Bilan de la semaine : 08 Juillet 2018

Les livres

Ode à la fatigue (2018) d’Éric Fiat : Phénomène universel et pourtant peu traité par les grands écrivains et philosophes, la fatigue est le démon mesquin de la quotidienneté. Comment vivre avec elle, qui rend parfois si difficile la vie ? Est-il possible de pratiquer les vertus d’Aristote (le courage, la tempérance, l’altruisme) quand nous sommes épuisés ? La fatigue n’élargit-elle pas l’écart qui toujours existe entre ce que nous sommes et ce que nous devrions, ou voudrions être, nous qui ne sommes ni des héros ni des saints ?
Je ne l’aurais sûrement jamais lu sans la Masse Critique Babelio, et j’aurais eu tort parce que cet essai est extrêmement intéressant. L’auteur manie très bien les mots et nous plonge dans des réflexions autour de la fatigue et de l’être humain qui amènent à réfléchir et à découvrir la manière avec laquelle on peut composer avec cette dite fatigue.

Walking dead : Une vie de souffrance tome 8 (2008) de Robert Kirkman & Charlie Adlard : (Résumé de ce tome) Après une brève accalmie, l’horreur frappe à nouveau. Retranchés derrière les grilles de leur pénitencier, Rick et ses compagnons assistent incrédules au retour du Gouverneur, laissé pour mort lors de leur évasion de Woodbury. Rares sont ceux qui réchapperont de la lutte qui s’engage. Rick, Michonne, Tyreese, Andrea… Si vous aviez un personnage préféré, préparez-vous au pire car après cet affrontement, plus rien ne sera jamais comme avant !
Très intense, on a l’occasion de voir parallèlement la manière avec laquelle les deux camps ennemis appréhendent cette guerre. Alors que l’embrigadement aveugle à Woodbury est totale, la prison connaît quelques déconvenues. C’est l’hécatombe dans ce tome qui, je pense, va permettre par la suite de mener l’histoire vers une autre direction très intéressante.

Regarde-moi (2018) d’Aga Lesiewitz : Photographe free-lance à Londres, Kris mène la vie de bohème dont elle a toujours rêvé. Mais la réception d’un étrange e-mail vient jeter une ombre sur son quotidien. Expéditeur anonyme ; pas de texte, juste une pièce jointe : une photo d’elle, prise des années plus tôt sur une scène de crime, à l’époque où elle bossait pour la police. Un cliché que Kris n’avait jamais vu et dont elle ignorait l’existence. Bientôt, d’autres messages se succèdent, énigmatiques et angoissants. Des vidéos de l’intérieur de son appartement. Harcelée par un troll qui semble parfaitement la connaître, Kris succombe peu à peu à la terreur. Comment démasquer l’expéditeur de ces menaces ? À qui se fier ? Pour Kris, le cauchemar ne fait que commencer…
Le style très descriptif est mis en avant en intégrant un vocabulaire de la photographie bien intéressant même si je me suis finalement perdue dans tous ces détails. Cette femme fait confiance à tout le monde malgré ce qui lui arrive et ses doutes existentiels m’ont plus d’une fois agacé. L’intrigue est néanmoins bien menée et nous donne envie de connaître le coupable.

Les chroniques

Le Jour des morts (2018) de Kent Harrington
Walking dead tomes 7 et 8 de Robert Kirkman & Charlie Adlard

Les acquisitions

Les films

15sansunbruit

Sans un bruit (2018) de John Krasinki : Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures qui attaquent au moindre bruit. S’ils vous entendent, il est déjà trop tard.
Le pari était risqué et John Krasinki, réalisateur, scénariste et acteur de ce film, s’en sort plutôt bien même si certaines choses auraient pu être davantage soignées. Je me suis rapidement attachée à tous les membres de cette famille qui prennent soin les uns des autres (bon, ok, la fille m’a souvent gonflé), et on s’imprègne facilement de l’ambiance silencieuse et pesante. Les musiques étaient un peu trop nombreuses pour un film où les protagonistes ne parlent presque pas et où il faut faire aucun bruit et certaines invraisemblances m’ont sorti quelquefois du film notamment au sujet du bébé. La toute fin n’est pas fantastique, on se demande comment ils n’ont pas eu cette idée avant. Mais je suis ressortie plus convaincue que déçue de ma séance grâce particulièrement aux acteurs qui interprètent très bien leurs rôles, même les enfants.

 

Les Insoumis (2016) de James Franco : En Californie, dans la vallée de Salinas plantée de vergers, neuf cents ouvriers migrants se soulèvent « en un combat douteux » contre les propriétaires terriens. Tirant sa force de chacun des individus qui le composent, le groupe a pour meneur un certain Jim Nolan dont l’idéalisme tragique conduit les grévistes à avoir désormais le courage de « ne plus jamais se soumettre, de ne plus jamais céder ».
Les décors sont bien réalisés et les acteurs sont plutôt bien choisis même si j’attends encore que Nat Wolff fasse vraiment ses preuves. L’histoire est un peu lente et pesante pendant une bonne partie du film mais le sujet est plutôt bien traité et poignant ce qui le rend intéressant.

When we first met (2018) d’Ari Sandel : Malgré la nuit de rêve qu’ils ont passée ensemble, Noah ne peut être plus qu’ami avec la fille de ses rêves. Mais il obtient la possibilité de remonter le temps pour découvrir ce qui n’a pas marché.
Je ne m’attendais à rien d’extraordinaire et c’est ce que j’ai eu, un film sympathique sans prétention. Adam Devine n’en fait pas des caisses comme il peut généralement le faire et j’ai beaucoup aimé Shelley Hennig. On comprend ce qui va se passer à peine vingt minutes après le début du film mais ça reste marrant et sympathique, les voyages dans le temps n’étant pas répétitifs.

 

Les séries télé

Suits saison 5 (2015/2016) : (Résumé de cette saison) Alors qu’Harvey tente de se faire à l’idée du départ de Donna pour travailler avec Louis, Mike est toujours plus prêt de se faire rattraper par son secret, ayant des conséquences sur sa vie et celle de ses proches. Les deux avocats continuent de travailler ensemble à Pearson Specter Litt au milieu d’histoires juridiques, sentimentales et familiales.
Fan de ce début de saison, il est très intéressant de s’immiscer davantage dans la psychologie d’Harvey (Gabriel Macht) qui nous dévoile son passé et ses failles, lui qui garde toujours le contrôle. Par la suite, certaines thématiques reviennent chaque saison comme les disputes continuelles entre Louis (Rick Hoffman) et Harvey, la menace du retour de Hardman (David Costabile) et la possible divulgation du secret de Mike (Patrick J. Adams) qui anéantirait sa vie et celle de ses amis. Néanmoins, l’intrigue sur Mike prend cette fois-ci une autre tournure qui va permettre sûrement de faire évoluer la série de manière intéressante.

12 monkeys saison 4 (2018) épisodes 2 à 4 : Nous sommes en l’an 2035. Les quelques milliers d’habitants qui restent sur notre planète sont contraints de vivre sous terre. La surface du globe est devenue inhabitable à la suite d’un virus ayant décimé 99% de la population. Les survivants mettent tous leurs espoirs dans un voyage à travers le temps pour découvrir les causes de la catastrophe et la prévenir. C’est James Cole, hanté depuis des années par une image incompréhensible, qui est désigné pour cette mission.
Alors que j’avais eu un peu de mal à tout comprendre dans le premier épisode de cette saison, j’ai réussi plus facilement à suivre ces épisodes même si, comme à chaque fois, il faut se creuser les méninges pour tout comprendre. Pour cette dernière saison, la série choisit parfois de jouer sur la corde sensible ce qui fonctionne très bien tout en menant ses personnages dans de nouvelles temporalités pour ne pas que l’histoire s’essouffle. Je suis pour le moment conquise.

 

Good girls saison 1 (2018) épisodes 1 et 2 : Trois épouses et mères de famille de banlieue s’ennuient et jugent qu’il est temps pour elles de prendre des risques. Elles décident donc de braquer le supermarché local avec un pistolet pour enfants. Mais quand le responsable attrape l’une d’entre elles, les trois meilleures amies se rendent compte que la fuite parfaite sera plus compliquée que prévu…
Dès les premières minutes du pilot, je suis tombée sous le charme jusqu’à ce que je finisse ce premier épisode et que je me dise que j’allais tomber amoureuse de cette série. Beth (Christina Hendricks), Annie (Mae Whitman) et Ruby (Retta) ont chacune des difficultés à tenir les deux bouts au milieu de complications financières ou médicales. Alors, quand elles décident de braquer ensemble le supermarché du coin, elles pensaient avoir trouvé le jackpot jusqu’à ce que les véritables emmerdes arrivent. Ces femmes sont déjantées, émouvantes, attachantes, fortes. Je les adore déjà !

Killing Eve saison 1 (2018) épisodes 1 et 2 : Un agent de sécurité ne parvient pas à réaliser son rêve d’être espionne. Un jour, elle se retrouve à devoir traquer une tueuse psychopathe.
L’ambiance est assez particulière et bien orchestrée. L’obsession d’Eve de traquer celle qui est derrière tous ces meurtres devient rapidement une obsession partagée avec le spectateur et Villanelle est ensorcelante par son ingénuité à tuer et à n’éprouver aucune émotion tout en paraissant candide et inoffensive. Sandra Oh et Jodie Comer sont incroyables dans leur rôle et la touche d’humour qu’elles apportent dans ce thriller créé un mélange parfait pour rester accroché à cette série. J’ai hâte de regarder la suite.

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