Note : 4 sur 5.

Tandis qu’elle fuit les hommes de Michael, un ancien amant devenu baron de la pègre, Rhapsody trouve de l’aide auprès de deux étranges personnages : Achmed le serpent et Grunthor le géant Firbolg, eux-mêmes confrontés à une situation autrement périlleuse. Lorsqu’ils l’entraînent dans un voyage sans retour le long des racines de l’arbre-monde, Rhapsody se demande si elle n’a pas fait preuve d’un excès de confiance.

La musique n’est rien d’autre qu’une série de carte des vibrations qui composent le monde. Si vous possédez la bonne carte, elle vous emmènera partout où vous voudrez aller.

Depuis deux ans qu’il était dans ma PAL, il était vraiment temps que je lise Rhapsody, la première intégrale de La Symphonie des siècles. Il faut dire que j’adore les intégrales éditées chez J’ai lu et que je n’ai pas beaucoup hésité avant de l’acheter même si je n’en avais jamais entendu parler. Et depuis, elle est restée bien au chaud dans ma bibliothèque, moi lui lançant des coups d’œil de temps en temps sans jamais oser franchir le pas. Et donc, est-ce que mes frayeurs étaient fondées ? Non pour la majorité du livre car je l’ai lu avec passion mais avec un peu de recul, il y a certaines choses à souligner.

Lecteurs avides de descriptions en tout genre et de légendes autour d’un univers de fiction riche en approfondissements, vous avez des chances de lire avec frénésie ce livre. Très lyrique, l’univers d’Elizabeth Haydon est mêlé de magie, d’histoire, d’identités multiples et d’un héritage culturel et ethnique très bien construit. À de nombreuses reprises, je me demandais même comment l’auteure réussissait à créer un récit aussi vaste et imagé. Fortement liée à la musique, cette histoire fait appel aux émotions, fortes ou douces, qui vont accompagner nos protagonistes au fil de leur périple.

Recherchée par son ancien amant et baron de la pègre, Rhapsody tente par tous les moyens de fuir Easton sur l’île de Serendair. Baptistrelle, elle jouit de la magie par la musique et peut découvrir l’essence même des objets ou des personnes qui l’entourent en trouvant leur nom, ce qui fait leur identité. Traquée et ne voyant aucune porte de sortie, elle va alors tomber sur deux hommes singuliers qui s’apprêtent eux aussi à quitter la ville. Rhapsody ne voit qu’un seul moyen de s’en sortir, faire peur aux soldats qui la recherchent par l’intermédiaire de ses deux nouveaux amis à l’apparence redoutables.

Ce qu’elle ne sait pas, c’est que cette rencontre imprévue va sceller son destin à celui de ses nouveaux camarades. Inventant au hasard un nom à l’un de ses sauveurs, elle est maintenant liée à lui. Celui qui se faisait appeler le Frère est devenu par la voix de la barde Achmed le Serpent, ce qui chamboule quelque peu son identité. Ne pouvant dès lors plus se séparer, Achmed soupçonnant Rhapsody d’en savoir davantage sur lui qu’elle ne le laisse paraître, il décide avec son coéquipier Grunthor, un géant, de l’emmener avec eux jusqu’à Sagia, l’Arbre sacré de l’île aux propriétés magiques.

Fuyant une menace encore plus grande, les deux firbolgs ne cessent d’avancer toujours davantage afin de survivre et de trouver un moyen de redevenir libres. Achmed est un Dhracien, un peuple inconnu de tous mais qui a une mission bien spécifique. Connaissant des secrets révélés qu’aux plus hauts gradés de l’île, il se sert de ses connaissances et de ses pouvoirs pour découvrir le moyen de s’en sortir.

Les souvenirs sont les premières histoires que l’on apprend, lui avait dit Heiles, son mentor. Ils sont ta propre tradition. Il y a plus de puissance en eux que tu n’en rencontrera jamais dans toutes tes études, car c’est toi qui les a écrits.

Mais qu’est-ce qu’Achmed et Grunthor fuient-ils ? Si vous comptez débuter cette saga, je vous préviens, armez-vous de patience. Vous en aurez grandement besoin ! Elizabeth Haydon va parfois vous perdre dans ce méli-mélo de descriptions et de détails, dans cette intrigue opaque qui arrive peu à peu à se dévoiler au fil du roman. J’ai persévéré mais pour être honnête, j’ai été dans le noir complet pendant une bonne centaine de pages (voire un peu plus). Qui sont-ils ? Quel est leur poursuivant ? Jusqu’où va les mener leur périple ? Après s’être introduit dans l’arbre sacré et en être ressorti après un très long voyage, le lecteur est encore plus perdu.

Le temps et l’espace semblent être modifiés laissant les personnages, surtout Rhapsody, et le lecteur dans le brouillard complet. Et là encore, il va falloir attendre pour comprendre réellement la situation dans laquelle se trouvent nos trois compagnons. Les dangers immédiats de chaque personnage se retrouvent alors balayés d’un revers de main ce qui m’a finalement déçue. J’aurais apprécié en découvrir davantage sur le lien entre Rhapsody et Michael. Que le baron de la pègre ne soit qu’un point de départ à la rencontre entre la barde, le Dhracien et le géant ne m’a pas convaincu.

Car finalement, il n’y a pas réellement d’action. Cette intégrale qui regroupe les deux premiers tomes de cette hexalogie s’intéresse principalement à une menace pesant sur ce monde et à la découverte de l’univers à travers les yeux des protagonistes. Ils marchent de villes en villes, ne se posent que très rarement afin de comprendre où ils se trouvent et pour tenter de regagner une certaine liberté. Cette intégrale permet également de montrer la manière dont Rhapsody va peu à peu se lier d’amitié avec Achmed et Grunthor jusqu’à être des leurs. Un profond respect naît entre ces trois personnages qui se protègent malgré les remarques acerbes d’Achmed et qui ne peuvent avoir confiance qu’en eux trois.

Mais l’envie des deux firbolgs à voyager en petit comité va souvent être malmenée par Rhapsody qui souhaite adopter tous les enfants perdus qui se présentent sur leur passage ! Pas facile de voyager avec des créatures aussi différentes les unes que les autres mais heureusement ils arrivent toujours à trouver un compromis. Rhapsody peut se montrer exaspérante à certains moments, aventurière et têtue mais qui a toujours besoin qu’on soit derrière elle pour la sauver. En même temps, ses compagnons lui en disent le moins possible ce qui ne l’aide pas à avancer facilement sans toutes les cartes en main.

Au vu de la fin du roman, j’ai un peu peur de la direction que prend l’histoire, un personnage faisant, selon moi, son entrée comme un cheveu sur la soupe, mais je compte bien continuer. Par contre, depuis la sortie de la première intégrale en 2015, aucune nouvelle sur l’édition dans ce format pour la suite. Va-t-il falloir que j’achète les tomes individuels ? J’en ai bien l’impression.

Une partie de son don de naissance, c’étaient son jugement, sa sagesse. Il n’était ni un pillard ni une brute sanguinaire, comme l’était un fléau ou une guerre. Seules les sentences qu’il exécutait avaient un sens, une justice dans les dissensions complexes de ce monde. Il n’avait pas peur de rencontrer lui-même la mort. Elle lui était redevable.

Doté d’un univers dense et très approfondi, il faut aimer les longues descriptions et détails apportés sur les différents peuples, religions, terres, etc.. pour apprécier au maximum ce récit. Parfois complexe, il ne faut pas être patient à certains moments pour enfin comprendre de quoi il en retourne.

De la même saga

  • Prophecy première partie tome 3 (2000)
  • Prophecy deuxième partie tome 4 (2000)
  • Destiny première partie tome 5 (2001)
  • Destiny deuxième partie tome 6 (2001)

6 commentaires sur « La Symphonie des siècles – Rhapsody intégrale 1, Elizabeth Haydon »

  1. Cette lecture m’a l’air intrigante mais j’ai un peu peur de pataugé en le lisant.
    Mais bon parait il il faut JAMAIS avoir peur d’un livre. 😉
    Merci de la découverte.
    Bonne journée

    Aimé par 1 personne

    1. Est est très intrigante c’est sûr, mais comme tu le dis, il ne faut pas avoir peur en le commençant. Je n’avais lu aucun avis sur ce livre avant de le commencer, donc aucune pression ou frayeurs ce qui m’a sûrement aidé même si j’ai avancé très lentement pendant les 200 premières pages ^^

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    1. L’intégrale fait environ 760 pages mais comme il n’y a pour le moment que cette première intégrale d’éditée, je te conseillerai davantage de suivre le découpage français en six tomes. Vu que cette saga n’a pas l’air de faire beaucoup de bruit en France, je ne suis pas sûre que les deux autres intégrales se fassent, en tout cas pas tout de suite…

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    1. Je peux comprendre que mon avis peut faire peur ^^ Après, c’est peut-être plus simple de lire cette saga avec le découpage en six tomes (cette intégrale compte les deux premiers tomes). Une coupure peut être bien sympathique pour peut-être mieux assimiler toute l’histoire 🙂

      Aimé par 1 personne

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