Note : 3.5 sur 5.

Candide, le fils supposé de la soeur du baron de Thunder-Ten-Tronckh, vit dans l’innocence d’une jeunesse protégée par l’enseignement de son précepeteur, Pangloss. Pour ce dernier tout est au mieux. Dans ce paradis, le jeune homme découvre l’amour en la personne de Cunégonde, la fille du baron. Les jeunes se font surprendre dans une position accablante et Candide est chassé, à grands coups de pieds dans le derrière. Notre héros se trouve de la sorte propulsé dans le récit.

Candide, épouvanté, interdit, éperdu, tout sanglant, tout palpitant, se disait à lui-même : « si c’est ici le meilleur des mondes possibles, que sont donc les autres ? »

Lecture obligatoire au lycée, je retrouve aujourd’hui Candide dans mes études universitaires avec un nouvel oeil même si je ne suis toujours pas très convaincue par cette histoire. Ce conte où le jeune Candide, naïf et profondément optimiste, va découvrir les affres du monde réel entre guerres et autres monstruosités humaines arrive à être intéressant par le ton satirique et engagé que choisit Voltaire. Malheureusement, je me suis rapidement enlisée dans ce récit qui n’aura pas réussi une nouvelle fois à vraiment me captiver.

Vivant dans le plus fabuleux des châteaux, Candide se fait chasser par son oncle le baron pour avoir été trouvé avec sa fille, la belle Cunégonde, dans une position inconfortable. Arraché de tout ce qu’il a pu connaître, Candide va voyager de pays en pays en découvrant au fil de son voyage initiatique ce qu’on ne lui a jamais montré ou appris. Ignorant de tout à part de l’enseignement de maître Pangloss, philosophe et professeur de métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie, Candide va tenter d’utiliser ces théories pour survivre dans cette jungle humaine où il semble retenir à chaque fois le meilleur malgré les horreurs présentes autour de lui.

Dénigrant l’optimisme béat, Voltaire réussit à travers ce conte à démontrer ses réflexions à propos du fatalisme, thème important et qui fait débat au XVIIIème siècle. Alors que beaucoup pensent que Dieu a créé un monde qui ne peut être parfait à son image mais où tout mal présent sur Terre est nécessaire et sera suivi par un bien encore plus grand, le philosphe appartenant aux Lumières est loin d’être de cet avis. Farouchement opposé à cette pensée, Voltaire s’en moque pleinement et sans voile à travers le personnage de Candide qui ne cesse après chaque déconvenue de réciter un des enseignements de Pangloss qui malheureusement ne le sauvera pas.‎

La bienveillance des personnages tels que Candide, Pangloss ou Cunégonde va toujours  les mener vers leur perte car le monde autour d’eux ne réagit pas de la même manière et pense le plus souvent aux profits et à la survie de chacun au désagrément de l’autre. Rien n’est épargné ni au héros ni au lecteur, les images de la guerre et de ses conséquences étant très visuelles. Mais c’est tellement lent… À vrai dire, j’ai préféré réfléchir sur les fondements et motivations de Voltaire à écrire ce texte par rapport à son époque et aux modes de pensée du XVIIIème siècle, ce qu’il a voulu transmettre et montrer, que lire le texte en lui-même que j’ai trouvé rapidement très ennuyant.

– Ô Pangloss ! s’écria Candide, tu n’avais pas deviné cette abomination ; c’en est fait, il faudra qu’à la fin je renonce à ton optimisme.
– Qu’est-ce qu’optimisme ? disait Cacambo.
– Hélas ! dit Candide, c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal.

Une relecture pas forcément réussie, j’ai beaucoup aimé les thèmes qui amènent à réfléchir sur le fatalisme, la religion et la condition humaine mais j’ai trouvé le récit rapidement lent et long.

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6 commentaires sur « Candide, Voltaire »

    1. Comme quoi, il en faut pour tout le monde ^^ Je n’ai pas détesté, mais j’ai vite été gagné par l’ennui de ce qui arrive à Candide. Après les thèmes et réflexions de Voltaire sont très intéressants à découvrir.

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  1. Ce livre est difficile à lire je trouve, par son côté très daté et par son rythme en dents de scie, mais je reste profondément marqué par les principes philosophiques qui y sont distillés avec le recul.

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    1. Je suis tout à fait d’accord avec toi, c’est sûrement le rythme inégal qui m’a souvent perdue mais les réflexions de Voltaire sont très intelligentes et nous amènent nous aussi à réfléchir de notre côté sur ces thèmes.

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