Note : 3.5 sur 5.

Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits.
Une série de découvertes étranges – un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par autocombustion – l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3.
Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…

– Il paraît qu’au bout de quelques années d’expérience, les flics réussissent à repérer la vérité du mensonge.
– Non. C’est à force d’entendre des mensonges que la vérité sonne différemment, c’est tout.

Avec tout l’essor médiatique autour d’Olivier Norek avec son nouveau roman Surface, il était vraiment temps que je le découvre. On m’avait conseillé de commencer par Code 93, c’est donc ce que j’ai fait et même si je n’ai pas été complètement convaincue, ce roman policier m’a donné envie de poursuivre mon aventure avec l’auteur. Olivier Norek a le mérite de connaître son sujet étant lui-même lieutenant de police dans le 93, apportant donc à son roman policier une atmosphère authentique et parfois crue.

Les procédures policière et scientifique, la manière de collecter des témoignages, etc… sont donc assez proches de la réalité. Au sein du 93, nous faisons alors la rencontre du capitaine Victor Coste en charge du groupe Crime 1 à la SPDJ dans le 93 accompagné de son équipe avec le geek de la bande, le flic au cœur froid mais très efficace et la toute nouvelle recrue depuis le départ de Mathias, le bras droit depuis dix ans de Victor. Et ce départ dès le début du roman ne va pas être anodin.

Alors que l’équipe fait face à des cas fantasques, comme le réveil d’un homme émasculé sur la table d’autopsie et un autre dont la mort pourrait être assimilée à de l’auto-combustion, Victor reçoit également de drôles de lettres anonymes faisant référence au Code 93. Que signifie donc ce code ? Victor compte bien en solo le découvrir et, aussi intelligent soit-il, il sait déjà par où commencer. Sentant que son vieil ami n’est pas étranger à cette affaire, il va personnellement enquêter sur ces magouilles internes afin d’en comprendre les rouages et les secrets et pour éviter que ça ne lui retombe en pleine face.

Mais le 93 a toujours été un coupe-gorge, pour quelles raisons voudrait-on le faire passer pour un village de vacances ?

Nous voilà donc face à deux affaires qui pourraient bien être reliées et différents points de vue au fil du roman. Cette construction narrative ne m’a pas toujours convaincu surtout à la fin lors de la découverte du mode opératoire du meurtrier alors que les policiers sont toujours en train d’essayer de comprendre l’identité du tueur. On en arrive alors à un décalage entre le lecteur et les personnages principaux avec en plus une alternance entre passé proche et présent qui m’a parfois perdu.

J’ai eu également un petit peu de mal à rentrer dans le récit, trouvant le début de cette affaire un peu trop linéaire et factuelle. Mais l’alchimie dans le groupe m’a beaucoup plu, les policiers faisant entièrement confiance en leur capitaine et vice-versa. Johanna se révèle une bonne recrue et apporte une touche féminine et nouvelle à l’équipe, Léa est également un personnage intéressant sortant de l’archétype propre à son métier.

Malheureusement, si l’affaire policière semble alléchante au premier abord, elle perd de son attrait au fil de l’intrigue. Il n’est pas difficile de relier les différents points touchant à tout cette affaire, la fin m’a paru se conclure donc assez fadement. Je vais tout de même m’intéresser à la suite de cette trilogie avec Territoires, on verra si l’enquête policière m’intéresse davantage. En tout cas, Victor Coste est un personnage que j’ai très envie de retrouver.

– T’aimes pas trop la mort, toi. Pour un flic…
– A vrai dire, je m’en fous, c’est les pauvres gens qui restent derrière qui m’inquiètent.

Malgré des personnages intéressants avec au centre un capitaine de police que l’on a envie de suivre davantage, j’ai eu du mal avec l’intrigue. Alléchante au départ, elle finit d’une manière assez fade tout en étant que peu surprenante. Mais l’authenticité propre à l’expérience de l’auteur et lieutenant de police est à souligner.

De la même saga

  • Territoires (2014)
  • Surtensions (2016)

Du même auteur

  • Entre deux mondes (2017)
  • Surface (2019)

5 commentaires sur « Code 93, Olivier Norek »

    1. Je l’ai entendu à la télé parler de son dernier roman Surface qui me fait encore plus envie maintenant, je te conseillerais presque de commencer par celui-là même si je ne l’ai pas encore lu. Code 93 ne me pousse pas forcément à lire tout de suite un livre de l’auteur.

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