Note : 4 sur 5.

Pamina, habite en montagne avec son compagnon Nils. Elle se sait entourée par un clan de cerfs qui lui sont restés invisibles et mystérieux jusqu’à ce que Léo, un photographe animalier, construise dans les parages une cabane d’affût et qu’il lui propose de guetter avec lui. Tandis qu’elle observe et s’initie à la vie du clan, affrontant la neige, le givre, la grêle, avec pour équipement un filet de camouflage, une paire de jumelles et des carnets, elle raconte sa peur de la nuit, les futaies sous la lune, la magie de l’inconnu, le plaisir infini à guetter, incognito, l’apparition des cerfs, à les observer, à les distinguer et à les nommer : Apollon, Géronimo, Merlin… Mais au cours de ces séances de guet, elle va découvrir un monde plus cruel que celui du règne animal, celui des hommes, car un massacre se fomente…

Les métaphores sont des courts-circuits à la lueur desquels les deux bords du monde se révèlent à nous, rassemblés en une seule féérie.

Roman de la rentrée littéraire, Les Grands Cerfs semble faire des heureux pour le moment. Avec un style riche en descriptions et en poésie, Claude Hunzinger nous enchante par son récit en pleine nature dans la contemplation de cet animal majestueux et intrigant, le cerf. Habitant en montagne avec Nils, Pamina se prend de passion pour ces animaux. Au côté d’un photographe animalier, Leo, elle tente quotidiennement de les approcher de plus près pour les admirer et les connaître davantage.

Ce roman nous emmène alors vers une contemplation de cette faune, de cette nature sauvage, et on en vient à être aussi émerveillés que Parmina. Seulement, malgré la forme du récit, je n’aurais malheureusement pas réussi à entrer complètement dans l’histoire. Souvent trop descriptifs mais surtout trop répétitifs, je me suis parfois lassée à la lecture de certains chapitres qui se ressemblent et qui ne font pas tellement avancer l’histoire de ces escapades.

Ma lecture a alors été plus lente que prévue alors que le sujet m’intéressait beaucoup. La passion, virant parfois à l’obsession, de Parmina m’aura donc partiellement touché dû à des similitudes entre les chapitres et des répétitions qui m’ont lassé. Heureusement, l’écriture vaut le détour et réussit à nous enchanter dans ce décor sauvage et dépaysant. Merci à NetGalley et la maison d’édition Grasset pour cette lecture.

Et pourtant, j’étais du côté des cerfs comme s’ils étaient enfouis en moi, bien avant ma part humaine et qu’ils y avaient laissé une empreinte plus forte que ma raison. Une sorte d’appel de la forêt.

Une écriture riche et poétique pour parler de la nature et des cerfs mais des redondances m’auront parfois gâché la lecture à force de stagner dans l’histoire.

Du même auteur

  • Bambois, la vie verte (1973)
  • De toutes les couleurs (1976)
  • Petit paysage avec la tempête (1979)
  • Les Enfants Grimm (1989)
  • V’herbe (2003)
  • Elles vivaient d’espoir (2010)
  • La Survivance (2012)
  • La Langue des oiseaux (2014)
  • L’Incandescente (2016)
  • L’Affût (2018)

2 commentaires sur « Les Grands Cerfs, Claudie Hunzinger »

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