Note : 1.5 sur 5.

Los Angeles en 1994. Une simple incantation va lier la jeune Sandra de quinze au Seigneur des ténèbres. Dans Épicuriel, la californienne envoûtante ne compte pas s’offrir facilement à son prétendant, bien qu’elle se serve de ses dons pour élucider plus d’une affaire surnaturelle qui sont bientôt de plus en plus nombreuses.

Je remercie Alexandrine Solane de m’avoir fait découvrir son roman. Malheureusement, je suis passée totalement à côté d’Épicuriel : Genèse du mal. Si la jeune héroïne, dans une école d’écriture à Los Angeles accompagnée de sa bande d’amis, se démarque facilement des autres adolescents de son âge par son assurance et son côté provocateur, son histoire m’a semblé partir bien vite dans tous les sens.

Les complications arrivent très rapidement et s’enchaînent à un rythme effarant alors que l’univers ne prend pas le temps de se mettre en place. Rien ne laisse supposer que la réalité de ce récit admette l’existence de forces surnaturelles ou extraterrestres. Mais quand ces dernières surgissent, la narratrice nous fait comprendre qu’elle a déjà eu affaire à ce genre d’ennuis sans que l’on ait plus d’explications.

Et quand ses amis, qui eux n’en ont jamais été témoins de ce genre d’évenements, se retrouvent face à des créatures surnaturelles, ils n’ont aucun moment de doute ou de recul face aux différentes situations. Pire, ça n’a pas l’air de chambouler la vision qu’ils ont du monde et de la vie en dehors de la Terre. Ce manque d’éclaircissements m’a vite désarçonné, tout paraît normal alors que Sandra dit bien que le monde ne connait pas l’existence des extraterrestres, démons, etc… Et quand ce même monde est devant le fait accompli, il réagit comme si tout était normal.

Le tout manque alors de vraisemblance et généralement de cohérence. Autre point qui m’a particulièrement dérangé : la romance entre Sandra et le Diable. Si la couverture et le titre de ce tome 1 laissaient penser que le récit allait être particulièrement sombre, ce n’est pas toujours le cas. Jouant sur l’âge de l’héroïne mais aussi sur son côté provocateur, il est difficile de définir un public précis pour ce roman. L’auteure aborde de nombreux sujets comme le développement identitaire entre l’adolescence et l’âge adulte, le désir d’émancipation, la tension sexuelle et les relations amoureuses et charnelles, etc…

Sauf que si le Diable semble évidemment le mieux placé pour lancer des répliques sexuelles et grossières, il semble aussi rapidement avoir le même âge que Sandra. Il est tellement à se préoccuper à toute heure du jour et de la nuit des besoins de sa nouvelle bienaimée qui, sans que l’on ne comprenne réellement pourquoi, le fait totalement chavirer. Tentant de tout faire pour que Sandra accepte ses avances et devienne la mère de son enfant, il est prêt à toutes les manipulations et surtout à toutes les techniques de séduction. J’ai malheureusement vite décroché de ce côté-là aussi, ne prenant absolument pas au sérieux le Seigneur des ténèbres prêt à faire les quatre volontés d’une adolescente de quinze ans.

Malgré les bonnes idées, j’ai trouvé le tout assez brouillon, comme si le roman manquait de développement et de cohérence. Les personnages tels que Sandra et ses trois amis sont tout de même sympathiques à suivre quand l’auteure les détache de temps en temps de leur archétype. Je conclue ici mon aventure avec Épicuriel qui n’aura pas été concluante malgré mes attentes.

Lucifer est fou de moi ; il m’offre son amour, son royaume, ses vassaux. Je peux tout lui demander, il ne me refusera rien. Hélas je connais le prix à payer : mon âme… et la perte de mon humanité.

Si je m’attendais à un récit plus sombre, j’ai été assez déçue de la romance entre l’héroïne et le Diable et de l’utilisation étrange du surnaturel dans notre réalité.

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  • La Femme philosophale (2019)

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