Note : 3.5 sur 5.

L’enlèvement d’un nouveau-né à ses co-parents déclenche une série de violences. Les forces de sécurité peinent à contenir des bandes armées. Des familles entières tentent de s’enfuir de zones urbaines qui ont fait sécession. Dans cette ambiance insurrectionnelle, les enquêteurs s’efforcent de retrouver l’enfant et d’identifier son ravisseur. Des groupes d’influence et des organisations politiques brouillent les pistes.
L’inspecteur Ledhu explore toutes les hypothèses mais son enquête lui échappe. Victor Perrodeau, son principal suspect, est pris en chasse par les hommes de main d’un magnat du porno et de sa fille, envoûtante et nocive. Les filets se resserrent autour des protagonistes de cette traque sans pitié qui traverse des territoires bouleversés. Le fugitif qui cherche à préserver le secret de la nouvelle famille de l’enfant, doit échapper à ses poursuivants. L’enquêteur va devenir un danger et sa vie sera menacée.
Au commencement était une idée simple : partager les nouveaux-nés entre toutes les familles en désir d’enfant. Êtes-vous prêts à plonger dans le monde d’après ?  

La CoParPar, la nouvelle révolution du gouvernement autour des naissances : celles d’effacer le lien biologique entre parents et enfants. En prenant part à cette expérience de vie, vous deviendrez parents d’un enfant dont les origines vous seront inconnues alors que votre propre enfant sera donné à un autre couple dans votre région. Un nouveau projet pour effacer les inégalités de genre, d’orientation sexuelle, biologiques, auquel Mélanie et Dylan, futurs parents, ont accepté de prendre part.

Seulement, et même si c’est une probabilité minime, après avoir accouché, Mélanie apprend qu’il n’y a pas d’enfant pour elle. Dévastée par cette nouvelle alors qu’elle et son compagnon comprennent que l’enfant adopté par un couple homosexuel et devenant le symbole dans les médias de ce nouveau système de gestion des naissances est le leur, sa vie va irrémédiablement être bouleversée.

Elle va d’autant plus être chamboulée lorsque le bébé prénommé Elton va être enlevé. Mélanie et Dylan ont-il un lien avec ce kidnapping ? Dans tous les cas, la disparition de l’enfant va être une véritable bombe nationale. Car après cet événement, les émeutes commencent dans les plus grandes villes de France jusqu’à l’insurrection. Au milieu de cette violence, les manœuvres politiques se multiplient alors que des particuliers tout aussi politisés tentent de faire entendre leur voix dans toute cette affaire.

J’ai eu très peur en commençant cette lecture aux allures de thriller dystopique et politique. Beaucoup d’événements se succèdent les uns après les autres formant une accumulation d’enjeux pour les personnages et de réflexions autour de la politique, de la religion et de la société dans son ensemble, sur son évolution vers l’égalité totale, ses codes, son organisation. Très politisés, les divers propos amènent souvent à catégoriser les protagonistes qui les prononcent au sein d’une case spécifique sans qu’ils puissent vraiment en sortir à un moment ou à un autre, à quelques exceptions près. Les fachos pratiquants, les illuminés, les grands pontes dans l’ombre aux commandes du pays, les altermondialistes fumeurs de cannabis, les arabes des cités, etc…

La Fabrique des bâtards a une réelle identité et ne prend pas de pincettes pour faire passer ses messages. Préférant personnellement des protagonistes plus nuancés, moins dans leurs propos que dans leur caractère, j’avais vraiment peur de ne pas réussir à accrocher avec cette intrigue englobant beaucoup de sujets et de personnages divers et variés. Heureusement, Magnus Latro trouve le moyen de faire évoluer la plupart de ses personnages et j’ai été agréablement surprise de la direction que certains prenaient tel que Victor, le frère de Mélanie et un des personnages principaux, qui révèle ses diverses facettes au fil du roman et l’inspecteur Ledhu en charge de l’enquête sur l’enlèvement d’Elton et des meurtres et altercations qui surviennent rapidement en lien avec l’affaire.

J’ai donc été plus intéressée par les parties où l’on suit un personnage particulier dans sa fuite ou dans ses recherches de la vérité, moins par l’ensemble globale d’insurrection nationale entre émeutes, stratagèmes politiques, fermeture des villes et exils des habitants dans les petits villages. Merci à Magnus Latro pour cette lecture.

Si j’ai apprécié l’évolution des personnages principaux, je n’ai pas toujours adhéré à l’ensemble de l’intrigue très politique, ce qui m’est tout à fait personnel. Les principaux traits de caractère des différents protagonistes sont très marqués pour amener au débat et aux conflits dans cette guerre sociétale qui touche bientôt le pays entier.

2 commentaires sur « La Fabrique des bâtards, Magnus Latro »

    1. Oui c’est très bizarre et difficile de croire qu’on en arrivera là pour davantage d’égalité de ce côté-là mais sait-on jamais… Je n’aimerais pas qu’on y arrive en tout cas, dans ce livre, ça fait froid dans le dos.

      Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s