Note : 3 sur 5.

Une maison insalubre accumulant les jouets d’un vieux sculpteur alcoolique.
Un manipulateur vicieux trouvant l’extase dans le mensonge et la torture.
D’infâmes parents accusés d’un crime inimaginable, à qui on ne confierait même pas un chat.
Un garçon ayant l’audace de croire qu’il peut servir de conscience à un être abject.
Un vœu, celui de se libérer du passé, qu’une mystérieuse femme aux cheveux bleus aurait le pouvoir d’exaucer.

Deuxième expérience avec Les Contes interdits après Peter Pan, Pinocchio de Maude Royer n’a pas été une franche réussite… Pourtant, l’histoire débute de façon intrigante et malgré le contexte dramatique auquel le personnage principal est confronté, celui-ci semble prendre les choses au second degré, ce qui m’a particulièrement plu. Suite à son réveil à l’hôpital après sa tentative de suicide, Patrick ne se souvient plus de rien.

Ses parents jugés et emprisonnés pour leurs crimes dont il n’a plus aucun souvenir, il est envoyé chez son grand-père alcoolique plus occupé à sculpter des jouets en bois que de découvrir la vie de son petit-fils. Mais face à l’insalubrité de son nouvel habitat, Patrick compte bien gagner de l’argent afin de pouvoir partir après ses dix-huit ans dans son propre appartement. Seulement, se faire de l’argent honnêtement, ce n’est pas dans les plans de Patrick.

Découvrant une deuxième la ville de Montréal entre deux sauts à son lycée et une discussion toute en animosité et sarcasme avec son grand-père, le jeune délinquant n’hésite pas à se mettre dans le pétrin s’il est sûr d’en retirer quelques billets. Arnaques sur les réseaux sociaux, extorsion, combats illégaux, ventes de drogues, tout est bon pour partir le plus vite possible de chez son grand-père Joseph. Au milieu de son quotidien, des bribes de souvenirs semblent peu à peu remonter à la surface malgré le souhait de Patrick d’ignorer son passé et surtout celui de ses parents. Mais malgré lui, certaines réminiscences pendant la nuit vont le contraindre à comprendre ses pulsions de plus en plus malsaines et violentes. Et c’est à partir de là que j’ai personnellement commencé à décrocher.

Avec Peter Pan, j’avais déjà fait face à la violence physique et psychologique, à différentes agressions sexuelles mais Pinocchio touche à quelque chose que je ne peux vraiment pas « accepter » : la maltraitance animale. On peut dire que Patrick déteste les chats et il est prêt à assouvir ses penchants en leur faisant du mal et c’est à partir de là que je me suis bloquée.

J’ai eu par la suite beaucoup de mal à trouver un intérêt à cette lecture alors que le personnage de Patrick me plaisait bien par sa violence et son impertinence qui sont ses seules armes face aux personnes qui l’entourent. Les références au conte original sont bien présentes dont certaines amusantes. J’aurais peut-être aimé davantage d’explications autour des parents, particulièrement sur la mère et sur ce qui l’a amené à devenir telle qu’elle est.

La fin est particulièrement malsaine et si le message de ce livre est le même que dans Les Aventures de Pinocchio, la manière de l’aborder dans sa conclusion est bien différente mais totalement en accord avec l’esprit de ce roman. Je suis donc assez déçue par cette revisite de Pinocchio. Même en étant pas fan de l’histoire originale, le début de livre me paraissait bien prometteur mais je me suis perdue en milieu de chemin.

 

Privé de travail, combattant l’oisiveté, le menuisier s’était mis à fabriquer des jouets de bois. D’abord salvatrice, cette activité était devenue compulsive. La maison de Joseph s’était de nouveau remplie, sans que personne puisse s’en indigner.

Le personnage sans fard de Patrick m’a plu par son impertinence et sa manière égoïste de profiter des autres pour en retirer un bénéfice personnel mais son quotidien m’a ensuite un peu ennuyé à mesure où ses penchants malsains autour de la violence animale prend le dessus.

De la même saga

  • Blanche Neige de Louis-Pier Sicard (2017)
  • Hansel et Gretel d’Yvan Godbout (2017)
  • Peter Pan de Simon Rousseau (2017)
  • Les 3 p’tits cochons de Christian Boivin (2017)
  • Le Joueur de flûte de Hamelin de Sylvain Johnson (2018)
  • Le Petit Chaperon rouge de Sonia Alain (2018)
  • Le Vilain Petit Canard de Christian Boivin (2018)
  • La Petite Sirène de Sylvain Johnson (2018)
  • Raiponce de Louis-Pier Sicard (2018)
  • La Reine des neiges de Simon Rousseau (2018)
  • Boucle d’or d’Yvan Godbout (2019)
  • La Belle au bois dormant de Louis-Pier Sicard (2019)
  • Peau d’âne de Steve Laflamme (2019)

L’œuvre originale

De la même auteure

Les Premiers Magiciens

  • La Rébellion des cigognes tome 1 (2010)
  • Le Sort des elfes tome 2 (2010)
  • Les Joyaux d’Éliambre tome 3 (2011)
  • Le Baiser des morts tome 4 (2011)

Zodiak

  • Les Nébuleux tome 1 (2014)
  • La Treizième Constellation tome 2 (2014)
  • La Révolution des Astres tome 3 (2015)

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