Le Sorceleur – Le Dernier Voeu tome 1, Andrzej Spakowski

À travers les plaines arides et les montagnes escarpées des Royaumes du Nord, un homme avance seul. En ces temps obscurs, il est l’un des rares à ne pas craindre les terribles créatures qui croisent sa route. Car Geralt de Riv est un sorceleur : un mercenaire initié aux secrets d’une ancienne magie. Il suit son propre code de l’honneur dans un monde qui a oublié le sien, avec l’espoir inavoué de réaliser son dernier vœu : retrouver son humanité.

 

AVIS

 

je ne veux pas que tu vois. Je ne veux pas savoir. Je connais mon destin, qui me fait tourner comme un tourbillon. Mon destin ? Il m’emboîte le pas, mais je ne regarde jamais derrière moi.

 

Après la célèbre adaptation en jeu vidéo, Netflix a décidé de produire une nouvelle série originale The Witcher tirant son histoire de la saga d’Andrzej Spakowski, Le Sorceleur.  Prévue en 2020 sur la plateforme, il ne m’en a pas fallu davantage pour avoir envie de me lancer dans cette saga rééditée chez Gallimard avec des couvertures qui me faisaient également saliver. À savoir, la saga ne suit pas l’ordre chronologique de parution originale mais celui de la narration autour de son héros, Geralt de Riv. Aussi, les deux premiers tomes, Le Dernier Voeu et L’Épée de la providence sont des recueils de nouvelles contrairement aux textes suivants qui sont des romans. Ici donc, il n’y a pas réellement de fil rouge hormis la présence de ce sorceleur aux cheveux blancs réputé mais également craint.

Il faut dire qu’il n’est pas bon d’être sorceleur dans ce monde où les créatures fantastiques se confondent avec les humains. Souvent assimilé à tort à un tueur à gages, un sorceleur agit néanmoins pour protéger la population qui le paye grassement en tuant une créature dangereuse ou en la désenvoûtant. Dans cet univers de fantasy où la mythologie grecque et slave se mélangent, les sorceleurs sont maintenant rares. Geralt de Riv voyage alors la plupart du temps seul afin de gagner sa vie et de faire ce pour quoi il a été choisi il y a bien longtemps. Si l’essence et la fonction du sorceleur restent assez mystérieuses au fil du texte, on peut découvrir tout le courage, la droiture et la loyauté dont peut faire preuve Geralt face aux machinations des diverses cours royales et aux punitions magiques que beaucoup infligent à leurs semblables.

 

– Il n’y a pas de diables ! glapit le poète en arrachant définitivement le chat à son sommeil. Les diables n’existent pas, que diable !
– C’est vrai, sourit Gerald. Mais moi, Jaskier, je n’ai jamais pu résister à la tentation d’aller voir les choses qui n’existent pas.

 

Nymphes, brouxes, sylvains, ogres, etc…, de nombreuses créatures vont se retrouver sur le chemin de Geralt pour leur plus grand malheur ou peut-être bien pour leur bonheur. Comme je l’écrivais ci-dessus, la réputation des sorceleurs est biaisée à cause du danger et du mystère qu’ils représentent. Ils ne tuent pas systématiquement et ne tuent surtout pas d’êtres humains, pour ceux qui sont toujours guidés par leur code d’honneur. Geralt peut donc aider certains monstres à redevenir ce qu’ils étaient auparavant. Andrzej Spakowski s’amuse alors à revisiter dans son univers des contes populaires comme Blanche neige et les sept nains ou La Belle et la Bête de manière très intéressante et « amusante ».

Il me tarde de reprendre la route avec ce sorceleur solitaire dont les aventures sont pour la plupart très intéressantes. J’ai eu peur au départ de ne pas accrocher au vu de cet univers très étendu et complexe avec nombre d’êtres fantastiques et mythologies et même si le début a été plutôt lent à se mettre en place, la suite a été nettement meilleure lorsque mes craintes se sont envolés. J’ai tout de même hâte de lire le deuxième tome et de pouvoir enfin par la suite suivre Geralt et ses compagnons au sein de romans avec un fil rouge du début à la fin de l’histoire. Même si ça n’a pas été une lecture inoubliable, je suis réellement intriguée par les personnages récurrents, que ce soit Nenneke, la prêtresse très maternelle avec Geralt, Jaskier, le poète qui ne cesse de parler et de s’élever par l’humour et Yennefer, cette magicienne redoutable et séduisante.

 

Les gens, dit Gerald en détournant la tête, aiment bien inventer des monstres et des monstruosités. Ça leur donne l’impression d’être moins monstrueux eux-mêmes. Quand ils boivent comme des trous, qu’ils escroquent les gens, les volent, qu’ils cognent leurs femmes à coups de rênes, laissent crever de faim la vieille grand-mère, qu’ils assènent un coup de hache à un renard pris dans un panneau ou criblent de flèches la dernière licorne qui subsiste sur terre, ils aiment se dire que la Moire qui entre dans les chaumières au point du jour est plus monstrueuse qu’eux. Alors ils se sentent le cœur plus léger. Et ils ont moins de mal à vivre.

CONCLUSION

J’ai eu un peu de mal à entrer dans la première nouvelle à cause de l’univers qui semblait bien complexe avec toutes ces créatures fantastiques mais on s’y fait facilement par la suite. Geralt et les autres personnages récurrents sont tous intrigants au milieu de ces histoires de sorceleur où la magie et les combats règnent en maître.

4 réflexions au sujet de “Le Sorceleur – Le Dernier Voeu tome 1, Andrzej Spakowski”

    1. Je vais suivre la réédition Bragelonne donc j’ai le tome 2 à acheter pour le moment, c’est tout. Même si j’ai bien aimé ce premier tome, je ne suis pas non plus pressée de lire la suite sachant que ça sera encore un recueil de nouvelles… Mais, pour retrouver les personnages, ça me dit bien !

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