Mensonge, J.P. Delaney

Claire, étudiante anglaise en art dramatique, finance ses études d’une manière peu conventionnel e : elle flirte, pour le compte d’un cabinet d’avocats spécialisé dans les divorces, avec des hommes mariés suspectés d’infidélité. Lorsque la femme de l’un d’entre eux est retrouvée morte, tout change… La police exige de Claire qu’elle utilise ses talents d’actrice pour faire avouer le mari. Dès le début, elle n’est cependant pas sûre du rôle qu’elle doit jouer dans cette mise en scène mensongère, mais elle ne veut pas non plus que les enquêteurs la questionnent sur la nuit du meurtre. Bientôt, Claire se rend compte qu’elle est en train de jouer le rôle le plus mortel de sa vie…

Continuer la lecture « Mensonge, J.P. Delaney »

Petits poèmes en prose, Charles Baudelaire

Baudelaire n’achèvera jamais ce dernier recueil, où, à la fin de sa vie, il tente le miracle d’une prose poétique, libre de toutes règles, adaptée « aux mouvements de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ». Il souhaitait l’intituler Le Spleen de Paris, de ce Paris dont l’âme raffinée et perverse ne cesse de hanter son œuvre. De cette ville dont il connaît tous les secrets, tous les poisons, toute la noire séduction.

Continuer la lecture « Petits poèmes en prose, Charles Baudelaire »

Les Contemplations, Victor Hugo

« Qu’est-ce que Les Contemplations ? C’est ce qu’on pourrait appeler, si le mot n’avait quelque prétention, Les Mémoires d’une âme. Ce sont, en effet, toutes les impressions, tous les souvenirs, toutes les réalités, tous les fantômes vagues, riants ou funèbres, que peut contenir une conscience, revenus et rappelés, rayon à rayon, soupir à soupir, et mêlés dans la même nuée sombre. C’est l’existence humaine sortant de l’énigme du berceau et aboutissant à l’énigme du cercueil ; c’est un esprit qui marche de lueur en lueur en laissant derrière lui la jeunesse, l’amour, l’illusion, le combat, le désespoir, et qui s’arrête éperdu « au bord de l’infini ». Cela commence par un sourire, continue par un sanglot, et finit par un bruit du clairon de l’abîme. Une destinée est écrite là jour à jour. » Victor Hugo

Continuer la lecture « Les Contemplations, Victor Hugo »

Cartes postales, Henry J-M Levet

C’est un tour du monde en dix poèmes exotiques. C’est le chef-d’œuvre de Henry J.-M. Levet. Cartes Postales, c’est l’Égypte, l’Argentine, le Japon, mais aussi l’irrémédiable lenteur des paquebots. Les poèmes de Levet, doux et mélancoliques, ont influencé Valery Larbaud, qui les a édités avec Léon-Paul Fargue en 1921.

Continuer la lecture « Cartes postales, Henry J-M Levet »

Gloire tardive, Arthur Schnitzler

Edouard Saxberger, un vieux fonctionnaire confit dans une vie de routine, trouve un soir en rentrant chez lui un jeune homme qui l’attend. Il prétend avoir déniché un vieux livre écrit par Saxberger des décennies auparavant. Il brûlait d’envie de faire la connaissance de celui qu’il considère comme un Maître. Saxberger, qui a presque oublié qu’il a un peu écrit dans sa lointaine jeunesse, est surpris, puis amusé. Le jeune homme l’invite à le rejoindre un soir où se réunissent régulièrement ses amis, un cercle de jeunes poètes. Le vieux monsieur est accueilli avec respect et admiration et ne peut bientôt plus se passer de cette ambiance. À ses risques et périls.

Continuer la lecture « Gloire tardive, Arthur Schnitzler »

Filiations, Agnès Janin

Je suis une funambule, je marche sur un fil tendu entre mes aïeux et mes descendants. Je déambule le long d’une lignée, me retourne un peu derrière, regarde beaucoup devant, incarne le présent. Je suis fille, je suis femme, je suis mère. De ce que l’on reçoit, de ce que l’on se crée, de ce que l’on donne, ce livre a éclos en échos. Voici seize fils qui tissent nos vies d’enfant, de parent, d’être humain.

Continuer la lecture « Filiations, Agnès Janin »

Autres courants, Philippe Jaffeux

« Autres courants reflète le canevas du livre précédent Courants blancs : 1820 phrases qui peuvent être lues au hasard sont disposées par séries de 26 sur 70 pages qui se retournent sur elles-mêmes afin de révéler une contradiction électrisante. Un mouvement alternatif articule un renversement grâce à une tension entre des mots opposés. L’énergie d’un contrepoint superpose des pensées qui résonnent dans un chaos inépuisable. Le souffle d’un jeu construit des paradoxes prêts à osciller entre le sens et le non-sens. La puissance roborative du vide assure le fonctionnement de ces courants grâce à la dynamique d’un perpétuel recommencement. » Ph. J.

Continuer la lecture « Autres courants, Philippe Jaffeux »

L’Instant fatal, Raymond Queneau

« Constatons que Les Ziaux et L’Instant fatal abordent avec une alacrité réconfortante notre aujourd’hui où s’aggrave une impressionnante dégradation du langage, où la circulation des mots, monnaie de dupe, évoque l’émission hémorragique de petits chèques sans provision. Parmi bien des tumultes au silence pareils, ces poèmes nous émeuvent – et nous intriguent – de savoir conserver toute leur fraîcheur et leur âpreté, l’exact accent de leur chagrin, et le tranchant particulier de leur éclat. Le jeu, qui pour les composer parfois les disloque, sauve à travers eux une certaine gravité : celle de la poésie. Est-il trop tard, est-il trop tôt pour rendre un sens plus pur aux mots de la tribu ? À la tribu, Raymond Queneau, en tout cas, restitue des mots, avec chacun desquels il parle sa vérité ; avec lesquels il nous donne à entendre, sans toutefois le formuler, le secret de la seconde simplicité. » Olivier de Magny.

Continuer la lecture « L’Instant fatal, Raymond Queneau »