Note : 4 sur 5.

Kristen est une psychologue travaillant pour le procureur. Bientôt engagée par un évaluateur mandaté par l’église catholique, Kristen va devoir confronter ses propres croyances portées par la logique aux épisodes étranges qui touchent toutes ces nouvelles affaires. Dieu et le Diable existent-ils réellement ? Et y a-t-il un moyen de le prouver ?

CASTING
Katja Herbers : Kristen Bouchard
Mike Colter : David Acosta
Aasif Mandvi : Ben Shroff
Michael Emerson : Leland Townsend
Kurt Fuller : Dr. Boggs
Marti Matulis : George
Christine Lahti : Sheryl Luria

13 épisodes
2019-
-> renouvelée pour une saison 2
sur Salto


– J’y crois pas à tout ça. Les démons, les possessions,…
– C’est pas grave. En fait, le problème avec mon boulot, c’est que la possession ressemble beaucoup à la folie, et, la folie ressemble beaucoup à la possession. J’ai besoin que quelqu’un m’aide à distinguer l’une de l’autre.
– Et ça vous est égal que je ne crois pas en Dieu ?
– Complètement.
– C’est payé combien ?


Evil Review: Book 27 (Season 1 Episode 13) | Tell-Tale TV

Des croyants et des sceptiques

Alors qu’Evil devait être diffusée sur TF1, la série se retrouve finalement sur Salto, la nouvelle plateforme française de vidéos à la demande. D’une manière ou d’une autre, Evil est finalement disponible pour les spectateurs français. Ayant fait un peu de bruit à sa sortie, j’étais particulièrement impatiente à l’idée de la commencer et il faut dire que le premier épisode m’a fait forte impression.

Une psychologue qui ne croit plus en Dieu accepte bientôt de faire équipe avec un homme qui se forme pour devenir prêtre. Ensemble, ils vont recevoir des affaires de la part de l’église catholique. Leur travail avec leur troisième partenaire est d’évaluer si ces affaires de possessions ou de dons sont d’ordre divins ou des conséquences de folie. Kristen est donc employée pour évaluer psychologiquement les personnes qui demandent de l’aide, certains d’être possédés ou bénis. La dynamique du trio est presque immédiate avec David, le croyant, Kristen, la psychologue tournée vers la science mais tout de même ébranlée par certaines situations étranges, et Ben le grand sceptique de la bande.

Mais de toute manière, il n’est pas obligatoire de croire en Dieu pour pouvoir faire ce travail, David informe Kristen sur ce point dès le début. Le but est d’être le plus objectif possible en ne laissant pas ses propres croyances prendre le pas sur l’affaire. L’atmosphère entre les trois personnages est alors légère et sympathique, sans jugement à propos des croyances personnelles des uns et des autres, avec juste l’envie de comprendre le point de vue de l’autre.

Kristen se démarque particulièrement, l’histoire étant centrée sur elle et sur sa vie personnelle avec son mari à l’étranger depuis plusieurs mois, ses quatre filles plus expansives et bavardes les unes que les autres, et sa mère toujours prête à venir s’occuper de ses petites-filles. Avec une force intérieure qui est parfois désarçonnée par les situations toutes plus étonnantes les unes que les autres dans ce nouveau travail, Kristen montre rapidement son intelligence, sa tolérance et sa force de caractère. Ayant découverte récemment l’actrice dans Westworld, je suis bien contente de la retrouver dans un autre registre avec une vie de famille bien plus apaisée.

Nous avons ensuite David, notre Luke Cage tourné ici vers Dieu. Mais même avec cette envie d’offrir sa vie à la religion, David continue malgré lui de douter et de s’interroger sur les sacrifices qu’il doit faire pour son but ultime. Ben, le sceptique et rigolo de la bande, est le moins exploité des trois mais c’est grâce à lui que la série offre un peu de légèreté au milieu de cette ambiance étrange et parfois bien inquiétante.

Evil Review: 2 Fathers (Season 1 Episode 8) | Tell-Tale TV

Un mélange entre drama et horreur qui pousse à s’interroger

Car la série offre un mélange intéressant entre thriller, drama et série horrifique. Evil n’est pas LA série de l’année mais trouve rapidement son rythme avec des touches intéressantes de surnaturel et de monstres mi-amusants mi-terrifiants. Et puis, les épisodes surnaturels dans chacune des affaires qui, parfois, dérivent dans la vie personnelle du trio, ont-il réellement une part de surnaturel ? C’est la question constante qu’Evil va nous poser tout au long de ces treize épisodes. Miracles et possessions, ou folie ?

La série joue très bien sur ce mystère, nous amenant à mettre sur la table nos propres croyances pour que l’on se fasse notre propre avis sur ces événements étranges. Et ces derniers sont nombreux et n’ont pas forcément de conclusion claire. La série ne va pas essayer de nous donner une réponse franche sur la véracité ou non de ces événements, nous laissant, du moins pour le moment, dans le doute à chercher par nous-mêmes l’explication qui nous conviendra le mieux.

Mais, il est dur de ne pas croire en des forces extérieures à mesure où les exorcismes s’enchaînent tout comme les paroles très intrigantes et surtout diaboliques de Leland Townsend, le grand antagoniste de Kristen et de David. Après Lost et Persons of interest, Michael Emerson incarne à nouveau un personnage énigmatique et détestable comme il sait si bien le faire et, encore une fois, ça marche parfaitement. Son regard, ses mots et l’ascendance qu’il a facilement sur les gens sont terrifiants et l’acteur est particulièrement doué pour créer une aura rempli de mystères et de terreurs à son personnage. Heureusement, Kristen n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, ce qui amène à des joutes oratoires prenantes et jouissives entre elle et Leland.

Si la série est très prenante, la tension n’est pas toujours maximale, certaines affaires étant plus intéressantes que d’autres, surtout que toutes les enquêtes n’ont pas l’air d’être liées en elles. Mais finalement, un fil rouge se dessine, ce qui rend la série encore plus ambitieuse tellement elle peut nous surprendre. Si ce fil rouge se dévoile un peu tardivement, la série montre qu’elle a fait le choix de prendre le temps de développer ses personnages et leurs relations entre eux pour que l’on soit rapidement attachés à eux et curieux de la manière avec laquelle ils vont évaluer chaque affaire. La fin de saison ne manque pas de révélations et de nouvelles interrogations, tout ce qu’il faut pour nous donner envie de voir la suite ! Mais il va peut-être falloir attendre un moment, la saison 2 n’ayant pas encore de date définie.


Qu’importe vos croyances sur le monde qui nous entoure, Evil peut facilement plaire par sa manière de lier les choses perceptibles et les croyances religieuses. Le but n’est pas de choisir un camp ou un autre, le plus important est de rester ouvert et de s’interroger toujours plus sur les étrangetés et mystères dans notre monde. Avec un trio sympathique qui découvre, tantôt avec amusement, tantôt avec frayeur, ces affaires dites de possessions en tout genre, Evil est très prenante même si le lien entre les épisodes se fait très tardivement.

Retrouvez Katja Herbers dans Westworld
saison 2
saison 3

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