Note : 4 sur 5.

Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.

CASTING
Elisabeth Moss : June Osborn / Dejoseph
Yvonne Stahhovski : Serena Waterford
Joseph Fiennes : Fred Waterford
Ann Dowd : Tante Lydia
Alexis Bledel : Emily Malek
Bradley Whitford : Commandant Joseph Lawrence
Madeline Brewer : Janine / Dedaniel
Samira Wiley : Moïra Strand
O.T. Fagbenle : Luke Bankole
Julie Dretzin : Eleanor Lawrence
Amanda Brugel : Rita
Max Minghella : Nick Blaine

Ashleigh LaThrop : Natalie / Dematthew

13 épisodes
3 saisons de 36 épisodes
2017-
-> série renouvelée

Ça ne serait pas drôle si vous deveniez finalement un héros ?

Une troisième saison qui se repose trop sur la partie visuelle

Se concluant sur OCS le 15 août dernier, j’ai pris mon temps pour terminer cette troisième saison de The Handmaid’s tale, saison pour laquelle je reste assez mitigée. Avec une première partie de saison très réussie selon moi et deux épisodes finaux convaincants, je ne peux pas oublier le ventre mou de cette moitié de cette saison avec le désir des scénaristes de tirer en longueur le récit jusqu’à parfois ne rien offrir de nouveau ou d’impactant.

La qualité visuelle reste présente, les horreurs au sein de Gilead sont toujours aussi inhumaines pour ces femmes victimes de la folie de leurs oppresseurs mais la série se repose trop souvent sur ses lauriers. Oui, c’est révoltant, horrible, nauséeux mais ça l’est déjà depuis trois saisons et à part quelques petites actions par-ci par-là (particulièrement dans la deuxième saison), rien ne bouge réellement jusqu’à ce qu’on soit lassés de cette mécanique ronflante qui use peu à peu son matériau.

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Une réadaptation au sein d’un monde où les femmes ont des droits

Bon, commençons par ce début de saison qui, malgré sa lenteur, offre une approche très intéressante en mettant en parallèle l’expérience d’Emily et celle de June. Pour la première, c’est un total chamboulement. Recueillie avec Nicole au Canada, elle va devoir se faire à nouveau à ses nombreuses libertés qui lui ont été prises depuis la création de Gilead.

C’est l’occasion d’en découvrir plus sur le personnage, sur son passé, la manière dont elle a vécu le début du régime totalitaire et la séparation avec sa famille. Maintenant qu’elle vit au Canada, retrouvera-t-elle sa femme et son fils ? Et réussira-t-elle à se faire à nouveau à cette vie « normale » ? Faisant la connaissance de Luke et de Moira, ça nous permet également de voir les deux proches de June dans leur quotidien entre leur désespoir et leur combativité pour retrouver leur femme et amie et détruire Gilead.

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Trop de laxisme à propos de June qui amène à de trop nombreuses facilités

Malheureusement, à partir de la moitié de saison, les personnages au Canada sont pratiquement évincés pour se focaliser seulement sur June. Ayant refusé de suivre Nicole jusqu’au Canada afin de retrouver Hannah, celle-ci retrouve sa vie de servante même si apparemment, elle semble moins prompte à faire tout ce qu’on lui demande. On ne va pas se mentir, si June était une servante comme les autres, elle serait borgne et/ou mutilée, voire morte, depuis longtemps.

Oui, mais June est le personnage principal de la série et puis, se faire violer par Fred et se faire voler son bébé, ça fout déjà un coup au moral. Alors laissons les copines se faire punir, de toute façon, à part Janine, on ne connait pas leur histoire et on ne se souvient pas de leurs prénoms, ancien ou nouveau.

Si on pouvait au début justifier cette protection autour d’elle avec la présence de Fred et de Nick et par sa grossesse, c’est maintenant beaucoup plus compliqué de comprendre la raison pour laquelle Tante Lydia ne la punit pas de son insolence. Tout semble malheureusement trop facile pour elle même si évidemment, la vie à Gilead n’est pas un parcours de santé et que June va encore vivre des épreuves douloureuses psychologiquement.

Seulement, en persévérant dans ce choix de privilégier le point de vue de June, j’ai l’impression que la série perd en intérêt. Les autres personnages sont parfois absents pendant deux ou trois épisodes, tout tourne autour d’elle alors qu’elle n’est pas le seul protagoniste qui pourrait être intéressant à développer. Les gros plans sur elle à chaque fin d’épisode alimentent ce ras-le-bol du personnage, dès la moitié de la saison, j’étais déjà en overdose. Alors quand la série a proposé un épisode en huis-clos dans lequel June est presque le seul personnage, j’ai du faire une pause de quelques semaines.

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Des personnages secondaires en retrait et qui peinent à réellement évoluer

En reprenant, j’étais contente de voir que les scénaristes se rappelaient que l’histoire comportait d’autres personnages ! Tante Lydia a le droit à un développement, même si très bref,  lors de flash-backs qui nous dévoilent sa vie avant Gilead. Elle reste tout de même encore difficile à cerner, tantôt compatissante et bienveillante, tantôt brutale et hargneuse.

Serena et Fred restent un duo important de la série mais pour tout vous dire, si j’aime détester le Commandant Waterford pour ses convictions et ses actes envers les deux femmes qui partageaient sa maison, je n’en peux vraiment plus de Serena. En trois saisons, elle n’a pas arrêté de rétropédaler à chaque fois que ses intérêts entraient en ligne de mire. Elle tourne constamment en rond jusqu’à ce qu’on se lasse et qu’on ne puisse plus du tout la voir comme une victime de ses propres choix.

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D’autres qui restent très ambigus

C’est sûrement la plus hypocrite de tous, révélant une once d’humanité que lorsqu’elle a besoin des autres pour obtenir ce qu’elle veut sans penser à la douleur des gens autour d’elle. Elle nous aura fait espérer un duo fort et alléchant avec June mais ses ambitions gâchent à chaque fois tout. Heureusement, si je pensais au départ que la série voulait encore lui trouver des excuses, celle-ci réussit à apporter à Serena une conclusion de saison convaincante et aboutie.

Le final est éprouvant et émouvant, pas forcément aussi fort que les deux précédents, mais réussit à toucher notre corde sensible. Le Commandant Lawrence s’est rendu utile tout en restant trop énigmatique mais son implication dans le plan de June nous a permis de le comprendre davantage entre son besoin d’apporter de la stabilité à la santé fragile de sa femme et son désir de rédemption après avoir aider à créer Gilead. Seulement, la saison se termine avec un goût amer, un arrière goût redondant et décevant. Que va encore pouvoir apporter une nouvelle saison ? Les scénaristes n’auraient pas pu travailler d’une autre manière celle-ci afin de de conclure maintenant avant que la série ne devienne réellement lassante ?

Ils ont préféré (tenter de) faire monter la sauce avec des épisodes de remplissage pour en arriver presque au même point qu’en ce début de saison. Personnellement, je ne suis pas sûre de prendre le temps de regarder la quatrième l’année prochaine. Je pense que je vais plutôt me lancer dans le livre. Entre temps, je vais faire une petite pause avec Elisabeth Moss, je ne peux vraiment plus voir sa tête maintenant ^^

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2 commentaires sur « The Handmaid’s tale – Saison 3 »

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