Note : 4.5 sur 5.

À Castle Rock, Scott Carey est affecté par un mal étrange. Il perd rapidement du poids tout en conservant extérieurement la même masse corporelle. Avec l’aide du docteur Bob Ellis, il tente de comprendre cet inquiétant phénomène. Parallèlement à cela, Carey a un litige avec ses voisines concernant le chien de celles-ci. Si l’une de ces voisines, Missy, est très amicale, l’autre, Deirdre, est glaciale. Toutes deux essaient de lancer un restaurant mais le fait qu’elles soient ouvertement mariées provoque l’hostilité d’une bonne partie des habitants de la ville. Apprenant leur problème et confronté au sien, Carey décide de les aider à vaincre les préjugés de la population locale.

Quand Scott Carey frappa à sa porte, Bob Ellis (que tout Highland Acres appelait encore docteur Bob, bien qu’il fût à la retraite depuis cinq ans) le fit entrer dans l’appartement.

Plus intéressée par les premiers romans du maître du roman horrifique et fantastique, j’étais tout de même intriguée par cette nouvelle tout juste publiée par Le Livre de Poche. Merci donc à la maison d’édition et à NetGalley pour m’avoir permis de découvrir cette nouvelle parution qui pourra paraître étonnante pour les amateurs de Stephen King. Ici, point de récit sombre ou effrayant, celui-ci est bien moins tragique que ce que l’écrivain a l’habitude de nous offrir.

Scott Carey, un habitant de la ville imaginaire et mythique de Stephen King, Castle Rock, fait face à une étrangeté bien particulière. Ne comprenant pas ce qui lui arrive, il décide de partager cette bizarrerie avec son ami Bob Ellis, un médecin à la retraite. Celui-ci ne peut que s’inquiéter face à cette pathologie unique : le corps de Scott déroge depuis peu à la loi de la gravité. Il perd chaque jour un demi kilo sans que ça influe sur son apparence. Sans savoir ni la date exacte du commencement du phénomène ni sa cause, Scott, contrairement à ce que l’on pourrait s’attendre, prend la nouvelle avec sérénité.

Plus le temps passe et plus il se sent libre dans son corps et dans sa tête. Le voilà à sortir de sa zone de confort et à oser davantage aller vers les autres comme ses deux voisines mariées qui vivent en face de chez lui et avec qui il n’a jamais vraiment dialoguer. Si les premiers échanges seront conflictuels, Scott pense qu’il peut réussir à arranger les choses et à comprendre le comportement hautain et impulsif propre à une de ses deux femmes, Deedee.

Tout mène là, songea-t-il. À cette élévation. Si c’est ce qu’on ressent quand on meurt, on devrait se réjouir de partir.

Plus enclin à aller vers autrui, Scott se rend peu à peu compte des préjugés auxquels font face ses deux voisines de la part du reste de la ville. Au fur et à mesure qu’il fond sans que sa masse corporelle ne change en apparence, il va alors se donner la mission, à son échelle, d’apporter davantage de tolérance dans cette petite du Maine où les idées conservatrices sont toujours profondément ancrées dans le quotidien de ces habitants.

Élévation se révèle être un message de tolérance et d’acceptation d’autrui mais aussi de sa propre existence. Plus libéré et léger, Scott fait davantage attention à ses propres désirs et à la vie de ses proches amis. La gravité n’aura jamais eu autant de poids dans sa vie que depuis que cet incident s’est imposé à lui. Avec toujours une dose de surnaturel qui ne connaîtra pas d’explication logique, ce qui offre une part de magie à cette courte histoire, Stephen King réussit à nous faire entrer toujours aussi facilement dans son récit qui garde une part de réalisme grâce à des descriptions travaillées propre à l’auteur et à des préoccupations sociales d’actualité dans notre propre société contemporaine.

Quoique le mot heureux fût trop faible : ce qu’il découvrait en explorant les limites ultimes de sa résistance, c’était un autre monde. Tout mène là, songea-t-il. À cette élévation.

Cette courte nouvelle peut étonner au vu de son ambiance beaucoup moins sombre que dans la majorité des autres écrits de Stephen King et ça fait du bien un peu moins d’obscurité et de dangers surnaturels. Tourné vers la tolérance et l’entraide, une part de fantastique est tout de même au centre de cette histoire à la fois amusante et étrange.

Du même auteur

Salem (1975)
Shining (1977)
Rage (1977)
Dead zone (1979)
Jessie (1992)
Rose Madder (1995)
Gwendy et la Boîte à boutons (2017)

Ça
tome 1 (1986)
tome 2 (1986)

Dôme
tome 1 (2009)
tome 2 (2009)

La Tour sombre
Le Pistolero tome 1 (1982)

10 commentaires sur « Élévation, Stephen King »

  1. Je l’ai lu debut de semaine, et j’ai bien aimé aussi cette nouvelle.
    De fait pas d’horreur, juste une petite dose de fantastique pour raconter une belle histoire humaine.
    J’ai bien aimé le rythme. On entre tout de suite dans le vif du sujet. Cpurt mais efficace.

    Aimé par 1 personne

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