même saga

Février tome 2 (2015)
Mars tome 3 (2015)
Avril tome 4 (2015)
Mai tome 5 (2015)
Juin tome 6 (2015)
Juillet tome 7 (2015)
Août tome 8 (2015)
Septembre tome 9 (2015)
Octobre tome 10 (2015)
Novembre tome 11 (2015)
Décembre tome 12 (2015)

10 commentaires sur « Calendar girl – Janvier tome 1, Audrey Carlan »

  1. Haha, t'as été encore plus sévère que moi je ne pensais pas cela possible mais je suis tout à fait d'accord, je n'ai même pas pu finir le premier tome tellement c'était mal écrit et cliché :')

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  2. Je suis plus sévère que toi mais je compte quand même essayer de lire le deuxième tome. Je pense que je suis un peu masochiste ^^
    C'est vrai que le style et l'histoire est vraiment médiocres mais le tout reste addictif, c’est fou !

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  3. Je lirai peut être le premier tome en ebook pour me faire mon propre avis mais en tout cas je ne les achèterai pas en papier c'est sur! Je suis d'accord avec Eléonore pour le prix!! Alors en plus si je n'aime pas…

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  4. Ah oui quand même ! Je l'ai lu en version numérique donc je n'ai pas eu ce problème. Mais c’est vrai que c’est vraiment abusé. Je comprends que ça dissuade, surtout quand le contenu n'est pas fameux…

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  5. Oui, si tu veux le lire, lis le en numérique. Je ne savais pas qu'il était aussi cher en papier, je n'avais jamais pensé l'acheter sous ce format. Et maintenant, je suis vraiment contente de mon choix !

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  6. Haha j'ai lu le premier en diagonale pour voir pourquoi tout le monde s'enthousiasmait, eh bien je te rejoins x) C'est toujours les mêmes ingrédients hyper clichés pour créer de la fascination pour le mec viril-ténébreux-riche, sauf que là on veut que l'héroïne soit « indépendante » alors qu'en un regard elle est en mode « il va faire de moi ce qu'il veut, je ne peux pas résister »…well well… Un truc qui m'a fait hurler de rire c'est la première fois qu'ils passent aux choses sérieuses, elle lui dit genre « prouve-le », et le lendemain rebelote et c'est lui qui lui dit « prouve-le » et elle est toute émoustillée en mode « oh là là, en plus il est à l'écoute et il donne de l'importance à ce que je raconte ». Hem, non non, la romance avec le gars qui boit tes paroles et te respecte c'est un peu plus élaboré que répéter deux mots 24h plus tard, pardon de pinailler hahah

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  7. Je te rejoins complètement. Je ne comprend pas comment on peut être émoustillé par cette romance qui n’est absolument pas aboutie. Il n'en ressort qu'une sorte de brouillon pas terminé et je ne peux pas avoir des émotions pour ces deux personnages avec seulement quelques bribes. Et comme tu le dis, j'ai eu du mal à me faire au côté indépendant de Mia face à ses réflexions et agissements concernant ce beau mâle riche. Tout est précipité et mal fait. Moi qui ne suis pas du tout intéressée par ce genre de lecture d'habitude, on peut dire que ce livre ne m'a pas donné envie d'en découvrir davantage (même si je pense me laisser tenter par le deuxième tome de cette saga pour voir si l'auteure peut un minimum se rattraper).

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