Ash princess – Lady Smoke tome 2, Laura Sebastian

Attention, risques de SPOILERS si vous n’avez pas lu le premier tome.

Je suis prête à tout sacrifier pour sauver mon pays.
Ma volonté.
Mon corps.
Ma vie.

 

AVIS

 

– Nous rentrons chez nous, Theo, me souffle-t-il à l’oreille.
Et ce « chez nous », dans sa bouche, est aussi délicat, aussi doux que du sucre filé.
Il résonne dans ma tête bien après que Blaise desserre son étreinte.
Deux mots, une prière, une promesse dont je veillerai à ce qu’elle soit exaucée.

 

Aussitôt publié, aussitôt acheté ! Il me tardait de savoir comment la princesse de cendres allait devenir une véritable reine prête à tout pour reconquérir son pays. Et autant vous prévenir tout de suite, mon avis diffère largement de la majorité qui trouve que ce second tome est dans la lignée du premier. Pour ma part, Lady Smoke a été un petit calvaire à lire. Dès le début, il a fallu que je me familiarise à nouveau au style de Laura Sebastian qui produit des phrases parfois étrangement tournées et qui surtout, à certains moments, tient beaucoup la main du lecteur. Si j’avais réussi à passer outre ce genre de bizarreries dans Ash princess, ici ça m’a d’autant plus sauté aux yeux dû à la lenteur de l’intrigue. Second tome classique où l’auteure enveloppe son récit de longueurs pas forcément nécessaires et de réflexions répétitives de la part du personnage principal…

Il est tout de même intéressant de suivre Theosodia dans sa découverte du monde entre l’océan et Sta’Crivero où elle est accueillie par le roi Etristo. L’âme nullement charitable, si le roi propose l’asile à la reine déchue et à ses amis, c’est bien pour en profiter. Va alors s’officier dans son palais des rencontres entre Theosodia et des prétendants potentiels, dirigeants des autres pays indépendants, pour pouvoir obtenir une armée contre le Kaiser et ses forces en Astrée. Éduquée au sein d’un système matriarcale, Theo fait alors face aux autres gouvernements presque exclusivement patriarcales et à leurs coutumes. L’auteure passe par ce biais des messages sur le droit des femmes, sur l’absurdité de certaines traditions favorisant un sexe par rapport à l’autre, sur l’immigration, etc… L’héroïne, tout en voulant récupérer son pays pour y régner, est pour l’égalité au sein de son peuple et pour la tolérance, tout comme ses amis.

Heron et Artemisia sont des personnages secondaires toujours intéressants de par leurs interactions avec leur reine, particulièrement Artemisia qui n’hésite pas à dire ce qu’elle pense avec le plus de sincérité à Theo, et celle-ci en a bien besoin. Dragonsbane reste un personnage mystérieux dont le dessein et les envies restent trop en surface pour que l’on comprenne vraiment où elle se place dans cette guerre entre Theosodia et le Kaiser. Crescentia est peu présente mais sa brève apparition m’a totalement donné envie de la retrouver dans le dernier tome comme antagoniste central, elle qui s’est totalement métamorphosée en femme fatalement dangereuse et envieuse de vengeance. Ôtant ce que j’ai dis sur le style de l’auteure, voilà tout ce que j’ai apprécié dans ce livre en comptant aussi ses cent dernières pages qui ont été pas mal mouvementées. Venons en maintenant à ce qui m’a vraiment chagriné pendant cette lecture.

 

il n’est pas mauvais d’apprendre à connaître la part de ténèbres qui gît en chacun de nous, pour l’accepter.

 

Quelle lenteur… Franchement, je n’en voyais plus le bout à force de prendre ce livre et de le reposer cinquante pages plus tard. La première moitié a peiné à me remettre dans le bain ne se passant pas grand chose dans les deux cent premières pages. À part suivre l’introspection de Theo, ses doutes et ses envies au fil de son périple, qu’est-ce qu’il se passe de concret ? Après cette première moitié, j’ai encore eu plus de mal à m’accrocher, j’attendais avec espoir un retournement de situation qui est arrivé finalement assez tard. Mais le plus gros point noir pour moi est bien le personnage de Theo. Ce n’est pas la première fois qu’une héroïne devient niaise et insupportable mais alors là…

Si je comprenais son éternelle indécision à la cour du Kaiser en tant que prisonnière et princesse de cendres, je n’en pouvais plus de son déni face à ses sentiments pour Søren, de la manière avec laquelle elle joue consciemment avec les sentiments de Blaise, et de sa culpabilité de ne pas être ou de ne pas se conduire comme sa mère alors que leur vie ne sont pas comparable entre un règne pacifique d’un côté et un assujettissement au milieu d’un peuple opprimé et détruit de l’autre. Qu’elle assume ses choix et ses actes au lieu de culpabiliser à chaque fois qu’elle fait quelque chose qu’elle n’apprécie pas mais qu’elle se sent obligée de faire pour la reconquête d’Astrée et pour ses relations diplomatiques qui finalement ne l’intéressent guère. Elle veut tout sans rien donner en retour. Elle dit être prête à se sacrifier mais quand doit venir l’heure des actes, elle recule sans cesse. J’aurais vraiment voulu qu’elle offre bien plus que des mots et la fin ne me réconcilie pas totalement avec ce problème dans l’entièreté du roman. A cause de ça, le triangle amoureux est  bien trop important alors que l’on devine bien vite vers qui Theo va se tourner pour la fin de la trilogie. Moi qui avait bien apprécié Søren et Blaise dans le premier tome, j’aurais souhaité qu’ils aient une place bien plus importante ou en tout cas pas exclusivement tournée vers leurs sentiments pour Theo.

 

Les héros ne gagnent jamais la partie sans sacrifier ce qu’ils aiment. Tu veux tout. Mais tu n’es pas prête à sacrifier quoi que ce soit pour l’obtenir. Ni ta liberté, ni moi, ni le prinkiti. Moi, lorsque le jour sera venu, je pourrais sacrifier assez pour deux, je crois.

CONCLUSION

Malgré un léger approfondissement de l’univers et une dernière partie qui m’a davantage intéressé, j’ai vrai ment eu beaucoup de mal à supporter Theo qui dit être prête à sacrifier beaucoup de choses pour reconquérir son pays mais qui dans les actes ne fait pas grand chose. Le récit est extrêmement lent et le triangle amoureux prend beaucoup trop de place.

 

DE LA MÊME SAGA

 

4 réflexions au sujet de “Ash princess – Lady Smoke tome 2, Laura Sebastian”

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