Note : 3.5 sur 5.

Un vieux luthier Italien au XVIIème siècle, un tsigane orphelin qui vit de sa musique sur les chemins de la France des années 30, une jeune femme bohème qui rêve de voir un jour ses toiles exposées dans le Paris contemporain et un PDG infatigable dont le cœur n’est touché que par les airs classiques qui résonnent dans son bureau new-yorkais : si différents soient-ils, ces quatre personnages ont en commun, un objet, le violon.

Depuis le 9 mai, le Challenge NetGalley a  débuté encourageant les lecteurs à découvrir d’autant plus le catalogue lors de ce mois. Merci donc à la plateforme et à la maison d’édition Grasset pour cette lecture vers laquelle je ne me serais pas automatiquement tournée sans ce challenge. Et pourtant, Marie Charvet narre dans L’Âme du violon un récit tout en douceur et en finesse à travers quatre personnalités du XVIIème siècle à nos jours.

Entre Giuseppe le luthier timide italien, Lazlo le roumain porté par l’envie de découvrir le monde et le succès, Lucie qui recherche un but dans sa vie et Charles l’entrepreneur qui se laisse rarement porté par l’inconnu, il y a un point commun qui traverse les époques, les frontières et les classes sociales : la musique et plus particulièrement le violon. Tous à un point culminant de leur vie, ils tentent de trouver leur place tout en laissant libre cours à leur passion, que ce soit pour les sons vibrant contre les cordes du violon que pour l’instrument en lui-même fabriqué tout en finesse.

J’ai particulièrement apprécié suivre Giuseppe et Lazlo, l’un contraint de « spoiler » son art alors qu’il ne demande qu’à prendre le temps d’offrir un instrument de qualité et l’autre quittant sa famille pour suivre ses rêves de gloires en Amérique. Ces deux personnages sont particulièrement touchants, chacun à leur manière, Giuseppe plus par sa retenue et sa douceur et Lazlo pour sa jeunesse et son énergie. Lucie n’a pas réussi à entièrement me convaincre mais elle s’inscrit dans un quotidien plus commun à notre société actuelle, comme Charles qui lui est horripilant par son caractère d’insatisfait chronique.

Heureusement, l’évolution des personnages nous permet d’explorer leurs diverses facettes et de les rendre plus sympathiques. Seulement, mon manque d’intérêt pour l’histoire de Lucie et de Charles s’est ressenti dans mon rythme de lecture et mon avis global sur ce nouveau roman est alors assez mitigé. Mais le style de l’auteur est agréable et m’aura bien aidé à poursuivre de page en page ces quatre histoires entremêlées et seulement liées par le violon et ses sonorités.

L’auteure raconte avec douceur cette amour du violon que possèdent les quatre personnages, chacun à un stade différent de leur vie mais qui sont tous à la recherche d’un renouveau plus ou moins important. Deux des quatre personnages ne m’ont malheureusement pas beaucoup intéressé.

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  • Copenhague (2011)

4 commentaires sur « L’Âme du violon, Marie Charvet »

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