Note : 4 sur 5.

Dans la petite ville universitaire de Santa Lora, en Californie du Sud, une maladie mystérieuse plonge les habitants dans un sommeil persistant. C’est d’abord Mei, jeune étudiante d’origine chinoise, qui découvre sa colocataire Kara en état de sommeil profond, qu’elle fait évacuer à l’hôpital. C’est ensuite au tour de Libby et Sarah, deux jeunes sœurs dont la mère est morte peu après leur naissance, de voir leur père frappé du même mal. Puis ce sera Rebecca, atteinte par la maladie – alors qu’elle porte en elle un fœtus qui va se développer pendant toute la durée de l’épidémie – qui dort sans discontinuer depuis cinq jours. Toute la ville est exposée. L’hôpital n’a plus de lits disponibles, la bibliothèque est réquisitionnée, des tentes sont installées sur les pelouses. Le lieu est mis en quarantaine, des soldats armés barrent l’entrée et la sortie de la ville. Si bien que Ben et Annie, un couple d’enseignants, venus de Brooklyn avec leur nouveau-né ne parviennent pas à s’échapper et vont être frappés à leur tour.
Quand ils se réveillent, nombre d’entre eux se rappellent de leurs rêves, qu’ils croient prémonitoires. Mais peu à peu, comme dans le cas de Ben, on s’aperçoit que ce sont des souvenirs entremêlés de rêves. Et ces rêves, qui faisaient papillonner de façon énigmatique les paupières des dormeurs, sont peut-être des portes ouvertes sur des univers parallèles.

Elles savent seulement ce qu’elles vont faire dans les quelques heures à venir. Pour le moment elles se cachent. Demain est dans les ténèbres. Demain, c’est l’inconnu.

Imaginez une épidémie soudaine et inexplicable qui laisse ses victimes dans un sommeil indéfini. Depuis ce premier cas à l’université de Santa Lora, les événements s’enchaînent, emmenant avec eux l’incompréhension et la peur. L’urgence se fait rapidement sentir lorsqu’une autre étudiante est touchée par le même mal. Est-ce vraiment contagieux ? D’où provient cette maladie ? De nombreuses interrogations sont mises sur le tapis alors que personne n’arrive à y répondre. Aux quatre coins de la ville, les habitants vont réagir de diverses manières, certains peu préoccupés alors que d’autres sont justement bien préparés pour ce genre de chaos. Mais même les plus aguerris pourront devenir des victimes de l’épidémie.

Le nom de Karen Thompson Walker me disait vaguement quelque chose et je me suis ensuite rappelée avoir lu de l’auteure L’Âge des miracles qui ne m’avait pas tant plu que ça. Je ne sais plus si le style de l’auteure m’avait interpelé à l’époque, pour ce qui est Des rêves infinis, on peut dire que j’ai immédiatement accroché. On est plongés au côté de cette palette de personnages tentant de comprendre la situation et de survivre à cette vague d’angoisse et de sommeil. L’inquiétude laisse souvent place à la suspicion, les êtres humains s’isolant pour avoir de meilleurs chances de s’en sortir. Il est intéressant de découvrir comment les personnages réagissent tous de façon différente face à tout ce remue-ménage qui chamboule complètement leur quotidien.

À mesure que le nombre de victimes s’allonge, les rêves des dormeurs semblent prendre le pas sur la réalité. Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui n’est qu’une simple illusion ? L’auteure nous offre un récit détaillé sur les affects de ses protagonistes, leurs sentiments face à l’épidémie et à l’avancée fulgurante de celle-ci. J’ai ressenti parfois quelques moments de flottements et de longueurs mais l’histoire réussit à nous embarquer pas si loin de la réalité. Merci à NetGalley et à JC Lattès pour cette lecture.

C’est ainsi que la maladie se transmet le mieux : par les mêmes canaux que la tendresse, l’amitié et l’amour.

L’écriture immersive et douce de l’auteure nous permet de rapidement visualiser l’histoire et de s’y intéresser avec tous ces personnages bien différents les uns des autres. Je me suis tout de même parfois perdue en cours de route.

De la même auteure

  • L’Âge des miracles (2012)

L’idée de base était bonne, l’écriture est belle, mais qu’est-ce que je me suis ennuyée… C’est trop passif, lent. Et je ne sais pas si l’âge du personnage principal était un bon choix pour l’histoire.

4 commentaires sur « Des rêves infinis, Karen Thompson Walker »

    1. C’est assez immersif, il est facile de rentrer dans l’histoire malgré quelques moments assez contemplatifs mais je pense que c’est vraiment le style de l’auteure comme dans L’Âge des miracles.

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