Note : 4.5 sur 5.

Cartographe dans l’Armée de Ravka, Alina est abasourdie lorsque, pendant sa traversée sur la Non-Mer habitée par de sombres créatures, elle découvre sa véritable nature. Devenue l’espoir de tout le royaume, le Darkling la prend sous son aile pour qu’elle puisse révéler son potentiel. Mais à quel prix ?

J’avais l’impression de me tenir au bord de l’abîme, de contempler les ténèbres infinies, noires et béantes d’une vie trop longtemps vécue.

Publiée en France depuis 2013, la trilogie Grisha connaît un gros succès en fantasy jeunesse. D’autant qu’avec l’arrivée de la duologie Six of crows que j’ai adoré, Leigh Bardugo a étendu le Grishaverse. Il ne manquait plus qu’adapter ses histoires sur le petit écran, ce qui sera bientôt disponible fin avril sur Netflix avec la série Shadow & bone. Il était donc temps que je commence la trilogie qui a fait la renommée de Leigh Bardugo. Certains m’avaient prévenu, Grisha n’arrive pas vraiment à la cheville de Six of crows. J’ai donc été surprise d’aimer autant ce premier tome, Le Royaume des orphelins.

Si Six of crows met le paquet sur ses personnages, ce qui fait toute sa saveur, Grisha met davantage en avant son univers, et ça marche presque tout autant. Le royaume de Ravka, peuplé d’humains et de grishas, est passionnant à découvrir pour ses codes sociaux, ses stratégies militaires et ses enjeux face aux autres royaumes ennemis. Chacun a son rôle à jouer contre les territoires annexes mais également contre la Non-Mer, cette déchirure au milieu du royaume peuplé de volcras, des créatures voraces impossible à combattre. C’est là que notre héroïne va entrer en jeu.

Orpheline de guerre, Alina a été élevée dans un orphelinat aux côtés de Mal, un autre enfant dont la famille a été détruite par la guerre. Grandissant côte à côte, ils se retrouvent tous les deux dans la 2ème Armée de Ravka, Alina en tant que Cartographe, Mal en tant que Traqueur. Alors qu’ils sont en train de traverser la Non-Mer, ils sont attaqués avec les autres soldats par les volcras. Sauvés in extremis, le monde va alors découvrir le pouvoir d’Alina, pouvoir qu’elle n’avait jamais décelé en elle. Escortée au palais par le Darkling, le chef de l’armée et grisha puissant, Alina va devoir s’entraîner au combat et à son pouvoir de grisha afin de devenir l’espoir de tout le royaume. Peu confiante en ses capacités, Alina va vivre une longue phase d’entrainement qui va la mettre face à ses forces et à ses envies pour l’avenir. Elle qui s’est toujours laissée porter par le mouvement, elle pourrait bientôt choisir de vivre une destinée extraordinaire.

Seulement, la cupidité n’est jamais loin du pouvoir et certains pourraient vouloir se servir d’Alina pour leurs propres desseins. La jeune femme devra donc redoubler de prudence afin de ne pas se laisser asservir. Alina est une héroïne somme toute classique. Timide avec tout de même du répondant, peu confiante en ses capacités, son caractère et son physique, les épreuves qu’elle va endurer dans ce premier tome vont lui permettre de s’endurcir et de s’accepter. Son manque de confiance constant crée des retournements malheureusement attendus, étant particulièrement influençable. Néanmoins, on prend plaisir à suivre son entraînement au palais grâce notamment à ses rencontres intéressantes.

Genya, servante de la reine, est une grisha et une amie intrigante pour sa complicité avec Alina malgré leurs différences. Baghra reste ambiguë, soufflant le plus souvent le froid mais, peut-être à raison. Mal, meilleur ami et amour secret d’Alina, n’est pas tellement original et peut agacer à cause de ses remontrances face à Alina mais ensemble, les deux personnages fonctionnent très bien. Et finalement, le Darkling, une légende vivante, qui se rapproche peu à peu d’Alina. Énigmatique, secret mais tout de même empathique, il surprend autant qu’il intrigue. Ses dialogues avec Alina sont particulièrement savoureux à mesure où on en apprend davantage sur lui et sur son passé.

L’intrigue manque parfois de surprise, on voit arriver certaines choses, le plus souvent à cause de la naïveté d’Alina mais l’écriture de Leigh Bardugo est toute aussi fluide et immersive que dans Six of crows. L’univers magique entremêle les pouvoirs étincelants des grishas et la noirceur de certaines créatures afin de nous offrir une dichotomie très intéressante. Entre le bien et le mal, il n’y a parfois qu’un pas. Quel camp choisira Alina ?

Qu’est-ce qui est infini ? L’univers et la cupidité de l’homme.

Moins tourné vers les personnages par rapport à Six of crows, ce premier tome captive par son univers très intrigant avec ses catégories militaires, les grishas, la Non-Mer, les volcras, etc… Les échanges entre Alina et le Darkling sont très intéressants, entre une jeune femme en plein quête identitaire et un grisha bien énigmatique.

Sortie française : 2013
Sortie originale : 2012

350 pages

De la même saga

Le Dragon de glace tome 2 (2013)
L’Oiseau de feu tome 3 (2014)

La série adaptée Shadow and Bone : La Saga Grisha

Saison 1

De la même auteure

Wonder Woman : Warbringer (2017)
La Neuvième Maison (2019)

Six of crows
Six of crows tome 1 (2015)
La Cité corrompue tome 2 (2016) ❤

8 commentaires sur « Grisha – Les Orphelins du royaume tome 1, Leigh Bardugo »

  1. Je ne sais pourquoi mais j’ai toujours cru que SoC était paru avant Grisha. Du coup je revois toutes mes perspectives et je pense tenter rapidement l’expérience.
    D’autant que malgré une certaine prévisibilité tu sembles avoir apprécié cette lecture.

    Aimé par 1 personne

    1. Et non, c’est bien Grisha qui a été la première saga dans cet univers ! Ce qui ce ressent d’après moi par cette intrigue plus classique que celle de Six of crows.
      Mais effectivement, Grisha a pas mal de choses à offrir, j’ai pas été totalement fan de l’héroïne mais les autres personnages m’ont beaucoup plu.

      Aimé par 1 personne

    1. Très contente de ce premier tome effectivement !
      Pour Mal, on peut deviner dès le début son revirement face à Alina, c’est ça qui est dommage. Et surtout sa facilité à lui en mettre plein la tronche alors que ça fait dix ans qu’il fait ses trucs de son côté, bref… ^^

      Aimé par 1 personne

  2. Bien d’accord avec toi, Grisha c’est plus l’histoire d’un univers et les personnages prennent plus de temps à se faire apprécier, mais qu’est-ce que j’ai aimé. Il me tarde de voir l’adaptation !

    Aimé par 1 personne

    1. J’espère donc apprécier davantage Alina par la suite, je suis sûre qu’elle n’a pas encore montré ton son potentiel, loin de là. À espérer qu’elle prenne davantage confiance en elle-même.
      J’ai hâte aussi de voir ce que va donner l’adaptation, même si je me méfie maintenant avec Netflix.

      Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s