Note : 1 sur 5.

Roland de Gilead, dernier justicier et aventurier d’un monde qui a changé et dont il cherche à inverser la destruction programmée. Pour ce faire, il doit arracher au sorcier vêtu de noir les secrets qui le mèneront vers la Tour Sombre, à la croisée de tous les temps et de tous les lieux…

L’homme en noir fuyait à travers le désert, et le Pistolero le suivait.

N’ayant jamais été réellement déçue par Stephen King, je me suis lancée plutôt confiante dans ce premier tome de La Tour sombre, même si je possédais tout de même quelques craintes. Antérieurement, j’avais pu lire des avis assez mitigés sur ce début de saga dont j’ai essayé au maximum de m’éloigner pendant ma lecture. Mais malheureusement, je ne peux être que d’accord avec les quelques critiques faites sur ce premier tome par un bon nombre de lecteurs (même si, j’ai pu aussi me rendre compte, il a également beaucoup plu).

Honnêtement, j’ai eu l’impression qu’au début et à la fin de ma lecture, j’en étais restée au même point. Je n’ai presque rien compris à ce livre parce que l’auteur n’explique pratiquement rien à ce qu’il se passe ! Dès le début de l’histoire, nous devons faire face à un vocabulaire propre à cet univers étranger et à aucun moment, il ne nous sera réellement expliqué. Je ne sais toujours pas vraiment ce qu’est le khef ou un Manni et ça m’a pas mal dérangé lors de ma lecture.

La quête du Pistolero reste assez obscure jusqu’à la fin, ne laissant au lecteur que peu d’indices. Heureusement, quelques moments de son passé sont retranscrits pour aider à mieux cerner le personnage et ses motivations. Roland de Gilead voyage alors à travers ce désert infini à la recherche de l’Homme en noir, un sorcier, en rencontrant de temps en temps des lieux habités où il fait la rencontre de personnages assez étranges. Et le postulat de départ reste le même jusqu’à la fin de ce premier tome.

Si au départ, on a cette envie de continuer pour désépaissir le brouillard ambiant autour de l’univers, des personnages et des objectifs du Pistolero et de l’Homme en noir, on peut finalement vite s’ennuyer à ne rien recevoir en retour. On reste beaucoup trop dans le flou même si quelques indices se distillent très lentement, nous faisant comprendre pourquoi le Pistolero cherche en vain à retrouver le sorcier.

Tu es le dernier aventurier de ce monde. Le dernier croisé. Comme cela doit te réjouir, Roland ! Pourtant tu n’imagines pas à quel point tu es proche de la Tour, maintenant que tu reprends ta quête. Des mondes tournent autour de ta tête.

Mais trop de questions pour aucune réponse apportée, cela peut vite lasser. Et c’est exactement ce qui s’est passé avec moi. J’ai été tenté de l’abandonner à quelques reprises, réussissant tout de même à chaque fois à le reprendre avec l’infime espoir que la fin me satisferait. Et encore, j’ai été convaincue à moitié par celle-ci. Après tout ça, trois cent cinquante pages de marche dans le désert, on nous laisse sur ça sans vraiment comprendre ce qu’il se passe ?

J’ai eu l’impression d’avoir perdu mon temps même si certaines choses auront malgré tout réussi à attirer mon attention. D’abord, l’Homme en noir qui semble posséder d’immenses pouvoirs tels que ramener les morts à la vie. Ce personnage reste très intrigant et captive chacune des personnes qui le croise. Le Pistolero arrivera-t-il à le retrouver et à le vaincre ? Et même si le roman place en son centre une sorte de duel entre ces deux hommes, il n’y a aucun manichéisme qui en ressort.

Le Pistolero le dit lui-même, le sorcier peut être méchant selon l’angle où l’on se place. Ce décor de western est également très intriguant. Cet univers parallèle qui semble avoir vécu une grande catastrophe laissant quelques vestiges culturels de notre monde est-il seulement le futur de la Terre telle que nous la connaissons ou un monde alternatif ? De nombreuses théories et réflexions peuvent se faire à partir de ce premier tome, mais encore une fois, il aurait fallu un peu plus d’indices, de réponses, pour me garder en haleine au lieu de me faire complètement lâcher l’affaire.

Stephen King chérit tout particulièrement sa saga et je peux le comprendre. J’imagine qu’il approfondit, tel que je le connais dans ces autres romans, au maximum son univers et ses personnages. Mais cette mise en bouche complexe et trop énigmatique pour moi ne m’aura pas donné envie de lire la suite. Alors peut-être que je me laisserai tenter un jour, et peut-être que je relirai aussi Le Pistolero d’un nouvel œil. Pour le moment, beaucoup trop déçue par ce roman, je préfère retourner vers ses romans moins atypiques et plus tournés vers l’épouvante.

– Vous croyez à une vie après la mort ? demanda le Pistolero à Brown qui lui servait trois épis de maïs chauds dans l’assiette.
Brown acquiesça.
– Il me semble qu’on est en plein dedans.

Ce premier tome reste beaucoup trop obscur pour que mon intérêt ne s’arrête après les 100 premières pages. À part l’affrontement final, j’ai trouvé le récit extrêmement lent et ennuyeux. Trop de questions pour aucune réponse…

De la même saga

Les Trois Cartes tome 2 (1987)
Terres perdues tome 3 (1991)
Magie et cristal tome 4 (1997)
Les Loups de la Calla tome 5 (2003)
Le Chant de Susannah tome 6 (2004)
La Tour sombre tome 7 (2004)
La Clé des vents tome 8 (2012)

Du même auteur

Salem (1975)
Shining (1977)
Rage (1977)
Dead zone (1979)
Jessie (1992)
Rose Madder (1995)
Gwendy et la Boîte à boutons (2017)
Élévation (2018)

Ça
tome 1 (1986)
tome 2 (1986)

Dôme
tome 1 (2009)
tome 2 (2009)

7 commentaires sur « La Tour sombre – Le Pistolero tome 1, Stephen King »

    1. En même temps, avec tous les livres qu’il a écrits, ils ne peuvent pas toujours plaire à tout le monde. Pour celui-ci, ça ne l’a pas dut out fait avec moi, mais j’ai toujours très envie d’en lire d’autres de l’auteur comme Ça, Shining ou Rose Madder qui m’attendent dans ma PAL 🙂

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