Note : 4.5 sur 5.

L’univers est vaste, la Nature n’y a plus sa place, et la Deuxième Ethnie n’y voit que source de profit et de conquêtes. N’étant plus le bienvenu dans la plupart des galaxies, le capitaine Iwata Kazuya arpente l’univers en compagnie de son équipage à bord de son vaisseau, le Sekai. Jusqu’au jour où son voyage lui fait croiser la route d’un vaisseau en perdition et qu’il sauve d’une mort certaine un jeune homme à la mémoire évanouie. Le passé à ses trousses, et confronté à lui-même, Kazuya peut-il faire confiance à cet homme qui ignore d’où il vient et ce dont il est capable ?
Des souvenirs douloureux aux visions prophétiques, Kazuya tentera à ses côtés de trouver la réponse à la question qui le hante depuis toujours : dans un univers où la Nature n’est plus qu’une légende, pourquoi celle-ci continue-t-elle de l’appeler sans relâche ?

En février, après La Riposte des dragons, j’ai eu la bonne idée de demander sur NetGalley le premier tome de La Noirceur des étoiles. Je remercie donc la plateforme et MxM Bookmark pour m’avoir fait découvrir ce space opera très bien construit et alléchant de bout en bout. Presque un coup de coeur, ce roman pourrait bien me donner envie de découvrir davantage d’histoires de ce genre moi qui ne suis généralement pas très friande de voyages spatiaux. Dans Les Yeux noirs, plongez au milieu des différentes planètes des Ethnies à bord du Sekai, vaisseau du capitaine révolutionnaire Iwata Kazuya.

Entre la rébellion face à l’autorité tyrannique de la Deuxième Ethnie, la découverte du passé du capitaine, la romance et le côté ésotérique de cette quête à la recherche de la Nature, Jessica Naide ne manque pas d’imagination et de talent. Dès le début, j’ai été convaincu par ce style immersif à la rencontre des personnages principaux au sein de l’immensité spatiale. Depuis leur rôle majeur au sein de la rébellion des années auparavant, Kazuya et son équipage se cachent de la Deuxième Ethnie tout en continuant à leur niveau d’apporter davantage de liberté aux peuples opprimés.

Alors que le capitaine du Sekai explore un vaisseau paraissant être abandonné de toute vie, il s’étonne d’y rencontrer un jeune homme désorienté et amnésique. Se souvenant bientôt de son prénom, Sotcha va alors faire partie du Sekai alors qu’il tente de se rappeler de son passé et de comprendre la nature de ses capacités hors normes. Kazuya, lui, reste perplexe face à ce nouveau venu avec lequel il pourrait bien être lié. Est-ce Sotcha qui le mènera vers cette Nature disparue et placée au rang de mythe ? Alors que les deux hommes se rapprochent, Kazuya doit malgré lui faire face à son passé lorsque une ancienne connaissance lui barre le chemin.

Dans la deuxième partie du roman, nous entrons alors dans le passé du capitaine pour mon plus grand plaisir. Si j’ai aimé suivre les membres du Sekai dans leur dynamique actuelle avec l’arrivée de Sotcha à bord, j’ai encore davantage apprécié découvrir leurs rencontres au moment de la rébellion et comprendre comment ils en sont arrivés là huit ans après avoir quitté le mouvement à être les fugitifs les plus recherchés de la Deuxième Ethnie.

De colonel à vingt-quatre ans à leader de la rébellion, Kazuya ne manque ni d’ambition ni d’espoir pour la libération des peuples. Et si tout semble lui réussir de prime abord, il n’est pas toujours facile pour lui de faire les bons choix, particulièrement quand le sergent Shinegobu Ruiji est au centre de ses réflexions. D’une relation passionnelle à un sentiment de trahison, les deux hommes vont sceller à jamais leur destin et Ruiji est envieux de se venger de l’homme qui lui a fait perdre le plus important pour lui, son honneur.

Pas le temps de s’ennuyer dans ce premier tome entre présent et passé où les enjeux politiques et militaires sont très bien représentés. La suite sera sûrement plus friande dans le développement de ce mythe de la Nature et de sa connexion avec Kazuya même si je n’ai pas eu l’impression d’un manque d’approfondissement pendant ma lecture. Je suis impatiente de découvrir la suite de cette histoire qui m’a conquise. Le passé de Kazuya m’ayant nettement plu, j’espère m’intéresser tout autant à son avenir au côté de Sotcha, Taika, Cika, Yui et Shijiro.

Kazuya ne put que baisser son arme. Tout simplement désarmé face à ces grands yeux noirs.

Ce premier tome dynamique est vraiment réussi, il offre un mélange homogène entre action, romance et mythe. Le capitaine Iwata Kazuya m’a particulièrement plu grâce à toutes ses facettes que l’on découvre avec plaisir dans son présent comme dans son passé.

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  • Les Astres perdus tome 2 (2020)

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