Note : 3.5 sur 5.

Depuis leur publication en 1883, Les Aventures de Pinocchio ont poursuivi une carrière triomphale.
Comme Peter Pan, son frère cadet, Pinocchio possède une double nature qui lui permet d’évoluer aux confins de la fable et de la réalité – mais, à la différence du lutin de Kensington, il ne cerche pas refuge au pays des rêves. Il affronte avec une infinie curiosité tous les dangers du vaste monde, qu’ils revêtent l’aspect de deux aigrefins patibulaires, d’un insatiable serpent, voire d’un piège à loups. Il possède tous les traits d’une nature exubérante et débridée avec l’impertinence et l’anarchisme foncier de l’enfance.

2019 signe ma découverte des Contes interdits, cette saga qui revisite des contes populaires dans le genre horreur. Mon choix s’est d’abord porté sur les deux garnements dont les aventures ont été adapté par Disney, Peter Pan et Pinocchio. Peter Pan par Simon Rousseau a été une lecture sympathique mais pas forcément mémorable qui m’a tout de meme donné envie de poursuivre avec cette saga. Et avant de me plonger dans l’histoire modernisée de Maude Royer, j’ai voulu connaître l’histoire originale de Pinocchio, m’attendant à ce que le dessin animé Disney ait pris quelques libertés.

Et bien, pas du tout puisque je me suis rendue compte à ma lecture des Aventures de Pinocchio que je connaissais déjà la majorité des péripéties dont ce pantin animé est le héros. Sculpté par le pauvre Gepette, Pinocchio est un jeune pantin qui dès sa fabrication ne s’amuse que par les mauvais tours et l’oisiveté. Préférant gambader en campagne au lieu d’aller à l’école, Pinocchio va faire la rencontre de nombreux personnages qui vont pour la plupart toujours l’éloigner de la voie de la raison. Heureusement que la Fée bleue et que le Grillon-Parlant sont là pour venir en aide au pantin de bois. Mais leurs conseils sont le plus souvent vite éclipsés par Pinocchio qui n’aime nullement l’idée de travailler pour gagner sa vie.

Par des chapitres courts, des aventures visuelles et des protagonistes animaux tout droit sortis de fables, l’histoire de Collodi se lit rapidement et avec beaucoup de fluidité. La morale est omniprésente au fil du texte et pas de doute que les enfants à l’écoute ou à la lecture de cette histoire ne voudront pas ressembler à Pinocchio à ses débuts. Le chemin sera long avant de comprendre qu’être présent pour ses proches et qu’être un bon petit garçon seront la clé du bonheur du jeune héros.

Avant ça, je n’ai pu que pester face à ce personnage qui ne m’attendrissait pas, contrairement à la bonne Fée ou à Gepette, mais qui me fatiguait à se lamenter à chacune de ses fautes pour reprendre aussi sec le chemin des ennuis et manigances. Comme pour Alice au pays des merveilles, l’histoire souffre parfois de répétitions qui m’ont vite agacé mais ces deux histoires restent des contes très agréables à  (re)découvrir. Je suis maintenant fin prête à lire le Pinocchio des Contes interdits.

les enfants paresseux qui, prenant en grippe les livres, l’école et les maîtres, passent leurs journées à ne rien faire, à jouer et à s’amuser, finissent tôt ou tard par se transformer en petits ânes

Collodi déborde d’imagination dans ce conte moral très bien développé même si Pinocchio m’a paru le plus souvent exaspérant par ses jérémiades, ce qui sert évidemment le message du récit.

Une réadaptation

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