Note : 3.5 sur 5.

Baudelaire n’achèvera jamais ce dernier recueil, où, à la fin de sa vie, il tente le miracle d’une prose poétique, libre de toutes règles, adaptée << aux mouvements de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience >>. Il souhaitait l’intituler Le Spleen de Paris, de ce Paris dont l’âme raffinée et perverse ne cesse de hanter son œuvre. De cette ville dont il connaît tous les secrets, tous les poisons, toute la noire séduction.

Pendant quelques heures, nous possèderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même.

Livre que presque tout le monde a du lire à l’école, Les Fleurs du mal est le recueil de poèmes le plus connu de Baudelaire. Mais cette chronique sera à propos d’un autre de ses recueils, Petits poèmes en prose, publié après la mort de l’auteur. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, n’ayant jamais expérimenté la prose poétique. Et si certains poèmes m’ont séduit, j’ai beaucoup moins aimé ce recueil comparé au plus réputé.

Baudelaire expose majoritairement son image de la capitale parisienne, entre foule et solitude, urbanisation et lieu de sérénité. Les poèmes purement romantiques comme Un hémisphère dans une chevelure où ceux opposant le silence au bruit assourdissant de la foule tels que Le Port ou Le Crépuscule du soir m’ont particulièrement plu. Je n’ai pas toujours réussi à comprendre le sens des mots de Baudelaire, soit parce que leur compréhension est propre à cette époque, soit qu’il fait référence à d’autres de ses œuvres qui me sont méconnues.

Donc j’ai rarement ressenti un réel plaisir à cette lecture, n’arrivant pas à discerner l’observation du poète, ou ayant également du mal avec la forme poétique. Bizarrement, je me rends compte que je suis beaucoup plus à l’aise avec les poèmes versifiés qui sont plus ou moins codifiés et que je trouve plus agréables et beaux à lire ou à écouter.

Certains des poèmes m’ont alors paru parfois longs, plusieurs se ressemblant malgré la diversité des thèmes. Mais je prendrais plaisir à en relire certains, surtout L’Horloge et Enivrez-vous. Je pense relire rapidement Les Fleurs du mal afin de savoir si j’apprécie réellement la forme versifiée ou si j’ai du mal avec l’écriture de Baudelaire, ce qui me surprendrait.

Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures, ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l’espace est plus beau et plus profond, où l’atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine.

J’ai été désorientée et parfois lassée par la prose poétique de tous les textes, préférant la poésie en vers. Malgré ça, certains thèmes sont intéressants à découvrir sous la belle plume de Baudelaire.

Du même auteur

  • Salon de 1845 (1845)
  • Salon de 1846 (1846)
  • Le Spleen de Paris (1846-1859)
  • La Fanfario (1847)
  • Du vin et du haschish (1851)
  • Fusées (1851)
  • Morale du joujou (1853)
  • Exposition universelle (1855)
  • Les Fleurs du mal (1857)
  • Le Poème du haschisch (1858)
  • Salon de 1859 (1859)
  • Les Paradis artificiels (1860)
  • La Chevelure (1861)
  • Réflexions sur quelques-unsde mes contemporains (1861)
  • Richard Wagner et le Tannhäuser à Paris (1861)
  • Le Peintre de la vie moderne (1863)
  • L’Oeuvre et la vie d’Eugène Delacroix (1863)
  • Mon oeur mis à nu (1864)
  • Curiosités esthétiques (1868)
  • L’Art romantique (1869)
  • Journaux intimes (1851-1862)

18 commentaires sur « Petits poèmes en prose, Charles Baudelaire »

  1. La poésie n'est clairement pas mon genre favori, bien que je sois tombée amoureuse de la plume de Walt Whitman. J'ai étudié quelques poèmes de Baudelaire, et peu m'ont vraiment plu, à part un qui traitait de l'envol de l'âme pour aller vers la connaissance (je crois qu'il était dans Les fleurs du mal). Je pense lire ce dernier recueil un de ces jours, mais Petits poèmes en prose ne me fait pas tellement envie…

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  2. Je n'ai jamais lu de recueil de Baudelaire et je pense le faire un jour, mais j'ai toujours eu beaucoup de mal avec la poésie, je n'arrive pas à être touchée…

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  3. Merci pour cet article, c'est rare de trouver des billets sur la poésie sur les blogs qui ne sont pas consacrés qu'à ça. Connais-tu l'adaptation musicale de l'Horloge par Mylène Farmer ? C'est strange mais ça reflète assez bien le poème, je trouve.

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  4. Même si j'aime lire de temps en temps de la poésie, je suis loin d'en connaître un rayon non plus. Par contre, je vais me pencher vers Walt Whitman que je ne connais pas, peut-être m'enchantera-t-il autant qu'à toi. Je trouve les poèmes de Baudelaire plutôt inégales parfois, certains touchent plus que d'autres.

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  5. Tu auras sûrement à lire Les Fleurs du mal qui pour moi est plus simple et intéressant à lire. Mais c’est vrai que ce n'est pas un genre facile, surtout maintenant qu'il n’est plus mis autant en valeur.

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  6. Merci, j'essaye de parler de toutes mes lectures, de tous les genres et je suis contente que ça plaise 🙂 Je viens d'aller voir, c’est vrai que c'est assez étrange mais que ça colle bien avec le poème. Par contre c'est celui dans Les Fleurs du mal (oui, il a écrit deux poèmes qui s’appellent L'Horloge).

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  7. Si tu as envie de découvrir plus amplement la poésie, je te recommande de lire Les Fleurs du Mal qui est une bonne entrée en matière. En tout cas les professeurs de littérature te le recommanderons toujours ! Il caractérise bien le mal du siècle, toute cette mélancolie qui traverse le 19ème.

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  8. De moins en moins de gens prennent le temps d’en lire, ce qui est normal puisque qu'on y porte beaucoup moins d'importance. J'ai appris à aimer la poésie grâce à mes professeurs qui nous faisaient étudier tel poème que j'arrivais alors à bien comprendre. C’est vrai que seule, c’est souvent un peu plus dur mais il y a des poèmes très accessibles.

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  9. C'est une genre assez complexe qui ne touche pas tout le monde. J'ai du mal moi-même à trouver des poètes qui me plaisent à part Rimbaud, Hugo ou des poètes surréalistes et donc comique comme Robert Desnos ou Raymond Queneau.

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  10. J'ai trouvé des passages plus intéressants que d'autres. Après, je me rends compte que j'arrive pas à être touchée plus que ça par la plume de Baudelaire malgré toute l'importance que lui portent les professeurs de française ou en littérature.

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  11. Je lis très rarement de la poésie et, pourtant, j'avais beaucoup aimé lire « Les Fleurs du mal » de Baudelaire et « Les Contemplations » de Victor Hugo à l'école. Il faudrait que je m'y remette en me réservant une petite lecture de 2-3 poèmes par-ci par-là. Merci pour cet article !

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  12. J'aime lire des poèmes par-ci par-là, c'est toujours agréable. Les Contemplations est un très beau recueil, et j'ai davantage aimé Les Fleurs de mal que cet autre recueil de Baudelaire, même s'il y a de bons poèmes qui restent en mémoire.

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