Note : 4 sur 5.

Trois chemins permettent de gagner Castle View depuis la ville de Castle Rock : la Route 117, Pleasant Road et les Marches des suicidés. Comme tous les jours de cet été 1974, la jeune Gwendy Peterson a choisi les marches maintenues par des barres de fer solides qui font en zigzag l’ascension du flanc de la falaise. Lorsqu’elle arrive au sommet, un inconnu affublé d’un petit chapeau noir l’interpelle puis lui offre un drôle de cadeau : une boîte munie de deux manettes et sur laquelle sont disposés huit boutons de différentes couleurs.
La vie de Gwendy va changer. Mais le veut-elle vraiment ? Et, surtout, sera-t-elle prête, le moment venu, à en payer le prix ? Tout cadeau n’a-t-il pas sa contrepartie ?

Trois chemins permettent de gagner Castle View depuis la ville de Castle Rock : la Route 117, Plesant Road, et les Marches des suicidés. Cet été, chaque jour – oui, même le dimanche -, Gwendy Peterson, douze ans, a choisi les marches maintenues par des barres de fer solides (quoique rouillées pas les ans) qui font en zigzag l’ascension du flanc de falaise.

Si vous vous attendez à du Stephen King pur et dur, il vaut mieux être prévenu, Gwendy et la boîte à boutons ne correspond pas vraiment à ce que l’auteur fait d’habitude. Court roman écrit à quatre mains avec également Richard Chizmar, Gwendy et la boîte à boutons est très différent de ce que peut produire le maître littéraire de l’horreur. C’est étrange mais nullement terrifiant. C’est même plutôt… gentillet.

Je ne veux pas dire par là que c’est mauvais, l’histoire est même très sympathique, mais oui, celle-ci paraît par plusieurs aspects enfantine. Je me suis plongée dans ce récit comme dans un conte avec sa situation initiale où nous découvrons Gwendy, jeune fille prête à commencer sa nouvelle année au collège de Castle Rock ;  son élément perturbateur avec la rencontre de cet homme mystérieux sorti de nulle part qui lui offre une boîte capable de produire des événements considérables dans le monde entier ; ses péripéties avec les épreuves que Gwendy va devoir surmonter avec la possession de cette boîte magique ; sa résolution, moment où l’héroïne réussit ou non à combattre les dangers présents sur son chemin ; et finalement sa situation finale.

Ville imaginaire créée par l’auteur, Castle Rock n’en reste pas moins, tout du moins dans ce récit, tout à fait réaliste. C’est bien la vie de Gwendy et de ses proches qui va considérablement changer dès la possession de la boîte. Le plus important sera les choix que Gwendy fera au fil des années alors que tout semble lui réussir. Mais le retour de bâton ne risque-t-il pas d’être d’autant plus violent et imprévisible ?

Intrigant, ce récit nous invite à découvrir l’évolution de cette adolescente tout en imaginant au même moment quelle pourrait être la contrepartie de toute cette chance accumulée. Parce que si je ne connais pas les oeuvres de Richard Chizmar, je sais bien que dans la majorité de celles de Stephen King, les personnages ne connaissent que très rarement un dénouement heureux. Heureusement, les deux auteurs arrivent à surprendre leurs lecteurs en leur permettant de s’interroger sur leurs propres convictions et principes et sur ce que, en tant qu’êtres humains, ils auraient choisi de faire à la place de Gwendy.

Les thèmes abordés sont alors intéressants mais peut-être traités trop en surface. Le roman aurait gagné en longueur et approfondissement, particulièrement pour cet enchaînement final un peu trop rapidement exécuté. Gwendy et la boîte à boutons aura donc été une lecture agréable mais plutôt oubliable au milieu des romans époustouflants de Stephen King. Je remercie NetGalley et Le Livre de Poche pour cette lecture.

Gwendy a une pensée aujourd’hui chargée d’implications adultes nouvelles, mais appelée à devenir une vérité lassante : les secrets constituent un problème, peut-être le plus grand de tous. Ils pèsent sur l’esprit et encombrent le monde.

Une lecture courte mais agréable où le lecteur s’interroge tout autant que l’héroïne sur les choix personnels qui peuvent amener à des fortes conséquences sur la vie d’autrui. Même s’il est un peu trop court, ce roman à quatre mains qui s’allient très bien reste intéressant à découvrir.

Du même auteur

Salem (1975)
Shining (1977)
Rage (1977)
Dead zone (1979)
Jessie (1992)
Rose Madder (1995)
Élévation (2018)

Ça
tome 1 (1986)
tome 2 (1986)

Dôme
tome 1 (2009)
tome 2 (2009)

La Tour sombre
Le Pistolero tome 1 (1982)

13 commentaires sur « Gwendy et la boîte à boutons, Stephen King »

    1. C’est vrai que c’est assez différent de ce qu’il fait d’habitude, c’est moins noir et approfondi que ses autres romans (après, je n’ai jamais lu ses nouvelles alors peut-être que ce nouveau livre ressemble davantage à celles-ci).

      Bonne lecture avec Docteur Sleep ! Vu le mal que j’ai eu à lire Shining, je ne compte pas sauté sur ce roman tout de suite. Surtout que j’ai encore le tome 1 de Ça à finir (je le fais traîner depuis un mois, ça ne va plus !)

      J'aime

  1. Dans toutes les nouvelles que j’ai lues de lui jusqu’à présent, l’horreur et/ou les frissons étaient plutôt bien présents.

    Docteur Sleep est assez différent de Shining, tout en gardant un lien avec lui. J’ai franchement bien apprécié cette suite. Bonne lecture avec Ça :p

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s