Anne de Green Gables tome 1, Lucy Maud Montgomery

Note : 5 sur 5.

S’attendant à adopter un garçon, voilà que les Cuthbert se retrouvent parents d’une jeune rouquine à la langue bien pendue. Anne, avec un e, découvre les paysages enchanteurs de Green Gables en cette fin de XIXème siècle. L’occasion pour elle d’avoir un véritable foyer et de vivre, aidée de son imagination débordante, la vie d’une jeune fille éduquée aux rêves romantiques.

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Le Père Goriot, Honoré de Balzac

Note : 4.5 sur 5.

Envieux de s’élever dans la haute société parisienne, le jeune Eugène de Rastignac se prend bientôt d’affection pour le Père Goriot, un de ses compagnons d’auberge, n’ayant d’autre passion que ses deux filles qui, elles, le délaissent pour leurs propres fantaisies. Rastignac, pour s’extraire de son humble condition, compte bien apprendre les règles de la société parisienne et séduire une des filles Goriot.

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La Bête humaine, Émile Zola

Note : 4.5 sur 5.

Un mécanicien de locomotive, tourmenté par une lourde hérédité, et qui ne s’entend vraiment qu’avec sa machine… Une femme qui semble née pour faire le malheur de tous les hommes qui l’approchent… Un juge pétri de préjugés, pret à renier la justice au profit de l’intérêt social ou politique… Tels sont les personnages de ce drame, un des plus sombres qu’ait imaginés le romancier des Rougon-Macquart.

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La Philosophie dans le boudoir, Marquis de Sade

Note : 4.5 sur 5.

En 1795, alors qu’il vient d’échapper de justesse à la guillotine et qu’il goûte à sa liberté retrouvée, paraît anonymement La philosophie dans le boudoir, adressé à tous les « aimables débauchés » et toutes les « femmes lubriques ». Dans ce roman, censuré jusqu’au XXe siècle, la forme du dialogue philosophique est détournée au profit du libertinage le plus licencieux : trois débauchés entreprennent de faire l’éducation sexuelle d’une ingénue tout droit sortie du couvent… Mais cette oeuvre, écrite en pleine bascule de l’Ancien Régime à l’époque moderne, a aussi une portée politique : inséré dans le cinquième dialogue, le célèbre pamphlet « Français, encore un effort si vous voulez être républicain ».

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Petits poèmes en prose, Charles Baudelaire

Note : 3.5 sur 5.

Baudelaire n’achèvera jamais ce dernier recueil, où, à la fin de sa vie, il tente le miracle d’une prose poétique, libre de toutes règles, adaptée << aux mouvements de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience >>. Il souhaitait l’intituler Le Spleen de Paris, de ce Paris dont l’âme raffinée et perverse ne cesse de hanter son œuvre. De cette ville dont il connaît tous les secrets, tous les poisons, toute la noire séduction.

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Les Misérables tome 1, Victor Hugo

Note : 4.5 sur 5.

Loin de n’être que le récit de la réhabilitation d’un forçat évadé victime de la société, Les Misérables sont avant tout l’histoire du peuple de Paris. Jean Valjean, et le lien qui l’unit à Cosette, en est le fil conducteur et le symbole. A travers sa vie et ses rencontres apparaît l’image d’une humanité misérable mais pleine de grandeur, dont il semble être l’archétype. Homme du peuple par excellence, damné et accablé par les humiliations successives, Jean Valjean prend sur lui le péché du monde et l’expie. Dans son effort incessant pour se racheter, il assume un destin tragique qui nous renvoie le reflet de l’humanité en marche.

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Les 120 journées de Sodome, Marquis de Sade

Note : 4.5 sur 5.

Le duc de Blangis, l’évêque de…, le président de Curval et Durcet. Un noble, un homme d’Église, un juge de France et un bourgeois financier. Quatre personnages en quête d’ardeur. Ou plutôt « quatre scélérats avec lesquels je vais te faire passer quelques mois… Tout ce que l’on peut dire en gros, c’est qu’ils étaient généralement susceptibles du goût de la sodomie, que tous quatre se faisaient enculer régulièrement, et que tous quatre idolâtraient les culs. » Paulhan considérait Les 120 Journées de Sodome comme « l’évangile du Mal ». Il faut dire qu’il s’agit peut- être du plus effrayant des romans sadiens. Point de compromis ici. Les quatre hôtes retiennent prisonniers un bon nombre de femmes et de valets qu’ils peuvent violer et tuer en toute impunité. Ce livre fait l’inventaire exhaustif de toutes les perversions sexuelles existantes. On ne peut pas faire mieux dans le genre. Ni pire.

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Hamlet, William Shakespeare

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Pour mener à bien sa vengeance sans éveiller les soupçons, Hamlet feint la folie. Lorsque le fantôme de son père lui révèle que Claudius, souverain actuel et frère du défunt roi, est le meurtrier de celui-ci, on s’attend à une stratégie ingénieuse, d’autant que le prince semble plein de courage, d’insolence et d’esprit. Or, durant quatre actes, il ne commet qu’un seul meurtre, conséquence d’une erreur de perception. Tragédie du doute, voyage dans un esprit qui ne rêve que d’immatérialité mais ne parvient pas à prendre son envol, Hamlet, pièce mélancolique, nous invite à un saut existentiel.

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Othello, William Shakespeare

Note : 4.5 sur 5.

Héros à l’esprit guerrier jusque dans son discours amoureux, séducteur, maniant à la perfection le paradoxe et jouant à merveille sur l’ambiguïté des mots, Othello, Maure de Venise, se sert du langage comme d’une épée. Sa gloire suscite diverses réactions : Roderigo méprise « l’homme aux grosses lèvres », Desdémone est séduite par le récit de ses exploits en terres lointaines, qui fourmille d’évocations exotiques. Iago, lui, hait Othello. Que cette haine soit gratuite ou qu’elle soit le résultat d’une lucidité pragmatique, elle pousse Iago à tout détruire sur son passage.

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Roméo et Juliette, William Shakespeare

Note : 4 sur 5.

Vérone, au XVIe siècle. Roméo n’a de yeux que pour Juliette qu’il a rencontré à l’occasion d’une fête donnée par le père de celle-ci. Dès lors, plus rien n’a d’importance, ni la rivalité séculaire de leurs familles ni le mariage prochain de la jeune fille. Les deux amoureux, dévorés par la passion, se jurent fidélité et s’unissent en secret, avant d’être séparés par un destin cruel. Quatre jours ont suffi à cet amour violent et tragique pour naître, se consommer, mourir, et se perpétuer : sous la plume de Shakespeare, il est devenu un mythe.

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La Fortune des Rougon, Émile Zola

Note : 4 sur 5.

Issus de la paysannerie enrichie, les Rougon portent en eux l’avidité du pouvoir et de l’argent. Une des branches de la famille, les Macquart, sera marquée par l’hérédité de l’alcoolisme, du vice et de la folie. Le coup d’Etat du 2 décembre 1851 entraîne les Rougon dans la conquête de Plassans, la capitale provençale du roman. La haine de l’empereur pousse Silvère, petit-fils de la matriarche, et Miette, sa femme, dans l’insurrection républicaine. De ces passions et de ces fureurs naîtront cent personnages, et celui, aux mille visages anonymes, de la foule et de la collectivité qui préfigure le XXe siècle./

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Le Portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde

Note : 4.5 sur 5.

Par la magie d’un vœu, Dorian Gray conserve la grâce et la beauté de la jeunesse. Seul son portrait vieillira. Le jeune dandy s’adonne alors à toutes les expériences, s’enivre des sensations et recherche les plaisirs secrets et raffinés.

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Demian, Hermann Hesse

Note : 3.5 sur 5.

Demian est le roman d’une adolescence, roman d’initiation, de formation, et l’un des chefs-d’oeuvre du genre. Demian enseigne à Emile Sinclair à ne pas suivre l’exemple de ses parents, à se révolter pour se trouver, à s’exposer à la fois au divin et au démoniaque, à traverser le chaos pour mériter l’accomplissement de sa destinée propre.

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L’Étranger, Albert Camus

Note : 4.5 sur 5.

Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français…

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Les Mots, Jean-Paul Sartre

Note : 5 sur 5.

« J’ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute: au milieu des livres. Dans le bureau de mon grand-père, il y en avait partout; défense était de les faire épousseter sauf une fois l’an, avant la rentrée d’octobre. Je ne savais pas encore lire que, déjà, je les révérais, ces pierres levées : droites ou penchées, serrées comme des briques sur les rayons de la bibliothèque ou noblement espacées en allées de menhirs, je sentais que la prospérité de notre famille en dépendait… »

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