Note : 4 sur 5.

Après avoir pris la fuite avec un milliard d’euros provenant de la Fabrique Nationale de la Monnaie et du Timbre, le Professeur reçoit un appel : l’un des membres de la bande a été capturé. Le seul moyen de lui venir en aide tout en protégeant la location secrète des autres est de tous les réunir pour réaliser un nouveau braquage, le plus grand casse jamais imaginé.

Casting
Álvaro Morte : le Professeur
Úrsula Corberó : Tokyo
Miguel Herrán : Rio
Alba Flores : Nairobi
Jaime Lorente : Denver
Esther Acebo : Monica/Stockholm
Itziar Ituño : Raquel/Lisbonne
Darko Peric : Helsinki
Rodrigo de la Serna : Palerme
Pedro Alonso : Berlin
Hovik Keuchkerian : Bogota

Luka Peros : Marseille

8 épisodes
4 saisons de 38 épisodes
2017-
-> en attente de renouvellement

Boom boom Ciao

Il était vraiment temps que je regarde cette troisième partie de La Casa de papel, la quatrième arrive sur Netflix en fin de semaine ! Il m’aura fallu un an pour me motiver, est-ce que cette attente était finalement justifiée ? J’étais de ceux qui n’étaient pas spécialement ravis à l’idée d’une suite alors que les deux premières saisons se suffisaient à elles-mêmes et se concluaient convenablement. Alors quoi, un nouveau braquage ? Des retrouvailles ? Des enjeux encore plus colossaux ? Oui, oui et oui. La bande se reforme rapidement à l’idée d’un nouveau coup encore plus fort : braquer la Banque d’Espagne. Est-ce que cette troisième partie vaut les deux autres ? Moyennement.

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Des retrouvailles en grande pompe avec les personnages

Déjà, le format de huit épisodes fait du bien à la série, pas d’épisodes de remplissage, on est presque lancés immédiatement dans le casse et on y reste jusqu’au bout. L’épisode de reprise recontextualise les personnages, les liens entre eux et permet assez rapidement de reformer le clan afin de se lancer une nouvelle fois dans un plan millimétré afin de sauver Rio, récemment attrapé par la police et torturé dans un lieu tenu secret.

Les Dali sont alors prêts à prendre en otage la Banque d’Espagne pour récupérer leur ami et aussi les lingots ingénieusement entreposés. Le premier épisode met la pêche, j’avais vraiment le sourire aux lèvres tout du long malgré l’emprisonnement de Rio. On voit les personnages vivre leur meilleure vie tous aux quatre coins de la planète entre festivités et découvertes des différentes populations. Mais Tokyo tire la sonnette d’alarme, la fête est finie. Démunie face à l’enlèvement de Rio, elle appelle le Professeur à l’aide. C’est alors que les Dalis se retrouvent avec réjouissance dans leur antre et acceptent rapidement l’idée d’un nouveau casse avec trois nouveaux alliés.

Le plus gros plus de cette saison et de la série entière est bien ses personnages. Attachants, ils se dépassent afin de suivre les règles strictes du plan. Bon, comme toujours, ils sont toujours prêts à faire des erreurs, en particulièrement Tokyo. Je ne pensais pas la détester encore plus, et j’avais quelques espoirs après l’avoir adoré dans l’épisode de reprise, mais cette fille est le pire boulet pour ce genre de coup. Tout ne tourne pas autour de toi Tokyo et il faut savoir prendre sur toi, les autres personnages n’ont pas à la supporter dans ses bêtises ou pire, la contenir pour ne pas qu’elle fiche tout par terre.

Raquel | La Casa de Papel Amino ™ Amino

Moins de bisous et davantage de stratégie et d’action, s’il-vous-plaît !

Car les personnages pensent tout autant à leur survie qu’à leurs hormones qui leur montent parfois trop au cerveau, particulièrement Tokyo. La romance est bien trop présente et allez qu’on en met dans chaque épisode pour chaque personnage. Parfois, on se croirait dans un soap tellement ça prend de la place alors qu’il y a plein d’autres choses à avoir en tête. Et puis, les scénaristes ont eu l’idée de créer des romances là où il n’y en avait pas besoin.

Que ce soit le semblant de triangle amoureux qui sort de nulle part qui n’est vraiment pas nécessaire, les disputes entre Lisbonne et le Professeur qui pimentent le récit afin de créer des complications dans le plan ou la crise d’un ancien personnage revenu juste pour un instant de folie et sans intérêt, c’est loin d’être très intéressant. Heureusement, quelques relations restent intéressantes à explorer comme celles entre Denver et Stockholm dont les rapports diffèrent par rapport au premier casse, ou encore Rio et Tokyo dans leurs bons moments comme Lisbonne et le Professeur.

casa de papel season 3 | Tumblr

Un gros coup mais une dynamique peu surprenante

Et le casse dans tout ça ? Même en n’étant pas originellement le plan du Professeur, ce dernier réussit à bien se l’approprier en donnant une place propre à chaque élément et en devançant même les actions futures de l’équipe de police en charge de les faire sortir de la Banque. C’est toujours dynamique, assez spectaculaire avec cette idée de s’aider des otages et de préparer leur sortie en même temps que de dévaliser les lieux. Néanmoins, face au premier coup, celui-ci semble un peu plus terne, sûrement parce que l’on connait déjà les ficelles qui sont souvent très grosses.

On pousse le sensationnalisme et le spectacle à fond en oubliant parfois le réalisme et le vraisemblable. Oui, La Casa de papel continue à additionner les facilités et les incohérences afin de produire un ensemble qui en envoie. Personnellement, tout comme dans les deux précédentes parties, je n’ai pas été particulièrement gênée par ces défauts, je me suis laissée embarquer par l’intrigue tout en n’étant pas dupe des grosses ficelles, je les ai juste laissées de côté.

Par contre, j’ai eu un peu plus de mal avec les différentes péripéties qui débutent et se concluent toujours de la même manière. Les flics avancent un pion ou – plus souvent – les braqueurs dévient du plan en pétant les plombs de manière aléatoire. Les Dalis sont en difficulté. Le Professeur sort une solution de son chapeau. Tout se résout, jusqu’à la prochaine complication. Cette dynamique, déjà utilisée ultérieurement, fonctionne donc moins bien à mesure où le plan connait des heurts, mais en fait non parce que le Professeur avait tout prévu.

Créer des complications pour rendre l’intrigue plus addictive ne marche malheureusement pas à chaque fois, surtout lorsque l’on se rend compte que la plupart des querelles entre les personnages sont présentes afin de corser artificiellement l’histoire. Heureusement, certains retournements avec de réelles répercussions parviennent à tenir la route et à nous plonger entièrement dans la série.

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Quid des nouveaux personnages ?

Je n’ai pas encore parlé des nouveaux personnages. Avec ce climat de tension et d’urgence et le format réduisant le nombre d’épisodes, il est vrai que la série n’a pas réellement le temps d’explorer au maximum les nouveaux protagonistes. Exception faite pour Palerme, le nouveau Berlin en plus chieur et arrogant, et aux deux flics en charge de l’affaire. Ces deux-là font vraiment pâle figure face à Raquel dans les saisons précédentes.

Entre l’un qui est incapable de garder son sang-froid et de prendre de bonnes initiatives et l’autre enceinte jusqu’aux yeux qui surjoue l’excitation pour montrer combien elle peut être vicieuse et intelligente, on n’est pas gâtés. Ils réussissent tout de même quelques coups et je sens qu’ils vont gagner du terrain dans la quatrième partie bientôt disponible mais pour le moment, ce n’est vraiment pas concluant pour eux. Les autres petits nouveaux sont assez effacés même si Bogota sait comment s’imposer pendant ses prises de paroles, il est vraiment une bonne découverte. Manque plus qu’à Marseille de s’étoffer par la suite, il est pour le moment inexistant.

La fin de saison est évidemment explosive pour nous laisser démunis dans l’attente de la suite. Et ça marche plutôt bien avec plusieurs cliff hangers intéressants. Cette troisième partie s’est révélée intéressante grâce surtout à ses personnages qui se battent ensemble pour la Révolution. Encore de grosses ficelles et beaucoup trop de romance qui alourdissent l’intrigue mais je suis agréablement surprise par cette saison, moi qui attendait à être déçue. Et même si j’ai été moins convaincue, je compte bien poursuivre l’aventure avec les Dalis.

Mon avis sur les autres saisons

Retrouvez Jaime Lorente et Miguel Herrán dans Élite :

la casa de papel s3 | Tumblr

2 commentaires sur « La Casa de papel – Saison 3 »

    1. J’avoue qu’elle est beaucoup trop surcotée et qu’il ne faut pas trop réfléchir parfois pour ne pas s’étouffer face à certaines facilités, mais c’est tout de même cool à regarder.

      J'aime

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