La Mer qui prend l’homme : Quitter le large sans avoir la certitude de revenir

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Entre la guerre d’Afghanistan et l’Atlantique nord, un page-turner qui vous plonge dans la tempête des âmes et une mer rouge sang. Au large des côtes du Finistère, un chalutier à la dérive est localisé. Lors de l’opération de sauvetage, une femme est retrouvée dans une remise, prostrée, terrorisée et amnésique. Le reste de l’équipage a disparu. Parmi eux se trouvaient trois anciens militaires français.
Xavier Kerlic, Franck Lecostumer et Paul Brive avaient embarqué sur le Doux Frimaire à Concarneau, encadrés par le lieutenant Emily Garcia, des services sociaux de la Défense. Celle-ci devait expérimenter avec eux une méthode de lutte contre le stress post-traumatique en les insérant dans un groupe d’hommes soudés par de rudes conditions de travail – les marins du Doux Frimaire.  » Je ne le sens pas, ce coup.
Qu’est-ce qu’on vient faire dans cette galère ?  » avait lancé Franck en montant à bord, avant que le chalutier ne lève l’ancre en direction de la mer d’Irlande et ne disparaisse des radars…

 

Avis

La mer n’est pas toujours clémente, mais l’homme l’est-il lui-même ? En tout cas, pas dans La Mer qui prend l’homme, le nouveau roman de Christian Blanchard. Ici, c’est la vengeance qui fait autorité. La loi du talion est le capitaine du navire et les hommes à bord devront redoubler d’efforts et faire leurs preuves afin d’y survivre. Tout de suite plongés au milieu d’un mystère à propos d’un bateau abandonné, on s’interroge, on s’effraie de la possible vérité. Pourquoi n’y a-t-il plus personne à bord ? Où sont passés les passagers ? Ce roman étonne par son atmosphère marin maîtrisé allié à celle sombre de la nature humaine. Et même si j’ai mis un peu de temps à réellement entrer dans l’histoire, je dois admettre que l’auteur s’en tire très bien.

Les personnages se dévoilent peu à peu avec chacun leur rage ou leurs peurs. Ils ne sont pas là pour émouvoir mais bien pour raconter leur propre histoire, leur propre colère. Ambigus pour la majorité, ils restent intrigants sans que l’on ait envie de s’en rapprocher de trop près et de s’y attacher. Le contraste entre la terre bretonne et l’Afghanistan est saisissant et impactant. Deux terres diamétralement opposées qui vont servir aux hommes pour le même combat.

Le style abrupt de l’auteur, avec des phrases courtes pour d’autant plus impacter le ressenti du lecteur, est prenant et en adéquation avec l’ambiance du roman. J’ai eu personnellement quelquefois un peu de mal à rester attentive à toutes les péripéties au vu de l’écriture qui ne me convenait certainement pas. Mais, ce roman reste très bon et à découvrir pour ceux qui s’intéressent à ce genre de récits. Merci à NetGalley et la maison d’édition Belfond pour cette lecture.

 

Conclusion

Une lecture sympathique qui m’a moins transporté que je ne l’espérais mais qui fournit une atmosphère palpable et bien maîtrisée autour de ce décor marin et glaçant.

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2 réflexions au sujet de “La Mer qui prend l’homme : Quitter le large sans avoir la certitude de revenir”

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