Note : 4.5 sur 5.

En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l’irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels. Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n’a rien d’un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse. Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s’étendre à celui des mortels ? A l’évidence, Feyre n’est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d’origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ? Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.

Derrière nous, la bête n’était plus qu’une ombre m’entraînant vers le sort funeste que j’avais involontairement attiré sur moi et les miens. Une vie en échange d’une autre… mais si cette vie offerte en paiement signait la perte de trois autres ?

Je n’ai pas toujours été convaincue par Sarah J. Maas. Le premier tome de Keleana m’avait laissé perplexe, n’ayant pas réussi à m’offrir ce que je désirais. Mais en persévérant, j’ai découvert une saga fantasy jeunesse très prenante et recherchée. Et c’est peut-être à cause de mon ressenti très mitigé du premier tome que j’ai hésité aussi longtemps avant de commencer cette nouvelle saga.

Je remercie donc Ma toute petite culture pour m’avoir proposé de le lire en lecture commune, car sans elle, ce livre serait resté dans ma PaL encore un moment. Et quelle erreur ! Car, même si ma binôme n’a pas été totalement convaincue, j’ai été personnellement conquise par cette histoire. Le fait de réadapter La Belle et la Bête était déjà un gage de réussite pour moi, ce conte étant un de mes préférés. Et si on décèle facilement le modèle original, on se laisse complètement prendre par ce nouvel univers merveilleux.

A la mort de sa mère, Feyre a fait une promesse : toujours prendre soin de sa famille. Et lorsque son père, quelques années plus tard, se retrouve en pleine faillite, c’est elle qui prend les commandes du foyer. Malgré qu’elle soit la benjamine, elle utilise toutes les ressources nécessaires, comme la chasse et le marchandage au village, pour sustenter aux besoins son père blessé et ses deux sœurs, qui eux sont loin de lui montrer de la reconnaissance. Cependant, lors d’un jour ordinaire de chasse en forêt, la vie de cette famille va se transformer.

Lorsque Feyre trouve sur sa route un loup, elle n’hésite pas longtemps à le viser de sa flèche en frêne, étant donné les griefs anciens entre les humains et ceux de Prythiam. Car ce loup est bien plus que cela, une créature magique vivant au pays des immortels et des fae qui a décidé de dépasser la frontière entre les deux mondes. Pendant plusieurs siècles, les immortels ont asservi les humains, les traitant comme des esclaves. Mais depuis cinq siècles, un Traité a mis fin à la guerre entre ces deux espèces.

Cependant, la haine envers les immortels reste toujours aussi présente pour la plupart des humains et c’est alors sans remords que Feyre tue ce loup. Elle ne se doutait pas alors des conséquences… Bientôt, elle est arrachée à sa famille et entre de force à Prythiam, le monde des immortels où elle devra vivre jusqu’à la fin de sa vie. Punie par Tamlin, un Grand Fae qui dirige la Cour du Printemps, Feyre va découvrir les dangers de cet univers magique mais également toute sa beauté et ses subtilités.

Comme si les couleurs, les lumières et les éléments de l’univers s’étaient combinés pour créer un lieu idéal, une quintessence de beauté.

En compagnie de ce Tamlin rude mais gentleman et de son ami Lucien, Feyre arrivera-t-elle à se faire à cette nouvelle vie qui lui ferait oublier la dure existence qu’elle endurait dans sa petite chaumière ? Car, il ne sera pas facile pour la jeune femme de mettre aux oubliettes ses préjugés et sa haine contre les créatures qu’elle va côtoyer chaque jour ou d’oublier sa promesse de toujours subvenir aux besoins de sa famille. Les relations entre l’humaine et les deux Grands Fae à la Cour vont être alors quelque peu électriques, particulièrement avec le maître du domaine.

Malgré cela, Feyre va de jour en jour être exposée à la magie de Prythiam et va se laisser doucement envoûtée. Qui ne le serait pas ? Dès son arrivée dans ce monde, tout parait plus beau, majestueux, fort, dangereux. Toutes les caractéristiques sont présentes afin de séduire Feyre tout autant que le lecteur. Et par le biais des escapades de l’héroïne dans la forêt ou de ses conversations avec Tamlin et Lucien, Prythiam va nous être encore de plus en plus dévoilé avec ses petits coins de paradis, ces créatures mortelles et cette malédiction qui plane sur la Cour du Printemps. Ce qui surprend Feyre dès son arrivée est bien le port de ces masques de bal sur le visage de chaque habitant de la cour.

Pour quelle raison ne peuvent-ils l’enlever ? Que s’est-il passé cinquante ans plus tôt ? Et, y a-t-il un moyen de conjurer le sort ? Malheureusement pour Feyre, la vérité sera plus difficile à déceler dans ce monde de faux-semblants et de magie. J’ai été personnellement envieuse d’en apprendre toujours plus sur cet univers très bien décrit et de savoir où aller mener la relation entre Feyre et Tamlin, deux êtres opposés. Il est vrai que la jeune fille ne pose pas plus de questions que cela et que le fae parait un peu trop gentil malgré la faute de Feyre mais j’ai adoré découvrir l’évolution de leurs sentiments.

Alors qu’une majeure partie de l’histoire se déroule sur la propriété de Tamlin, souvent en petit comité, la suite du roman prend un tournant beaucoup plus dynamique qui fait apparaître les réels enjeux de ce premier tome et de nouveaux personnages. Alors que Feyre doit faire preuve de courage et de détermination, elle sera face à la suprématie et à la force d’une créature qui aurait pu être convaincante si elle avait été plus aventureuse et logique à la fin de ce livre.

Car ce qui m’a bien dérangé dans cette dernière est bien sa facilité. Cette seconde partie du récit laisse apparaitre également un nouveau personnage, Rhysand, Grand Fae toute en ambiguïté et en mystère. Même si j’ai beaucoup apprécié sa présence (et j’ai hâte de le découvrir davantage dans la suite de la saga), elle n’est parfois pas assez réprimandée pour que l’intrigue en elle-même ne soit pas quelque peu risible. Cette fin fermée m’a alors refroidie, moi qui m’attendais presque à un coup de cœur. Mais je lirai avec beaucoup de plaisir la suite !

Réjouissez-vous de posséder ce cœur humain, Feyre, répondit-il enfin. Et plaignez ceux qui ne ressentent rien.

Un premier tome réussi où l’univers magique est bien développé et où l’évolution des relations est passionnante à suivre. Quand l’auteure décide de distiller plus tard une dose d’action, ça marche très bien même si la fin m’a paru trop facile et fermée.

De la même saga

De la même auteure

  • Catwoman : Soulstealer (2018)

Keleana/Throne of glass (VO)

Crescent city

  • House of earth and blood tome 1 (2020) (VO)

11 commentaires sur « Un palais d’épines et de roses tome 1, Sarah J. Maas »

    1. Ça l’a presque été pour moi mais la fin m’a un peu freiné… Amarantha n’est pas très terrifiante tout compte fait et laisse un peu trop de libertés à Rhysand à propos de Feyre pour que ça me paraisse crédible. Mais je suis très emballée pour lire la suite !

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