Illusions perdues, Honoré de Balzac

Illusions Perdues raconte le destin de deux amis, l’imprimeur David Séchard et le poète Lucien de Rubempré. L’un restera à Angoulême, l’autre partira pour Paris à la recherche de la gloire. Comédie des moeurs provinciales et parisiennes, fresque sur les milieux de la librairie, du théâtre et du journalisme à Paris aux alentours de 1820, ce roman est plus qu’un roman. Il est tous les romans possibles. En lui coexistent l’épopée des ambitions déçues, le poème lyrique des espérances trompées, l’encyclopédie de tous les savoirs. Avec Illusions perdues, Balzac nous donne le premier roman total, réflexion métaphysique sur le sens d’une société et d’une époque placées, entre cynisme et mélancolie, sous le signe de la perte et de la désillusion.

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Nana, Émile Zola

Dans les dernières années du Second Empire, quand Nana joue le rôle de Vénus au Théâtre des Variétés, son succès tient moins à son médiocre talent d’actrice qu’à la séduction de son corps nu, voilé d’une simple gaze. Elle aimante sur scène tous les regards comme elle attire chez elle tous les hommes : tentatrice solaire qui use de ses charmes pour mener une vie de luxure et de luxe, de paresse et de dépense. Grâce à elle, c’est tout un monde que le romancier parvient à évoquer, toute une époque et tout un style de vie. Ce neuvième volume des Rougon-Macquart est une satire cinglante des hautes sphères perverties par une fête qui ruine le peuple et détruit les valeurs.

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Germinal, Émile Zola

Germinal est le récit d’une grève de mineurs sous le Second Empire, mais également de leurs souffrances et de leurs amours, de leurs révoltes et de leurs espoirs, de leur fraternité et de leurs dissensions. Et, dans ce treizième volume des Rougon-Macquart, si Zola n’hésite pas à peindre au plus noir cette vie ouvrière, c’est qu’il souhaite conduire ses lectures de 1885 au sursaut nécessaire pour qu’advienne un avenir moins sombre. C’est ainsi l’espérance qui éclaire la fin du livre et que son titre annonce : dans le calendrier révolutionnaire, Germinal était le mois du printemps, celui du renouveau.

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À rebours, Joris-Karl Huysmans

Des Esseintes : Le héros fin de siècle par excellence ! Cynique, misogyne et romantique à l’extrême. Aristocrate oisif, isolé, il se livre à une méditation sur l’existence, l’art, la religion, les femmes… Il fouille l’expérience de l’ennui jusqu’à l’écoeurement. Son acuité intellectuelle de même que le raffinement de ses sens lui font mépriser le vulgaire tout en éprouvant l’inévitable souffrance d’une sensibilité trop aiguisée.

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La Princesse de Clèves, Madame de Lafayette

« Je vais vous faire un aveu que l’on n’a jamais fait à un mari… » Sincère, tourmentée, la princesse de Clèves ne parvient plus à taire ses sentiments. Elle brûle d’amour depuis trop longtemps pour le duc de Nemours, l’un des plus beaux fleurons de la cour d’Henri II. Son désir est ardent ! Désespéré ! Mais elle a juré fidélité à son époux, le prince de Clèves. Elle aspire au bonheur et ne peut brader sa vertu. Elle veut aimer sans trahir… Cruel dilemme ! Faut-il donc renoncer au monde ? Faire ainsi le malheur d’un mari et d’un amant ? La mort est-elle préférable aux affres de l’amour ? Du mariage au déchirement, de la pudeur au sacrifice… Madame de La Fayette exprime jusque dans ses plus impudiques silences la langue subtile de la passion.

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Des souris et des hommes, John Steinbeck

Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.
– Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc. Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l’autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.
– Non, j’vous en prie, supplia-t-il. Oh, j’vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait.
Elle se débattait vigoureusement sous ses mains…
– Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j’ai encore fait quelque chose de mal. Il m’laissera pas soigner les lapins.

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La Fausse maîtresse, Honoré de Balzac

Tombé sous le charme de Clémentine Laginska, la femme de son meilleur ami, le comte Thaddée Paz n’a pas d’autre solution que de s’inventer une maîtresse pour ne pas succomber à la tentation…
Un drame amoureux dans lequel le mensonge et la séduction tiennent les premiers rôles.

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Ô mon George, ma belle maîtresse…, Alfred de Musset et George Sand

<< Ah, George, quel amour ! jamais homme n’a aimé comme je t’aime. Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d’amour ; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que j’aime, je meurs d’amour, d’un amour sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu, tu es aimée, adorée, idolâtrée jusqu’à mourir ! Et non ! je ne guérirais pas. Et non, je n’essaierai pas de vivre ; et j’aime mieux cela, et mourir en t’aimant vaut mieux que de vivre. >>
Alfred de Musset à George Sand, 1er septembre 1834

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L’Éducation sentimentale, Gustave Flaubert

En septembre 1840, à bord de la Ville-de-Montereau qui glisse sur la Seine, Frédéric Moreau, fraîchement reçu bachelier, rêve à sa vie future dans la capitale et aux succès qui l’attendent. Soudain, il aperçoit la belle Mme Arnoux… L’Éducation sentimentale (1869) retrace l’histoire d’un jeune homme qui n’aspire qu’à l’amour, à la richesse et à la gloire, mais qui, dans une époque de profonds bouleversements dont l’apogée est la révolution de 1848, se révélera incapable de s’engager pour une cause. À travers le parcours de ce héros velléitaire, Flaubert propose, dans un souci constant de perfection formelle, une réflexion subtile sur le politique et sur la nature humaine.

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