Note : 4 sur 5.

Dans la salle d’interrogatoire, les enquêteurs se mesurent aux suspects, prenant tous les risques et beaucoup de libertés avec les règles pour faire éclater la vérité.

Casting
Eva Meckbach : Agent Nadine Keller
Sylvester Groth : Capitaine Karl Schulz
Florence Kasumba : Antje Borchert
Peter Kurth : Jochen
Deniz Arora : Yilmaz
Christian Berkel : Maître Steffen Marquardt
Nina Hoss : Claudia
Christian Kuchenbuch : Martin Ludwig
Jonathan Berlin : Stefan Proska

3 épisodes
2019
-> série terminée

– On pense que les gens sont ensemble pour le meilleur.
– Chez certains, c’est pour le pire.

Nous revoilà cette nouvelle semaine avec la version allemande de Criminal. Cette série en quatre parties me plait de plus en plus, j’ai l’impression de suivre les différentes parties crescendo niveau qualité car pour le moment, c’est Criminal : Allemagne qui gagne ma préférence avant l’Espagne et la France. Pourtant, c’est toujours la même dynamique – même si les Allemands jouent avec les codes narratifs – avec la même construction. Nous suivons pendant trois épisodes trois interrogatoires au sujet d’affaires toutes indépendantes les unes des autres. L’équipe policière, par des moyens propres à leurs méthodes, tentent de démêler le vrai du faux et de faire avouer ceux qu’ils sont persuadés de voir comme coupables. Qu’est-ce qui m’a alors davantage plu dans cette version ?

Interrogatoire dans Criminal Allemagne

Le casting loin d’être amateur

Si j’avais déjà souligné le jeu des acteurs espagnols en accord avec les affaires avec des thèmes forts, particulièrement lors du deuxième épisode, je suis obligée de réitérer avec le casting allemand qui a mérité d’être choisi même si plusieurs de ses membres sont finalement sous-exploités afin de mettre vraiment en lumière un duo de flics qui va faire la différence.

On reconnaîtra quelques têtes comme Florence Kasumba qui m’a tout de suite interpelée, ayant joué dans de grosses productions hollywoodiennes tels que Black Panther et les deux derniers Avengers. Un peu moins connu à l’international, il y a Sylvester Groth qui a joué dans la série Darket qui a fait quelques apparitions dans Sense 8. Outre l’expérience de certains acteurs, ces derniers s’intègrent parfaitement dans le ton de la série avec des personnages concentrés à leurs tâches, impassibles et avides de réponses.

Une équipe de policier performant

Des personnages qui auraient gagné à être davantage suivis

Difficile au premier épisode de comprendre réellement le fonctionnement de cette brigade et la place que chacun y campe. Les deux autres épisodes présenteront davantage les qualités et défauts du capitaine Karl Schulz comme les idées parfois risqués de Nadine Keller et le travail minutieux de Antje Borchert à miser sur les réactions faciales des suspects. Ces derniers sont également bien joués même s’ils m’ont paru moins impactants que leurs histoires en elles-mêmes.

Seule Claudia, la dernière interrogée, arrive à sortir son épingle du jeu par sa folie, son irrévérence et sa maîtrise de soi qui vacille de temps à autre. Les plus importants resteront Schulz, tête brûlée guidé vers la justice pour les victimes et Keller, venue superviser la brigade pour quelques jours et qui découvre la réelle personnalité de tous ses membres. Le duo fonctionne très bien, les deux laissant rarement passer une quelconque émotion faciale, ce qui peut parfois nous déconcerter et nous interroger sur leur façon pourtant ingénieuse de penser un interrogatoire. Mais apparemment, l’allemand est énigmatique et pondéré, c’est en tout cas ce que m’a fait ressentir cette série.

Des duels tendus

Des cas qui jouent sur l’histoire du pays

L’Allemagne a connu de grands bouleversements depuis des décennies et la série en joue. Pour deux des affaires, Criminal va s’intéresser aux conséquences de la réunification du pays, entre ses parties est et ouest. On se retrouve un peu dans Cold Case où le coupable n’est pas forcément celui que l’on croit. Le pays joue sur ses atouts pour nous attirer dans ses filets et ça marche. Sans être rébarbatif et trop historique, la série nous fait découvrir par ses enquêtes une époque pas si lointaine qui a été le moteur de grands changements politiques, économiques, sociaux et psychologiques.

L’affaire dans le deuxième épisode est totalement différente, donnant voix à un phénomène de société que l’on tend généralement à accuser dans un seul sens alors qu’il existe bien évidemment et malheureusement des deux côtés. Il est intéressant de voir comment le pouvoir peut amener certains à se taire de peur de tout perdre quitte à accepter un quotidien destructeur.

Au-delà des cas policiers tout à fait intéressants, la partie allemande aura réussi également à casser quelque peu les codes scénaristiques similaires aux autres versions (du moins, comparée à celles que j’ai vu). Et c’est dès le début du premier épisode qu’elle se démarque avec cette entrée en matière totalement différente des autres où l’on voit le suspect hors de la salle d’interrogatoire dans laquelle il est, dans les versions espagnole et française,  constamment cantonné. C’est anecdotique et en même temps ça se remarque tout de suite et insuffle un peu d’originalité au matériau allemand.

Mon avis sur les autres versions

Criminal Allemagne

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