Note : 4 sur 5.

Alexia est encore petite fille lorsque des inconnus l’arrachent à sa famille pour la conduire dans une école privée, l’Académie Aliénor d’Aquitaine. Le pensionnat d’élite est censé lui promettre le plus brillant des avenirs, bien loin de la misère qui l’a vue naître. Mais les choses ne se passent pas comme prévu et la petite prend  progressivement conscience, en compagnie de ses deux amies, Jade et Clarisse, qu’elles sont promises à de plus beaucoup plus sombres desseins…

Je ne suis pas habituée à lire des romans d’espionnage ou en rapport avec la politique. Et pourtant, j’ai beaucoup apprécié ALIENOR : L’Origine de toutes haines que l’auteur m’a gentiment envoyé. À l’ouverture de ce livre, le lecteur prend connaissance d’un projet autour du pensionnat ALIENOR, visant à entrainer de jeunes filles à devenir des espionnes professionnelles. Seulement, cette école va promettre à Alexia, Jade, Clarisse et aux autres filles de nombreuses surprises. L’auteur prend le temps de bien contextualiser l’intrigue et les personnages un par un, ce qui ne m’a pas forcément aidé au départ à apprivoiser ce roman, trouvant le tout un peu trop explicatif au détriment d’une certaine dynamique. Néanmoins, les éléments s’enchainent ensuite les uns après les autres, le suspense n’étant jamais délaissé tout comme l’originalité dont fait plusieurs fois preuve ce récit. Ces jeunes filles vont devoir s’acclimater à ce fort bouleversement loin de leur famille, et réussir à survivre dans ce nouveau monde difficile et où aucune erreur n’est autorisée. Le lecteur est alors témoin de scènes particulièrement fortes où la surprise et l’indignation peuvent poindre le bout de leur nez. Ces diverses filles vivent dans des conditions extrêmes, ce que le lecteur peut découvrir par leur entrée au pensionnat jusqu’à leurs souvenirs par la suite.

Ce roman paraît être scindé en deux avec une première partie où les jeunes filles prennent connaissance de leur nouvelle vie vouée à leur nation, et la seconde où les effets et les répercussions de cette éducation particulière surgissent. La raison de tout cet embrigadement nous est alors expliqué et ne déçoit pas tellement il est surprenant. Même si l’histoire se déroule dans une société fictive, l’auteur donne de l’importance à rendre le tout réaliste par l’intermédiaire de descriptions souvent minutieuses, particulièrement au sujet des armes. Les personnages féminins arrivent à se montrer touchants par ce qu’elles doivent endurer, devant cacher leur faiblesses afin de réussir à avancer. Regardant parfois en arrière, elles se révèlent pour la plupart particulièrement fortes et intelligentes. Le style d’écriture m’a plu, réussissant le plus souvent à trouver le bon équilibre entre émotion et action, celle-ci étant toujours présente pour notre plus grand plaisir.

J’ai mis un peu de temps à rentrer dans le récit, mais ensuite, je n’ai plus réussi à le lâcher grâce à l’action et au suspens toujours présents et au réalisme apporté à l’histoire.

Du même auteur

  • Le Trône de cendre (2017)
  • Shutdown (2019)

12 commentaires sur « ALIENOR : L’Origine de toutes haines, Aurélien Grall »

  1. Je n'ai pas lu d'autres avis sur ce livre, mais j'imagine que ça ne peut pas plaire à tout le monde. Le côté politique n’est pas non plus au centre de l'histoire, même s'il apparait de temps en temps.

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