Note : 4.5 sur 5.

Au IXème siècle, le grand Empire romain commence à prôner sa souveraineté en Germanie. Si nombre de tribus barbares acceptent à contre cœur de ployer le genou face la puissance romaine, d’autres sont prêts à se battre afin de garder leur liberté et leurs terres. Nouvelle série allemande Netflix, Barbares nous plonge avec intérêt dans l’histoire de la bataille de la forêt de Teutoburg.

CASTING
Jeanne Goursaud : Thusnelda
Laurence Rupp : Arminius “Ari”
David Schütter : Folkwin Wolfspeer
Gaetano Aronica : Varus
Bernhard Schütz : Segestes
Eva Verena Müller : Irmina
Jeremy Miliker : Ansgar
Florian Schmidtke : Talio
Nicki von Tempelhoff : Reik Segimer
Sophie Rois : Seeress Runa

6 épisodes
2020-
-> renouvelée pour une saison 2

Et j’entends un chant. Un chant sur votre courage. Le chant retentira jusqu’à la fin des temps. Et ce monde ne vous oubliera jamais. Pour la victoire !

Thusnelda, héroïne et combattante des Barbares

Rallier les tribus, leur seule chance de rester libres

Les Romains sont de plus en plus présents sur les terres de la Germanie. Assujettissant ceux qu’ils nomment les barbares, ils comptent asseoir leur autorité dans ce pays entier. Mais alors que les tribus barbares vivent seulement de ce qu’ils produisent, la nouvelle taxe imposée par les Romains va produire un déclic pour certains d’entre eux.

Thusnelda, fille du prince chérusque Segestes, voit l’emprise romaine comme un bourreau qui, bientôt, annihilera le mode de vie germanique. Et elle ne peut l’accepter. Avec son amant Folkwin Wolfspeer, elle déclare ouvertement la guerre aux Romains en s’introduisant dans leur campement et leur volant ce qui symbolise le pouvoir de l’empire.

Commence alors les rapports de force, avec les Romains sûrs de leur toute puissance et qui n’hésitant pas à prouver que ces barbares incivilisés ne sont rien, et les tribus qui commencent à comprendre qu’unis, ils pourraient peut-être survivre selon leurs us et coûtumes. Barbares raconte un épisode de l’histoire germanique, celui qui a amené à la bataille de la forêt de Teutoburg où les Romains ont du prendre conscience de la surrestimation de leurs propres forces.

Avec une bonne partie romancée pour éclaircir les zones d’ombres de l’histoire, la saison de six épisodes nous retrace le destin de ces trois personnages principaux, Thusnelda, Folkwin, tous deux chérusques, et Arminius, né dans la même tribu mais élevé à la mode romaine loin de chez lui.

Si Folkwin est un personnage fictif, Thusnelda et Arminius ont bel et bien existé et ont eu une certaine renommée dès cet événement historique. Et si Thusnelda ne semble pas avoir eu une place aussi importante dans la réalité, on peut se réjouir de voir un personnage féminin fort et acclamé qui motive les foules et se lance à corps perdu dans la bataille.

Arminius et Thusnelda contre l'Empire romain

Choisir son camp

À côté de la belle et téméraire Thusnelda, Arminius campe lui aussi une place centrale dans cette histoire. De la même tribu que Thusnelda et Folkwin, il a toutefois connu un tout autre destin. Fils du chef de sa tribu, lui et son frère ont été emmenés à Rome afin d’obtenir une éducation et une vie loin de la Germanie. Leur père, le Reik Segimer, a du se défaire de ses deux fils afin de garantir la paix entre sa tribu et l’empire romain.

Devenu adulte et apprécié dans la hiérarchie pour ses prouesses dans les campagnes romaines, il est envoyé dans le camp en Germanie près de son père adoptif, le général Varus. Sûr de pouvoir compter sur ce fils qu’il estime depuis qu’il est enfant, Varus ne peut douter de la loyauté sans faille d’Arminius. Cependant, personne ne peut oublier que le romain éduqué reste finalement un barbare au fond de lui.

Retournant dans sa tribu native afin de dicter les règles de Varus, Arminius va rapidemet être confronté à des sentiments contraires. Obéir aveuglément l’Empire qui lui a tout donné et l’a instruit ou protéger ceux qui étaient il y a longtemps les siens ? Quand la mort de Folkwin, son ami d’enfance, est ordonnée, Arminius pourra-t-il trahir ses sentiments profonds pour sa famille qu’il a quitté depuis si longtemps ?

Si beaucoup comparent Barbares à Viking – en n’oubliant pas de dire que Vikings est meilleure, ce que je ne peux affirmer -, je verrai une ressemblance plus grande avec The Last Kingdom. Déchiré entre sa terre natale et celle qui l’a élevé, le héros devra bientôt choisir son camp. Prêt à trahir son père adoptif suite à sa prise de conscience, Arminius va tout faire, aidé de Thusnelda, pour rallier les différentes tribus et préparer un plan qui signera une des plus grandes défaitess de l’Empire romain.

Barbares, sanglant et combattif

Une reconstitution romancée et sanglante

Violente, la série ne manque pas de rapports de force, de combats et de sang. Au IXème siècle, on se bat à la lance, au bouclier et avec tout ce que l’on peut trouver sous la main. Si vous êtes sensibles à ce genre de choses, mieux vaut être prévenus.

La série semble être restée fidèle la plupart du temps en ce qui concerne les événments techniques, moins en ce qui concerne les personnages. Certaines choses évoluent trop rapidement mais avec seulement six épisodes, l’histoire doit obligatoirement avancer en faisant fi d’un manque parfois de subtilité.

Passés ces quelques problèmes, difficile de lâcher Barbares, les épisodes s’enchaînent de manière fluide en nous donnant toujours envie d’en voir plus. La série se regarde donc bien vite et c’est presque un regret qu’elle soit aussi courte ! Je ne suis pas habituée aux séries allemandes – il faut justement que je regarde Dark – et vu la qualité de Barbares, je suis sûre de me tourner à nouveau vers les productions de ce pays.

Le casting est homogène et convaincant. La série a voulu même être encore plus immersive en alternant entre l’allemand pour les barabres et le latin pour les Romains afin d’offrir encore davantage de véracité à la série. Et que ce soit pour les décors, les maquillages, les costumes et la réalisation, on voit rapidement que la série a mis le paquet. Visuellement, c’est ultra qualitatif, avec le dernier épisode qui offre un parfait bouquet final lors de la grande bataille entre maquillages et costumes travaillés.

Passionnée par ces six épisodes, j’aurais voulu que ça dure plus longtemps ! Sans que je m’y attende, Barbares m’a totalement transportée. Il faudrait davantage de séries sur cette période et de cette qualité. Elle se glisse facilement dans mon top 3 de l’année, je suis bien contente de pouvoir me mettre quelque chose sous la dent qui soit extrêmement satisfaisant en ce moment. Si vous aimez les séries historiques, ou que vous voulez vous y essayer, tentez Barbares, c’est court et en plus, la série a été renouvelée !

Les envahisseurs romain contre les Barbares

6 commentaires sur « Barbares – Saison 1 »

    1. De rien ! C’est vrai que moi non plus, je ne me tourne pas beaucoup vers les séries allemandes mais après la version allemande de Criminal sur Netflix que j’ai beaucoup aimé, j’avais très envie de voir ce que donne Barbares. Et je n’ai pas été déçue, surtout que j’adore cette époque historique !

      Aimé par 1 personne

  1. Oh je ne savais pas que c’était renouvellé, je pensais vraiment qu’ils s’arrêtaient là c’est chouette.
    J’espère juste qu’ils doseront mieux le mélo. J’ai eu du mal avec la romance et la façon dont furent mener les histoires de famille parfois…

    Aimé par 1 personne

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