Note : 3 sur 5.

Attaqué dans la rue par trois hommes, Martin est secouru par un inconnu qui n’hésite pas à tuer ses agresseurs. Dès lors, Martin est choisi pour intégrer la société Vakka qui combat le surnaturel s’insinuant au sein de la population humaine.

– Est-ce que l’amour… peut tout justifier ?
Une démarche rapide, un sourire léger, un bouquet de fleurs. Je n’ai jamais réellement été apte pour comprendre les gens. Savoir ce qu’ils comptent faire, où ils vont, s’ils doivent mourir. Je trouve que ce que le commun appelle humanité a cette maladresse attachante, comme un enfant trop irritant qui agit par manque d’éducation. Je m’égare, encore, la démence me gagne de plus en plus et le silence n’est plus qu’un allié défaillant. Concentrons nous et détaillons.

Je remercie Simon Bertrand de m’avoir fait découvrir son roman qui, par sa couverture et son résumé, m’a immédiatement intrigué. Une enquête criminelle, une société secrète, un combat entre des forces surnaturelles, le premier tome de Vakka a de quoi rendre curieux. Malheureusement, je n’ai pas été très convaincue par ce roman.

Dans l’idée de se réconcilier avec sa petite amie, Martin se rend chez Céline. Mais avant d’entrer dans l’immeuble, il est intercepté par trois hommes. Roué de coups, il sera sauvé par un inconnu, ce dernier prenant apparemment plaisir à donner une bonne leçon aux trois agresseurs. Quitte à les tuer. Se réveillant à l’hôpital, Martin est immédiatement interrogé par l’inspecteur Charles qui enquête sur ces meurtres. Doutant de la culpabilité de Martin, l’inspecteur est tout de même interloqué : le jeune homme est à nouveau vu avec son mystérieux sauveur, lequel se rendant coupable d’un nouveau crime. Quel est le lien entre les deux hommes ? Et où est maintenant Martin ?

Pour l’inspecteur Charles, cette enquête commence mal. Mais, du côté de Martin, les révélations qui lui sont données ne l’aide pas mieux à comprendre toute cette histoire. Présenté en bonne et du forme à Basile, son sauveur assassin, Martin découvre l’existence d’une société secrète de laquelle il devient malgré lui un nouvel adepte. En effet, Basile l’a choisi pour devenir son disciple et cela équivaut à ramener Martin sur les bancs d’une école très particulière. Au milieu de disciples bien plus jeunes que lui, Martin va découvrir le rôle de Vakka et va devoir suivre l’apprentissage de la société afin de devenir un véritable combattant. Pour combattre quoi ? Je vous laisse le soin de le découvrir par vous-mêmes afin de garder un peu de mystère.

Le récit pose des bases intéressantes, nous laissant le loisir de nous poser tout un tas de questions sur les personnages et les circonstances. La personnalité de Basile est plaisante à découvrir, on hésite entre frayeur et amusement face à ce personnage, ce qui rend malheureusement le héros d’autant plus terne. Trentenaire lambda, Martin ne comprend rien à ce qui lui arrive et suit le mouvement sans poser forcément les bonnes questions à son nouveau tortionnaire/maître. Malgré son incompréhension et sa peur face à ce qu’il découvre, il obéit sans grande protestation et devient donc un disciple de la société Vakka. Cette dernière est très bien construite et on sent bien le plaisir qu’a pris l’auteur à créer ses décors et ses règles, une école de soldats/magiciens plaira à beaucoup de lecteurs.

En ce qui concerne la cohérence du récit, j’ai eu plus de mal. Malgré des événements atroces, rien ne semble vraiment important, pratiquement tout coule sur les personnages. Cela se répercute sur l’intrigue qui manque alors d’enjeux et de tension. Ce ton décontracté malgré la violence de l’univers fantastique m’a rappelé la trilogie Scorpi de Roxanne Dambre qui met en scène des tueurs à gages pour créatures fantastiques avec un ton humoristique. Mais ici, le style est encore assez maladroit pour produire l’effet désiré (ton comique ? sérieux ? un peu des deux ?).

Le langage familier, très oral, des personnages a joué également sur ce ressenti. Les protagonistes vont souvent manger leurs mots, ce qui ne rend pas bien à l’écrit et peut renforcer l’idée d’un manque de maîtrise dans l’écriture. On peut ajouter à ça une narration qui se mêle bizarrement aux dialogues, on ne réussit pas toujours à les différencier, ce qui perturbe la clarté et la fluidité du roman. J’ai donc décroché à la moitié de l’histoire malgré les bonnes idées et les qualités propres à la société secrète et à Basile. Cependant, Simon Bertrand ne manque pas de concepts originaux présents dans son intrigue, mais également après. Effectivement, l’auteur propose à la fin de cette lecture d’accéder à un site internet contenant des énigmes liées à l’univers de Vakka afin de prolonger le plaisir de lecture.

Comme je semble être pour le moment la blogueuse la moins convaincue par ce roman, je vous propose une chronique bien plus positive pour contrebalancer et montrer que ce livre peut plaire à bien d’autres, notamment Khiad.

Il faut accrocher au ton familier et à l’univers décontracté de l’auteur avant d’apprécier cette plongée dans cette société secrète. C’est parfois maladroit dans le style tout en étant intrigant et bien calibré dans son scénario.

Sortie : août 2020
319 pages

4 commentaires sur « Vakka tome 1, Simon Bertrand »

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