Note : 3.5 sur 5.

Qu’y a-t-il de pire qu’un regret ? Damien retrouve un livre de son passé, Les corbeaux brisés. Mais à mesure qu’il s’enfonce dans les contes et fables de l’ouvrage, des corbeaux envahissent son quotidien. Osera-t-il en atteindre la dernière page ? Plonger dans un livre n’aura jamais été aussi risqué. Imiterez-vous Damien ? À travers ce roceuil, roman bâti sur des nouvelles, affrontez le pire des tourments humains : le regret.  

Ma première impression en commençant ce court récit : étrange. J’avais du mal à savoir dans quoi je me lançais et n’est-ce pas finalement ce qui est le plus excitant, se laisser guider sans savoir ce qui se trouvera au bout du chemin ? Je me suis donc laissée emportée par l’histoire de Sylvain Namur, par ce rocueil. Qu’est-ce que ce mot ? Contraction entre roman et nouvelles, le rocueil des Corbeaux brisés propose une double lecture, une double narration, à l’intérieur de son récit. Damien, isolé pour on ne sait quelle raison au départ, retrouve Les Corbeaux brisés, ce recueil de nouvelles et de contes qui se succèdent les uns après les autres. L’envie lui prend d’ouvrir à nouveau ce livre et de le continuer même lorsque d’étranges phénomènes se produisent à la fin de chaque nouvelle.

Nous lecteurs suivons cette alternance entre la découverte de ces nouvelles variées dans les genres, dans les époques et dans les thèmes, et la perception de Damien face à toutes ces histoires qui font écho à sa propre vie et à ce qu’il a perdu. Une véritable introspection nait à la lecture de ces courtes histoires et Damien ne compte pas s’arrêter en cours de route même quand de funestes présages s’installent au plus près de lui. La transposition de ces histoires à sa propre vie prend diverses formes, divers symboles, et s’il est difficile d’en voir le lien au premier abord, le sens global du récit devient bien plus limpide au fil des pages.

Néanmoins, la logique d’un ensemble aussi hétéroclite est-elle réellement solide ? Je me suis étonnée de la différence flagrante entre chaque nouvelle. On a le droit à tous les genres : romance, fantastique, science-fiction, contemporain, etc… Il y en a effectivement pour tout le monde. Seulement, je n’ai pas toujours compris ce choix de proposer une aussi grande diversité alors que je m’attendais davantage à un recueil composé de thèmes ou de genres similaires pour bien comprendre le choix de regrouper ces nouvelles en particulier dans une même œuvre. De plus, nombre d’entre elles m’ont paru bien trop courtes ! J’avais l’impression qu’elles s’arrêtaient le plus souvent de manière tellement abrupte. Mais Sylvain Namur a tout de même réussi à me faire découvrir avec intérêt les différentes facettes de son texte avec un style introspectif prononcé et appréciable. Merci à lui pour cette lecture.

Avec autant de nouvelles aussi différentes les unes que les autres, difficile de ne pas trouver son compte, surtout quand on comprend leur lien avec l’histoire principale autour de ce personnage rempli de solitude. J’aurais aimé que les histoires qu’il lit soient plus longues et davantage reliées entre elles mais l’auteur réussit à garder notre attention jusqu’au bout.

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