La Panthère des neiges, Sylvain Tesson

À la recherche de la panthère des neiges qui se cache dans les hauteurs tibétaines, Sylvain Tesson porte un autre regard sur la nature et sur les êtres qu’elle abrite, comme sur la place de l’homme face à cette vie sauvage, cohabitant tous deux dans l’immensité qu’est la Terre.

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Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre, Ruta Sepetys

Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète soviétique.
Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.

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L’Instant fatal, Raymond Queneau

« Constatons que Les Ziaux et L’Instant fatal abordent avec une alacrité réconfortante notre aujourd’hui où s’aggrave une impressionnante dégradation du langage, où la circulation des mots, monnaie de dupe, évoque l’émission hémorragique de petits chèques sans provision. Parmi bien des tumultes au silence pareils, ces poèmes nous émeuvent – et nous intriguent – de savoir conserver toute leur fraîcheur et leur âpreté, l’exact accent de leur chagrin, et le tranchant particulier de leur éclat. Le jeu, qui pour les composer parfois les disloque, sauve à travers eux une certaine gravité : celle de la poésie. Est-il trop tard, est-il trop tôt pour rendre un sens plus pur aux mots de la tribu ? À la tribu, Raymond Queneau, en tout cas, restitue des mots, avec chacun desquels il parle sa vérité ; avec lesquels il nous donne à entendre, sans toutefois le formuler, le secret de la seconde simplicité. » Olivier de Magny.

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