Note : 2.5 sur 5.

Retournant à la propriété de son père, Renisenb pensait retrouver la sérénité familiale. Mais, à l’arrivée d’une nouvelle épouse, tout bascule et bientôt, toute la famille est en danger de mort.

2e MOIS DE L’INONDATION, 20e JOUR
Renisenb était perdue dans la contemplation du Nil.

Je continue ma découverte d’Agatha Christie, un des noms les plus connus dans le roman policier. Avec Ils étaient dix, j’ai commencé fort, j’avais donc certaines attentes en débutant La Mort n’est pas une fin. Et c’est peut-être la première raison pour laquelle j’ai été aussi déçue par le livre. La comparaison lui fait pas mal de tort, surtout que se l’on retrouve ici aussi dans un huis-clos au sein duquel les morts vont se multiplier.

Dès les premières pages, nous voilà embarqués à l’époque de l’Égypte antique. Suite à la mort de son époux, Renisenb retourne avec sa fille vivre dans la propriété de son père Imhotep, prêtre de la maison des Morts, en compagnie de ses trois frères, de leurs compagnes et de sa grand-mère. Elle qui s’émerveille que rien n’ait changé depuis son départ de la maison il y a huit ans, Renisenb va vite comprendre que les choses ne peuvent jamais rester comme elles sont.

Malgré les frictions entre époux ou celles entre les deux frères aînés, Yahmose et Sobek, et leur père qui refuse de leur laisser l’affaire familiale, la vie dans cette maison reste paisible. Jusqu’au jour où le patriarche Imhotep revient du Nord en compagnie de sa nouvelle épouse Nofret. Cette dernière, arrogante et arriviste, arrive très bien à manipuler Imhotep comme elle l’entend, le retournant de plus en plus contre ses enfants. Repartant en voyage en laissant sa nouvelle femme à la propriété, Imhotep ne se doute pas de la bombe qu’il a laissée auprès de sa famille.

La vie ne consiste pas essentiellement à assurer sa propre sécurité et, […] il importe de faire parfois confiance au destin…

Les esprits s’échauffent, tous se volent dans les plumes, et bientôt Nofret est retrouvée morte au pied de la falaise. Superstitieux, les égyptiens pensent bientôt que le malheur est entré dans leur maison. Comment ramener la complicité dans cette famille qui se déchire de plus en plus alors que les morts s’enchaînent de plus en plus vite au sein de la propriété ? Le coupable est-il un esprit vengeur ou l’un d’entre eux ?

Je pensais que l’époque historique aurait apporté davantage, elle semble ici ne servir que de contexte un tant soit peu original afin d’explorer d’une autre manière la cellule familiale en grand temps de crise. Mais, ça aurait presque pu se passer au siècle dernier, ça n’aurait pas changé grand chose. Agatha Christie n’est pas aussi efficace dans ce roman, le début n’étant pas très accrocheur et intrigant.

Le reste du livre reste sur une certaine mollesse malgré les événements tragiques. C’est que l’on peut rapidement deviner le coupable, le cercle étant restreint et certains membres de la famille devenant bientôt trop suspects pour que l’on y croie. Dommage de ne pas avoir réussi à entrer dans cette histoire entre tragédie familiale, réflexion sur la vie et la mort et meurtres.

Les femmes, à force d’expériences, finissent, quand elles ne le savent pas de naissance, par découvrir l’art de tirer parti des faiblesses des hommes.

Le cadre historique de l’Égypte Antique est original mais l’histoire est finalement assez banale.Le coupable dévoile des failles assez rapidement. On est dans la même construction qu’avec Ils étaient dix avec une série de meurtres mais ce n’est malheureusement pas aussi bien orchestré et palpitant. Ce livre sera vite oublié.

Sortie française : 1955
Sortie originale : 1944
252 pages

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Ils étaient dix (1939)

6 commentaires sur « La Mort n’est pas une fin, Agatha Christie »

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