Note : 4.5 sur 5.

Comment risque de réagir un robot programmé pour un environnement lunaire dès lors qu’il se retrouve égaré sur Terre ? Un robot peut-il mentir à un procès pour préserver les intérêts de son utilisateur ? Le docteur Susan Calvin, robopsychologue, dialogue avec les androïdes pour faire la lumière sur ces étranges affaires. Et découvre davantage de défauts de programmation chez l’homme que chez ses fidèles créations.

Claire demeura tristement en arrière. Elle aperçut son reflet dans la glace surmontant la cheminée et détourna hâtivement les yeux. Elle était très lasse de sa petite figure de souris fatiguée, et de sa chevelure floue et sans éclat. Puis elle surprit les yeux de Tony posés sur elle et fut sur le point de sourire, lorsqu’elle se souvint…
Il n’était qu’une machine.

Une nouvelle fois, je suis réellement surprise d’accrocher avec cette saga de science-fiction. Pas du tout fan des robots, je me régale tout de même à découvrir les histoires et les théories sur la robotique dans ce Cycle des robots. Les trois lois de la robotique sont clairement au centre de tous ces courts récits. Le robot type d’Isaac Asimov n’est pas là pour superviser l’homme, pour l’envahir et le détrôner. Il est présent tel un outil pour les plus basses besognes et pour la recherche au niveau spatial. Encore interdits sur la Terre, les robots sont malgré leur programme à (presque) toute épreuve, l’objet de crainte et d’aversion pour les êtres humains.

Le premier tome s’intéressait particulièrement aux dysfonctionnements possibles de ces différents robots dans un contexte purement scientifique et dans des lieux bien loin de notre planète. Un défilé de robots aborde toujours cette interrogation autour de la perfection de ces machines en les transportant le plus souvent dans un décor que l’on connaît bien : la Terre. Présentés seulement à un échantillon choisi et limité, les robots vont être source de grandes interrogations et de peur pour ces hommes et ces femmes. Isaac Asimov a alors de quoi décortiquer sa première loi de la robotique à foison.  Est-ce qu’un robot peut s’octroyer le droit de faire du mal à un être humain ou de ne pas intervenir afin de sauver ce dernier ? Voilà la question primordiale au centre de toutes ces nouvelles.

C’est le Dr Susan Calvin de l’U.S Robots […], la dame qui possède l’hyperespace à la place du cœur et de l’hélium liquide dans les yeux. Elle pourrait traverser le soleil et ressortir de l’autre côté dans un bloc de flammes gelées.

L’auteur explore toutes les nuances autour de cette loi et de l’évolution des liens entre robot et individu à mesure qui le se côtoient. Avec des propos scientifiques souvent vulgarisés, il est vraiment facile de se plonger dans ce texte qui offre le plus souvent une certaine ironie. L’unique robopsychologue, Susan Calvin,  revient dans la plupart de ces nouvelles pour nous impressionner de sa capacité à faire face aux complications et aux énigmes et de sa détermination à promouvoir le travail de toute sa vie : les robots.

Personnage froid et peu apprécié par ses pairs, elle impressionne par son intelligence et par cette assurance sans failles. J’aurais apprécié également retrouver le duo de scientifiques Powell et Donovan toujours en train d’essayer de comprendre les dysfonctionnements de robots au beau milieu de leurs expériences ou voyages professionnels dans l’espace. J’ai préféré ce deuxième tome grâce au fait que la majorité des nouvelles se déroulent sur Terre et confrontent être humain (non scientifique) et robot. Cela offre de belles rencontres comme des réflexions essentielles à l’heure des avancées technologique et scientifique toujours plus grandes.

– Depuis deux cent cinquante ans, la machine à entrepris de remplacer l’Homme en détruisant le travail manuel. La poterie sort de moules et de presses. […]
– Vous n’êtes pas potier, dit le Dr Calvin.
– Je suis un artiste créateur ! Je conçois et je construis des articles et des livres. Cela comporte davantage que le choix des mots et leur alignement dans un ordre donné.  Si là se bornait notre rôle, notre tâche ne nous procurerait ni plaisir ni récompense.

Ce recueil de nouvelles est tout aussi réussi que le premier tome, je l’ai même préféré grâce à ses histoires qui confrontent davantage l’homme et le robot dans un contexte plus social que scientifique. Isaac Asimov sait comment éveiller notre intérêt sur le thème de la robotique sans apporter un vocabulaire scientifique trop imposant.

De la même saga

Du même auteur

Azazel

  • Azazel (1988)
  • Légende (1996)

Cycle de l’Empire

  • Poussières d’étoiles tome 1 (1951)
  • Les Courants de l’espace tome 2 (1952)
  • Cailloux dans le ciel tome 3 (1950)

Cycle de Fondation

  • Prélude à Fondation tome 1 (1988)
  • L’Aube de Fondation tome 2 (1993)
  • Le Cycle de Fondation tome 3 (1951)
  • Fondation et Empire tome 4 (1952)
  • Seconde Fondation tome 5 (1953)
  • Fondation foudroyée tome 6 (1983)
  • Terre et Fondation tome 7 (1987)

Cycle de David Starr

  • Sur la planète rouge tome 1 (1952)
  • Jim Spark et les Écumeurs de l’espace tome 2 (1953)
  • Jim Spark et la Cité sous la mer tome 3 (1954)
  • Jim Spark et le Projet Lumière tome 4 (1956)
  • Les Lunes de Jupiter tome 5 (1957)
  • Les Anneaux de Saturne tome 6 (1957)

2 commentaires sur « Le Cycle des robots – Un défilé de robots tome 2, Isaac Asimov »

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