Note : 4.5 sur 5.

À peine sort-il de prison qu’Ombre apprend la mort de sa femme et fait la rencontre de son nouvel employeur. En acceptant de devenir le garde du corps de ce mystérieux Voyageur, Ombre s’engage dans un voyage à la recherche d’alliés pour une future guerre entre anciens et nouveaux dieux.

CASTING
Ricky Whittle : Ombre Moon
Ian McShane : Voyageur
Emily Browning : Laura Moon
Pablo Schreiber : Sweeney le Dingue
Crispin Glover : Mr Monde
Bruce Langley : le Technicien
Yetide Badaki : Bilquis
Gillian Anderson : Media

8 épisodes
3 saisons de 22 épisodes
2017-
-> terminée
sur Amazon Prime Video


– Qu’est-ce qu’un dieu ? Pouvons-nous affirmer qu’ils existent ? Les hommes croient en quelque chose, ce qui veut dire qu’ils sont réels. Donc on sait qu’ils existent. Mais, qu’est-ce qui existe en premier, les dieux ou les hommes qui croient en eux ?


I Come As Someone You Invited: American Gods, “Come to Jesus” – Oohlo

Un road trip étrange qui prend son temps

À peine sort-il de prison qu’Ombre apprend la mort de sa femme. Autre coup dur, il apprend que sa femme est morte de la manière la plus idiote possible : accident de voiture causée par une fellation adultère. Malgré sa liberté retrouvée, on peut donc comprendre que l’arnaqueur repenti ne soit pas au meilleur de sa forme. Pourtant, faute de pouvoir retrouver sa vie bancale avec sa bien-aimée, Ombre va se voir offrir un travail assez particulier.

Dans l’avion pour retourner chez lui, Ombre fait la connaissance de celui qui se fait appeler Voyageur, un vieil homme qui floue le monde autour de lui afin d’obtenir ce qu’il veut. Mais les petites arnaques à la sauvette ne sont rien face à que ce mystérieux personnage compte entreprendre pour retrouver sa puissance depuis longtemps oubliée. Devenant le garde du corps de Voyageur, Ombre va le suivre à travers tout le pays à la recherche d’anciens amis et alliés pour une future confrontation avec des personnages encore bien troubles aux yeux d’Ombre.

De toute manière, tout semble brumeux depuis le début du voyage, que ce soit les non-dits et les agissements de Voyageur, les apparitions et les tours de magie de Sweeny le Dingue, la météo bouleversée, les ennemis aux méthodes frôlant le surnaturel, et les rêves étranges. Adoptant le rythme lent et mystérieux du roman de Neil Gaiman, American gods n’a pas pour ambition de nous donner des clés dès le début de son histoire.

Le but est d’être aussi perdu qu’Ombre, celui-ci propulsé dans un aspect du monde qui lui parait fou et irréel, sans comprendre grand-chose au début. Pour apprécier au mieux la série, il faut accepter de se laisser porter vers l’inconnu, de ne pas avoir les réponses tout de suite et de garder les yeux et les oreilles grands ouverts afin de percevoir les indices ici et là sur l’identité véritable des personnages et sur leurs desseins dans toute cette histoire.

LAURA MOON AMERICAN GODS ANUBIS JUDGEMENT | American gods, American, God

La foi et les croyances au cœur de toute vie

Si tout ne semble pas très clair, même après avoir visionné le dernier épisode de cette première saison d’American gods, pas de panique ! Le plus important ici est non pas la finalité du voyage mais bien tout le chemin que l’on parcoure au côté des personnages.

Ceux-ci, souvent sur la route, ont le temps de poser à plat leurs réflexions sur le monde, sur l’Histoire de l’Amérique et des croyances de ce pays. Mais qu’est-ce que croire ? Est-ce notre croyance qui donne toute la force à l’objet de notre foi ou celui-ci existait-il avant même que l’homme ne pense à lui ? Si les dieux existent réellement, qui d’eux ou de nous, les mortels, sont arrivés les premiers ? Oui, tout ceci peut sembler confus et juste l’objet de réflexions.

Mais évidemment, la série va rapidement se positionner sur cette force très puissante qu’est la foi humaine. Et la foi n’est pas que religieuse, elle peut se porter sur le monde en lui-même, sur une époque, sur des objets de la vie de tous les jours, sur l’humanité elle-même. Finalement, qu’est la vie sans un minimum d’espoir et de foi ? Des questions éternelles et fondatrices de toutes nos sociétés humaines.

Ces sujets sont très bien exploités par cette première saison même si, certains auront parfois du mal à voir où tout cela mène. Cela peut sembler un peu trop bavard pour des téléspectateurs recherchant davantage d’action et de réponses concrètes. Mais, American gods ne fait pas dans la rapidité, plutôt dans la subtilité, pour ce qui est du fond. La forme, elle, est loin d’être aussi laconique.

Anecdotes de la vachette

Une esthétique mélangeant onirisme et brutalité

Nul doute que l’esthétique de la série est vraiment particulière et soignée. Dans un mélange d’ambiances réaliste et onirique, la série offre de bonnes surprises et des effets spéciaux intéressants, notamment lors des rêves d’Ombre et de l’au-delà. L’atmosphère underground avec des personnages désabusés côtoyant la mort, le sang, la saleté fonctionne très bien.

Et heureusement vu que les indices autour de l’intrigue restent toujours très maigres. D’autres moments, spécialement ceux portant sur les combats et l’action en général, sont plus exagérés côté mise en scène avec du sang coulant autant que la pluie lors d’un orage et des scènes de boucherie assez bien détaillées à l’intérieur des plans. Ce parti pris pourra en rebuter certains, pour la grande violence ou pour le côté parfois surréaliste.

Étant donnée la diffusion originale sur Starz, ce n’est pas tellement une surprise de voir autant de violence montrée à l’écran et également de scènes de nudité tout au long de la saison, je ne compte plus le nombre de pénis que j’ai vu ici. Néanmoins, c’est loin d’être toujours gratuit, la sexualité par exemple ayant une place intéressante au sein de l’intrigue d’un des personnages. Les scènes de « reconstitutions » historiques ajoutent encore davantage de cachet, autant par leurs esthétiques que par leurs thèmes majeurs, la survie et la croyance en quelque chose d’imperceptible.


Ce revisionnage a été des plus intéressants, j’ai l’impression d’avoir encore plus apprécié cette première saison d’American gods par rapport à la première fois. Ça a sûrement un rapport avec ma lecture entre temps du roman qui m’a davantage fait comprendre les choix dans le scénario et dans l’esthétisme générale de la série. Aucune fausse note dans le casting, Rick Whittle joue bien le garde du corps qui subit les événements sans comprendre grand chose. Iane McShane est parfait dans son rôle de manipulateur et de leader déchu. Pablo Schreiber est toujours aussi kiffant à suivre dans un rôle ici bien déjanté et Emily Browning, que je découvre dans ce rôle, épate par la force de son personnage, ce dernier étant plus intéressant que l’on ne pourrait le penser de prime abord.

Mon avis sur les autres saisons
saison 2
saison 3

Mon avis sur le roman original de Neil Gaiman
American gods

Retrouvez Ricky Whittle dans The 100
saison 1
saison 2
saison 3

Retrouvez Pablo Schreiber dans Defending Jacob
Defending Jacob

Recapathon: A TV Recap Web Portal | American Gods | The Secret of Spoons |

2 commentaires sur « American gods – Saison 1 »

    1. Si tu ne cherches pas de l’action à tout prix et que tu aimes les ambiances un peu bizarres, ça peut te plaire. Ça prend son temps en privilégiant l’esthétique tout aussi trash que poétique à certains moments, avec des personnages qui font exprès de ne pas divulguer le plus important afin de te donner les réponses en temps voulu.

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