Note : 4 sur 5.

À Cuba, le vieux Santiago ne remonte plus grand-chose dans ses filets, à peine de quoi survivre. La chance l’a déserté depuis longtemps. Seul Manolin, un jeune garçon, croit encore en lui. Désespéré, Santiago décide de partir pêcher en pleine mer. Un marlin magnifique et gigantesque mord à l’hameçon. Débute alors le plus âpre des duels… Combat de l’homme et de la nature, roman du courage et de l’espoir, Le vieil homme et la mer est un des plus grands livres de la littérature américaine.

Il avait choisi de rester dans les eaux profondes, dans le noir, loin des hameçons, loin des traîtres. Et puis voilà que moi j’ai choisi d’aller le chercher tout là-bas dans le fond, plus loin que tous les poissons du monde. Maintenant lui et moi on est uni. Depuis le milieu du jour on est accroché ensemble. Et personne peut nous aider, ni lui, ni moi.

La littérature du vingtième siècle me parle généralement peu, je ne suis pas réellement attirée par les classiques américains de ce siècle vus comme des incontournables. Ernest Hemingway fait partie de ces auteurs que je n’étais pas impatiente de découvrir mais c’est en récupérant la mince bibliothèque de ma mère à l’adolescence que j’ai acquis Le Vieil Homme et la mer. Avec 150 pages, je me suis dit qu’il serait étonnant de réussir à s’ennuyer lors de cette lecture même si je ne connaissais pas le niveau d’accessibilité du style de cet auteur reconnu. Et bien, j’ai été bien surprise par ce livre.

Dès le début, j’ai été étonnée de la facilité avec laquelle on entre dans le récit et à avec laquelle on s’intéresse au lien entre le vieux pêcheur Santiago et Manolin, son ancien apprenti qui maintenant pêche sur un autre bateau. Quatre-vingt-quatre jours que Santiago n’a réussi à trouver un seul poisson au large du Gulf Stream, entre la Floride et les Bahamas. Mais le vieux pêcheur ne s’avoue pas vaincu et croit en sa bonne étoile pour cette quatre-vingt-cinquième journée sur sa barque.

C’est alors qu’un combat acharné commence entre cet homme et sa nouvelle prise qui ne compte pas se laisser remonter à la surface aussi facilement. Sans le voir, Santiago sait qu’il n’a jamais ferré un aussi gros poisson et qu’il ne peut laisser passer sa chance. Je ne pensais pas être aussi fascinée par une journée de pêche qui est, généralement, passive la majorité du temps. Seulement, on s’attache rapidement au vieil homme au vu de sa précarité, du lien profond qu’il entretient avec le jeune et par sa force de caractère couplé d’un certain respect pour la nature qui l’entoure lors de cette partie engagée avec l’espadon.

L’histoire reste étonnamment vivante grâce à la narration loin d’être silencieuse en mer. Le vieil homme est seul mais parle, pense, prie, s’excite, s’impatiente, etc… L’absence de chapitres joue également un rôle dans l’intensité de l’histoire qui ne faiblit à aucun moment. Car, même quand l’un des deux gagne finalement la lutte, la partie n’est pas totalement gagnée et il ne faut pas oublier les autres adversaires qui rôdent silencieusement autour d’eux. Je ne pensais pas me laisser embarquer par cette lecture et j’ai été d’autant plus surprise par l’accessibilité de la plume d’Hemingway et de son talent pour conter une histoire et pour nous transmettre diverses émotions au fur et à mesure de cette aventure.

Les gens n’ont pas de pitié pour les tortues, sous prétexte qu’un cœur de tortue continue à battre des heures après qu’elle a été ouverte et vidée. Le vieux songeai : « J’ai un cœur tout pareil au cœur des tortues, et mes mains, mes pieds sont comme les leurs. »

Très agréablement surprise par ce livre, j’ai été touchée par sa vivacité, sa facilité de compréhension et par les diverses émotions qui nous traverse dans cette histoire étonnamment très vivante.

Du même auteur

  • Œuvres romanesques (1926)
  • Le Soleil se lève aussi (1926)
  • L’Adieu aux armes (1929)
  • Mort dans l’après-midi (1932)
  • Les Vertes Collines d’Afrique (1935)
  • En avoir ou pas (1937)
  • Pour qui sonne le glas (1940)
  • Au-delà du fleuve et sous les arbres (1950)
  • L’Été dangereux (1960)
  • Paris est une fête (1964)
  • Îles à la dérive (1970)
  • Le Jardin d’Éden (1986)
  • La Vérité à la lumière de l’aube (1999)

7 commentaires sur « Le Vieil Homme et la mer, Ernest Hemingway »

    1. J’ai bien fait de le sortir maintenant, c’était l’occasion de lire un livre qui m’emballait peu. Après, il est très court et finalement très prenant. J’espère qu’il te fera le même effet.

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