Note : 2 sur 5.

Je m’appelle Irini. Mes parents m’ont abandonnée. Je m’appelle Eleanor. Quand ma sœur avait trois ans, mes parents l’ont abandonnée. Moi, ils m’ont gardée. Deux sœurs. Deux vies séparées. Une seule et même famille, unie par un atroce secret.
Irini n’avait que trois ans lorsqu’elle a été abandonnée par ses parents. Sa sœur, elle, est restée. Ils lui ont préféré cette sœur tyrannique, destructrice et méchante. Vingt ans ont passé. Une nuit, Irini reçoit un coup de téléphone de cette sœur qu’elle n’a pas revue depuis si longtemps. Eleanor lui apprend que leur mère vient de mourir, et la presse de revenir dans la maison familiale, en Ecosse, pour l’enterrement. En acceptant de renouer avec sa famille au-delà de la mort, Irini ne se doutait pas qu’elle réveillerait des fantômes bien plus traumatisants que ceux contre lesquels elle se bat depuis toujours. Elle pensait que ses parents ne voulaient plus d’elle. Et si la vérité était plus horrible encore ?

Comme dirait Matt, nous sommes nos parents. Nous sommes ce qu’ils ont fait de nous, par leur présence ou leur absence.

Très en retard dans la rédaction de mes chroniques, vous allez avoir la chance d’avoir souvent deux articles par jour jusqu’à la fin de la semaine prochaine. Et après Wild side de Michael Imperioli qui s’est révélé être une bonne surprise, je vous présente maintenant Sisters de Michelle Adams qui a beaucoup moins fonctionné sur moi puisque je l’ai abandonné en bout de route. Je me suis accrochée jusqu’à la moitié du livre et j’ai décidé que je n’irai pas plus loin. Dommage si la suite m’aurait paru plus intéressante, ce que j’ai lu de ce livre ne m’a donné envie que de le refermer aussi sec. Pourtant, ça commençait bien.

À l’annonce de la mort de sa mère qui l’a abandonné dès ses trois ans, Irini décide de se rendre à ses obsèques afin de trouver enfin les réponses à ses questions qui la tiraillent depuis son enfance. Pourquoi ses parents l’ont-ils abandonné ? Et surtout, pourquoi ont-il gardé près d’eux sa soeur Eleanor ? Toute la première moitié de Sisters se développe autour de ses deux interrogations (et je me doute que ça se poursuit dans la suite) jusqu’à en devenir indigeste et beaucoup trop répétitif. Pourtant, l’auteure réussit à créer un environnement oppressant et inquiétant avec au centre Irini, passive et perdue, et El, dominatrice et impulsive.

Car, dès le début, on comprend que la relation entre les deux sœurs, car il y en a une, est conflictuelle et particulièrement malsaine ou plutôt destructrice. Malgré cette séparation franche entre leurs deux foyers, El a toujours tout fait pour rejoindre Irini, même quand celle-ci entreprenait tout pour ne pas être retrouvée. Mais avec la mort de leur mère, Irini estime qu’il est temps que la vérité éclate. Seulement, au lieu de la demander clairement à son père qui a visiblement peur de la réaction de sa fille aînée, elle ne cesse de chercher des réponses auprès d’El tout en sachant que celle-ci ne lui répondra pas clairement ou sans éclats de voix.

Alors commence un jeu entre elles où Irini part dès le début perdante. Suivant sa soeur en tentant de ne pas la froisser, elle perd du temps où elle pourrait retrouver une part de son identité. Du coup, j’ai eu l’impression de perdre moi aussi mon temps. Irini est beaucoup trop passive en faisant du sur place face à El. Elle dit vouloir découvrir la vérité mais elle a trop peur de l’exiger. Et pourtant, ce n’est pas difficile de comprendre pourquoi ses parents se sont séparés d’elle gardant près d’eux El. C’est même beaucoup trop limpide vu le comportement déviant de la sœur et la crainte du père.

Peut-être finalement qu’Irini préfère garder les yeux fermés face à ce qui se passe juste sous son nez, peut-être qu’en s’étant blottie dans le déni depuis une trentaine d’années, ce chemin vers la vérité et la liberté est trop long et tortueux pour moi. J’ai de plus trouvé El peu réaliste, comme trop exagérée dans son extravagance et sa folie pour la laisser libre de tout mouvement sans aucune entrave. Sisters a donc été une déception malgré une atmosphère de plus en plus oppressante réussie. Mais la lenteur de l’intrigue et le style de l’auteure ne m’ont pas du tout convaincu. Merci tout de même à NetGalley et à Bragelonne pour cette lecture.

J’ai l’impression de me cacher, et je déteste ça. Comme si je devais avoir honte d’être ici. Je suis venue avec un objectif, et je vais l’atteindre. Alors je ramasse les lambeaux de confiance qu’il me reste, et me laisse guider par les voix, persuadée que, si je pouvais parler un peu à mon père, ça irait déjà mieux. Je suis assez proche pour distinguer les échos d’une conversation, mais pas assez pour en comprendre les mots.

Le personnage principal est beaucoup trop passif alors qu’il dit vouloir trouver des réponses, celles-ci étant en partie faciles à deviner vu la situation familiale et le comportement de ses membres.

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  • Entre les lignes (2019)

6 commentaires sur « Sisters, Michelle Adams »

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