Note : 3.5 sur 5.

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs… Venez déguster un thé et des pâtisseries au Sorbier des Oiseleurs, l’endroit le plus prisé, et sûrement le plus magique, de tout Aucelaire… Vous y ferez la connaissance de Ginie, une jeune femme brimée par les convictions religieuses d’une mère abusive et qui n’a connu l’amour qu’à travers les romans qu’elle lit en cachette au cœur de la forêt. Vous y rencontrerez Tito, un bel Andalou mystérieux, de passage, même s’il semble être un habitué de la cité. Vous assisterez à leur rencontre et à la naissance de leur amour… un amour rendu impossible par bien plus que la distance qui les sépare. Mais surtout, en ouvrant ce livre, vous plongerez dans le premier conte d’Aucelaire de Jo Ann von Haff, un conte qui vous emportera dans un monde unique, entre imaginaire et fantastique, saupoudré de mystère et de romance.

La couverture d’Au sorbier des oiseleurs arrivera à capter l’attention de nombreux lecteurs comme elle aura réussi avec moi. Grâce à elle et au résumé alléchant et très intrigant, je n’avais plus qu’une envie, me lancer dans ce nouveau roman empreint de bonnes énergies et de mystères. Je remercie tout d’abord NetGalley et la maison d’édition MxM BookMarks pour cette lecture. Le premier tome des Contes d’Aucelaire se révèle enchanteur, ancré dans notre société actuelle tout en possédant une aura empreinte d’un passé qui tente de survivre à travers Au sorbier des oiseleurs, ce salon de thé très réputé et apprécié au sein d’Aucelaire. Les clients sont nombreux et ponctuels dans cet établissement tenu d’une main de fer par Henriette, aidée par quinze autres femmes vivant toutes ensemble dans l’ancien couvent de la bourgade près de Paris. Aucelaire offre un cadre pittoresque loin du rythme parisien effréné et ultra connecté, privilégiant les relations humaines et le bon vivre ensemble.

C’est dans ce cadre que nous rencontrons Ginie, jeune femme timide au cadre familial très complexe et qui ne lui laisse peu d’opportunités amoureuses. Souvent accompagnée de ses amies Cassandra et Iris, Ginie désespère de ne trouver un homme qui accepte sa situation actuelle. Souvent portée par les liens qu’elle entretient avec ses amis, elle essaye de composer sa vie entre travail et problème à la maison avec sa mère incroyablement pieuse et envahissante. L’arrivée de Tito à Aucelaire va alors tout chambouler dans la vie de Ginnie. Dès son premier regard posé sur cet étrange arrivant aux cheveux blancs et aux yeux roses, son cœur palpite. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que Tito semble ressentir les mêmes émotions malgré son interdiction de l’approcher. Car, Aucelaire cache de nombreux mystères et il n’est pas difficile de le déceler dès l’apparition d’Henriette et des autres femmes de l’ancien couvent. Le lecteur prend conscience de l’atmosphère fantastique du lieu sans réellement comprendre ce qu’il va découvrir. Peu à peu, les indices se succèdent sans vraiment surprendre mais en réussissant malgré tout à enchanter. La vie en ostracisme de Tito confronté à celle de Ginie offre un parfait contraste et permet bientôt à la jeune femme de lever le mystère autour de cet homme et de ses nombreuses femmes qu’elle côtoie depuis des années.

La romance est rapidement présente et reste au premier plan tout au long du roman. Et même si celui-ci est plutôt court, j’ai malheureusement ressenti quelques longueurs lorsqu’il s’agissait de l’évolution de la relation entre Ginie et Tito. On sait que tout ne va pas se passer comme prévu tout en sachant qu’ils ne peuvent se détacher l’un de l’autre. Je me suis alors quelque peu lassée de cette histoire qui commençait si bien pour moi. J’ai apprécié tout de même en découvrir davantage sur Tito, Athènes, Henriette, Angèle, Léonie, etc… même si j’aurais aimé que les réponses arrivent plus rapidement au risque d’écourter les passages entre les deux tourtereaux qui coulent de source. Ce premier tome offre tout de même une bonne histoire dont la fin est à la hauteur de l’ensemble de l’œuvre. J’ai sûrement été vite ennuyée par le caractère un peu trop naïf et vulnérable de Ginie qui manque selon moi cruellement de caractère. Au-delà de ce personnage central, Aucelaire promet une escapade plaisante et magique autour de secrets anciens et férocement défendus.

Un premier conte enchanteur dont l’histoire d’amour ne m’a malheureusement pas transporté. Cependant, tout l’aspect fantastique m’a bien convaincu.

De la même saga

  • Tango à minuit tome 2 (2019)
  • Un arc-en-ciel tome 3 (2020)

De la même auteure

  • Amère (2013)
  • La Réelle Hauteur des hommes (2013)
  • Aujourd’hui ne se termine jamais (2014)
  • Les Yeux de Léon (2014)
  • Les Noces de Jade (2018)
  • Place Vendôme en hiver (2019)
  • Pour une poignée de rêves (2013)

Tarandes et Sakranim

  • La Treizième Concubine tome 1 (2013)

8 commentaires sur « Les Contes d’Aucelaire – Au sorbier des oiseleurs tome 1, Jo Ann von Haff »

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