Note : 3.5 sur 5.

Partir seul à l’aventure afin de découvrir les secrets et les beautés de la nature. Dans l’espace ou sous les profondeurs marines, ces explorateurs recherchent avant tout une reconnexion avec les éléments et une fuite loin de la foule bruyante.

Choisi par hasard, ce premier recueil des Chroniques des Nouveaux Mondes me laisse assez perplexe. Les thématiques principales sont plus ou moins présentes dans les quatre histoires mais je peine à voir la logique de placer ces nouvelles dans un même livre. À chaque fois, on se retrouve dans un décor totalement différent avec de nouveaux personnages et rien ne semble vraiment lier une nouvelle avec une autre.

Les deux premières ont pourtant une intrigue commune : l’exploration de vastes environnements. Les personnages, en quête d’inconnu, se lancent dans des missions impressionnantes qui vont leur apprendre beaucoup sur l’endroit qu’ils sondent, que ce soit l’espace ou les profondeurs sous-marines, et sur le besoin de se retrouver avec eux-mêmes. Cette fuite du contact humain, de la foule, et cette misanthropie démontrent une envie de se reconnecter avec son environnement, avec la nature bien plus complexe et supérieure que l’est l’être humain. Cependant, cette nature n’a pratiquement plus rien de mystérieux aux époques dans lesquelles vivent nos personnages et c’est alors bien plus dur pour ces derniers de découvrir quelque chose de neuf et d’impressionnant.

La troisième nouvelle se transforme en conte s-f intéressant dans lequel des animaux intelligents et des êtres humains interagissent autour de la nature et des instincts de l’homme et de l’animal. La quatrième s’éloigne davantage des trois premières nouvelles avec cette famille-colonie qui peine à s’entendre quand il s’agit de s’approprier une planète et ses vestiges.

Finalement, ce premier recueil des Chroniques des Nouveaux Mondes est inégal avec des certaines nouvelles très intéressantes, d’autres oubliables comme la dernière qui ne m’aie pas restée en mémoire. Le style de Jean-Marc Ligny ne m’a pas toujours transportée, surtout dans la dernière nouvelle, la plus longue, dans laquelle je me suis ennuyée.

Un recueil de science-fiction inégal mais pourtant intéressant dans ces thèmes comme la recherche de la solitude, l’appel à la nature, l’exploration de l’inconnu, et la place de l’être humain dans notre monde.

Sortie : 1991
188 pages

4 commentaires sur « Chroniques des Nouveaux Mondes : Le Voyageur solitaire tome 1, Jean-Marc Ligny »

  1. Je ne suis pas surprise par l’absence de lien que tu as ressenti, ça m’est plusieurs fois arrivé dans les recueils de SF où je ne crois pas que créer du lien entre les récits soit la norme, les auteurs préférant expérimenter. ^^

    Aimé par 1 personne

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