Leonard Hofstadter et Sheldon Cooper vivent en colocation et ce sont tous deux des physiciens surdoués, « geeks » de surcroît.
Ils partagent quasiment tout leur temps libre avec leurs deux amis Howard Wolowitz et Rajesh Koothrappali pour, par exemple, jouer à Halo ou organiser un marathon des films Superman.
Leur univers routinier est perturbé lorsqu’une jolie jeune femme, Penny, s’installe dans l’appartement d’en face.

CASTING
Jim Parsons: Sheldon Cooper
Johnny Galecki : Leonard Hofstadter
Kaley Cuoco : Penny
Simon Helberg : Howard Wolowitz
Kunal Nayyar : Rajesh « Raj » Koothrappali
Melissa Rauch : Bernadette Rostenkowski
Mayim Bialik : Amy Farrah Fowler
Kevin Sussman : Stuart Bloom

12 saisons de 279 épisodes
2007-2019
-> série terminée

Si je ne puis dire catégoriquement que ma vie sera affectée si vous n’êtes pas avec moi, ça ne me gêne pas que vous vouliez le croire.

J’en ai fait du chemin pendant ce revisionnage de The Big Bang Theory. Je ne suis pas une fan de la première heure, ayant découvert la série tardivement sur Netflix, même si j’avais déjà vu quelques épisodes passer à la télé. Cette bande de geeks m’a vite plu même je suis loin de connaître cet univers de jeux vidéos/films/séries de science-fiction.

Entre Sheldon, Leonard, Howard et Raj, les casse-têtes scientifiques et les blagues geeks fusent du matin au soir, travaillant tous les quatre à l’université de Caltech en tant que physiciens. Et la bulle dans laquelle ils vivent va brutalement être bouleversée par Penny, la nouvelle voisine de Leonard et Sheldon, serveuse venue à Los Angeles pour se lancer à Hollywood.

Deux univers se confrontent alors, Penny faisant bientôt partie intégrante de la bande alors que Leonard a des vues sur la jolie blonde. Au fil des ans, les quatre amis font de nouvelles rencontres, évoluent et aspirent à de nouvelles choses tout en gardant leur passion pour tout ce qui est scientifique et vidéoludique. The Big Bang Theory est une sitcom qui aura tenu un long moment, douze ans au total, la série ayant eu le temps de bien chambouler la vie de ses personnages.

Elle aurait même pu se conclure bien plus tôt, sa qualité chutant de saison en saison – malgré quelques pics avec les saisons 9 et 10. La première fois, je m’étais arrêté au début de la saison 9, lassée des histoires des personnages et de leurs évolutions qui finalement n’en sont pas toujours. Puis, j’ai eu envie de connaître le fin mot de l’histoire et quoi de mieux pour se relancer que de reprendre du début ?

Au final, j’en arrive à peu près au même point, enchaînant difficilement les épisodes de la onzième et avant-dernière saison. Je me décide alors aujourd’hui de vous parler des dix premières, de leurs points forts et de leurs points faibles. La dernière saison n’étant pas encore disponible sur Netflix, je vais attendre un peu avant de m’y remettre.

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Les geeks au départ à l’honneur

Même si au fil des saisons, ce thème fondamental se perd quelque peu, l’univers geek est, en tout cas au début, au centre de la série. Entre les blagues sur les univers de Star Wars, Star Trek, Donjons et dragons et j’en passe, les conventions, les allers et venues au magasin de BDs et les expériences scientifiques, on baigne totalement dans l’univers de ces quatre amis. Et l’arrivée de Penny ne va pas les empêcher de continuer leur mode de vie tout en l’incluant de plus en plus dans leur bande. A eux les soirées déguisées, les confections de robots et de maquettes de fusées, les marathons films le week-end, etc…

Avec l’arrivée de nouveaux personnages au fil des années, Bernadette et Amy, les préoccupations vont bien évidemment évoluer, les garçons vont devoir faire des efforts et ne pas toujours être tournés vers leurs préoccupations qui semblent le plus souvent les infantiliser. Mais on peut être fan des jeux vidéos, de Marvel, et de science-fiction sans pour autant être des gamins, ce que la série semble souvent oublier.

Avec l’arrivée des femmes et le moment de se stabiliser, on a l’impression qu’il faut que les quatre garçons arrêtent leurs enfantillages pour devenir des hommes. En témoigne le comportement immature de Sheldon, la garde robe de Leonard rempli de costumes de films qui fait pâlir Penny, l’amour d’Howard pour les figurines et autres objets en rapport avec l’univers geek que Bernadette tente de faire disparaître et Raj qui est emprisonné par son incapacité à parler à la gente féminine puis à garder une relation amoureuse stable dans sa vie.

Just Friends » Ft. Maya S. Sandler

Sheldon et ses amis

Si Raj a du mal à trouver une copine, Howard à se dévoiler réellement comme il est et Léonard à oser déclarer ses sentiments face à Penny, Sheldon reste celui que l’on remarque le plus. Avec ses vacheries qui piqueraient la susceptibilité de n’importe qui et son incapacité de s’en sortir tout seul en dehors des équations mathématiques, Sheldon a besoin de beaucoup d’attention et les épisodes sont souvent tournés vers ses problèmes relationnels et de communication et sa mauvaise foi légendaire.

Horripilant, il peut tout de même se révéler rapidement attachant par son bon fond, sa perception du monde et ses blagues scientifiques qui ne font rire que lui. Son amitié très touchante avec Penny et l’arrivée d’Amy dans sa vie va peu à peu aider Sheldon à s’ouvrir aux autres et à faire un travail sur lui-même. La série pourrait être rebaptisée Sheldon’s theories mais heureusement, ses camarades ont quand même un peu de place.

Le mariage et la famille, les buts à atteindre

Tout amène à ce que nos quatre amis évoluent et grandissent pour s’établir auprès de leur compagne entre mariage et enfants en abandonnant de plus en plus leurs passions. C’est ça le message de la série ? J’exagère un peu mais nulle doute que The Big Bang Theory est très conservatrice. Le bonheur semble se trouver uniquement dans le mariage et la famille, en témoigne Raj qui est malheureux de se retrouver seul alors que ses amis vivent le parfait amour. Le parfait amour, c’est vite dit parce que je ne suis pas sûre que tout le monde souhaite avoir une relation comme celle entre Penny et Leonard ou celle entre Amy et Sheldon, tous mignons que sont finalement ces derniers.

La série a permis à la plupart de ses personnages d’avancer dans la vie adulte en recherchant sa moitié, celle qui lui correspond le plus – à part Penny et Leonard parce que je ne vois vraiment pas ce qu’ils ont en commun et ce qui peut marcher entre eux. Malgré un message conservateur un peu trop prononcé, la série offre de bons moments d’émotions autour de cette grande famille avec des événements qui peuvent chambouler les relations amicales comme les relations parentales. Il peut arriver de s’amuser de nombreuses situations comme de s’en émouvoir.

Adoptando... Stuart Bloom (The Big Bang Theory) - Reino de Series ...

D’autres personnages sous-exploités et dont la misère doit nous faire rire

Mais un des gros problèmes de la série est celle de se répéter et de stagner au niveau de certains personnages. Penny et Leonard ont fait du chemin, certes, mais il leur a fallu dix ans pour vivre enfin ensemble et pour faire un grand pas dans leur relation. Je me demande encore ce qu’ils font ensemble étant le plus souvent en train de s’engueuler et de se faire la tête pour toujours les mêmes problèmes. Mais ça fait bien longtemps que je ne fais plus attention à eux tellement ils m’ont lassé.

Parlons alors de Raj, la cinquième roue du carrosse. Pourquoi, lui qui fait pleinement partie de la bande, est le seul à ne pas évoluer et à rester toujours dans la même case ? Le copain indien très émotif pourri gâté qui ne fait rien de grand dans sa vie, c’est pas chiant au bout d’un moment, sérieusement ? Alors que ses amis créent leur propre famille et font des découvertes dans leur travail qui leur donnent du mérite et les honneurs, lui reste dans le fond de la salle à attendre son tour de la part des scénaristes. En plus, quand il n’est pas généreux avec ses amis, soit il se morfond soit il est totalement imbuvable…

Ensuite, Stuart. Alors lui c’est le pire. C’est marrant deux secondes de le marginaliser, mais pendant des années ? Les personnages principaux sont toujours à le mettre de côté, à le traiter comme un moins que rien et les scénaristes ont l’air de penser que c’est marrant de mettre Stuart plus bas que terre. Solution : soit l’intégrer vraiment à la bande qui lui donnerait le respect qu’il mérite un tant soit peu, soit il quitte la série mais ce n’est vraiment plus possible.

Mon avis semble plus à charge qu’élogieux et c’est sûrement qu’au bout de dix saisons, les défauts de la série, qui restent les mêmes depuis le début, semblent de plus en plus prononcés. Mais ça ne m’empêche pas de passer un bon moment avec la plupart des épisodes, surtout quand ils sont centrés sur Sheldon, Amy, Howard et Bernadette. Quatre personnages sur sept, c’est déjà pas mal. a série aurait dû se conclure bien plus tôt, on a l’impression que les personnages vont apprendre d’eux-mêmes et le plus souvent ils retombent dans leurs travers. Ce qui peut être marrant quelques fois, c’est vrai. En tout cas, même si j’aime beaucoup Sheldon et son évolution dans la série, je ne suis pas vraiment intéressée par la série dérivée Young Sheldon. Je suis sûrement trop attachée à Jim Parsons dans le rôle et j’ai bien envie de me dire que quand j’aurais fini The Big Bang Theory, la page sera définitivement tournée.

Big Bang Theory GIF | Gfycat

5 commentaires sur « The Big Bang Theory – Saisons 1 à 10 »

  1. J’aimais beaucoup la série au départ. Les blagues et références geeks me plaisaient bien, les personnages se balançaient de bonnes vannes mais étaient aussi attachants/émouvants par moments, puis Jim Parsons était génial.
    Finalement, j’ai lâché la série en tout début de saison 8 après un énième rebondissement qui n’en était pas un et qui n’était que l’occasion de revenir au même statu quo (de mémoire c’était Sheldon qui « fuguait » avant de rentrer après une petite discussion avec Leonard).
    Comme tu le dis, c’est le genre de sitcom qui n’évolue jamais vraiment, de nouveaux persos arrivent, leurs situations changent un peu mais c’est tout. En dehors des blagues geeks, ça ne raconte pas grand chose et les personnages finissent par devenir agaçants. Bref, je crois que je n’aurais pas le courage de reprendre un jour :/

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    1. Oui, je crois que le faux retournement dont tu parles est un des pires, c’était vraiment n’importe quoi ! Mais oui, ils se mettent en ménage mais finalement, rien ne change vraiment, ils s’engueulent pour les mêmes choses, ils tentent des nouvelles choses à moitié pour revenir aussi vite dans leur zone de confort, c’est dommage…

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  2. J’ai regardé quelques épisodes mais je trouve ça quand même un peu lourd… Je ne pourrais pas enchaîner les 10 saisons d’un coup ! Mais j’avoue que quand je suis bien crevée et que je n’ai pas envie de réfléchir, c’est délassant et je me laisse alors prendre au jeu de l’humour de potaches !

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  3. globalement j’ai bien aimé la saga, mais je l’ai regardé « sur le long terme » car dès que je regardais trop d’épisodes j’étais en surdose 😦 pour le côté conservateur, c’est un côté qui m’a vraiment énervé, et un peu gâché le visionnage, surtout sur les dernières saisons…

    Aimé par 1 personne

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