Note : 4 sur 5.

Le début de l’été. Un lieu paradisiaque, propice au farniente et au lâcher-prise. Pourtant…La cruauté d’un ciel parfait, la chaleur déjà lancinante, le vent qui tourne. Quatre hommes et deux femmes qui n’ont pas choisi de cohabiter, dont le seul point commun est de se retrouver coincés au milieu de nulle part. Sous le voile de la légèreté, chacun va bien malgré lui plonger dans son histoire et remonter à la surface des souvenirs qui conditionnent son présent. L’occasion d’une grande lessive… ou pas.

Me tournant à chaque fois avec plaisir vers l’auto-édition, j’ai souvent trouvé des pépites chez Librinova. Si Indélébile propose finalement des personnages qui m’ont paru trop caricaturaux, j’ai tout de même passer un très bon moment de lecture. Valérie Anvers, que je remercie, propose un roman drôle et caustique mêlée à une histoire criminelle. Tout commence avec la rencontre de six personnages dans la maison d’hôtes de Sophie.

Il y a Tristan, le gynécologue misogyne, venu pour un tête-à-tête avec sa maîtresse absente ; Marina, escort-girl, bien plus intelligente qu’on ne le pense derrière sa plastique ; Philippe qui veut profiter de ce séjour pour rompre avec Jean-Pierre ; Ernesto le cuisinier italien et beau parleur ; Sophie qui semble cacher un mystérieux secret au sein de sa demeure.

Tous sont venus pour se ressourcer à la recherche d’un renouveau au milieu de leur quotidien routinier et dorénavant peu enrichissant. Avec ces personnages caricaturaux à souhait, l’humour est bien présent dans ce roman à part. L’auteure joue de ces personnages qui ne savent pas vraiment ce qu’ils désirent, ce dont ils ont besoin. Le meilleur exemple est Philippe qui préfère procrastiner au lieu d’avouer la fin de ses sentiments à Jean-Pierre qui lui se vexe pour un rien.

Et alors qu’un feu survient aux abords de la propriété, tous sont invités à rester cloîtrés dans la maison malgré leurs projets respectifs. C’est alors qu’un événement décisif survient qui apporte son lot de surprises, de moments drôles et loufoques. C’est une lecture estivale idéale où l’on s’amuse des défauts des protagonistes jusqu’à parfois en être lassés et où on reste intrigués par ce récit sympathique et rieur.

Abandonnée à la renverse, les mains croisées derrière la tête, Sophie contemplait le ciel paisible et immuable, assurance d’une certaine stabilité quand tout était susceptible de vaciller au gré des intempéries humaines, inévitables autant qu’admirables.

Drôle et rafraichissant, ce huis-clos est sympathique même si les personnages ont fini par me lasser par leur caractère respectif bien prononcé.

De la même auteure

  • Bugan Chuluu (2019)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s